[tadamon-l] La Presse: La flambée des prix alimentaires aggrave la situation des Palestiniens
Tadamon!
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Thu Jun 5 16:51:53 PDT 2008
* La flambée des prix alimentaires aggrave la situation des Palestiniens
La Presse. Jooneed Khan.
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Les Palestiniens, qui subissent les privations quotidiennes dues au siège
de l'armée israélienne, sont très durement frappés par la flambée des prix
des aliments, qu.ils doivent importer en grande partie.
C'est ce qu'a indiqué le syndicaliste Manawell Abdul-Al, dirigeant de la
Fédération générale des syndicats palestiniens (FGSP), hier à La Presse.
«Le chômage tourne autour de 35%, chaque travailleur fait vivre six
personnes au moins, et plus de 80% de la population sont sous le seuil de
la pauvreté. Quand les prix des denrées importées comme la farine et le
riz montent, vous pouvez en imaginer l'impact chez nous», a-t-il dit.
Invité de Labour for Palestine, coalition syndicale pancanadienne, il
s'est adressé à une assemblée en marge de la réunion annuelle du Congrès
de travail du Canada (CTC) la semaine dernière à Toronto.
«Du travail social»
«Notre économie tourne autour de la construction et de la production
agricole. Nos usines et nos ouvriers sont à la merci d'Israël, qui ouvre
et ferme le flot de nos importations et exportations à souhait, comme il
admet ou refoule nos travailleurs au gré des bouclages», a expliqué
Abdul-Al.
Si bien que les syndicats palestiniens sont peut-être les seuls au monde à
se battre non pas pour les conditions de travail de leurs membres, mais
pour des programmes d'aide aux familles dans tous les domaines.
«On fait du travail social. Face aux employeurs, qui sont surtout des PME,
on se bat non pas pour des meilleurs salaires mais contre les mises à pied
et pour la création d'emplois», a-t-il dit.
La FGSP compte 14 syndicats en Cisjordanie, à Jérusalem-Est et dans la
bande de Gaza, totalisant 200 000 membres. «La plupart n'ont même pas de
quoi pour payer leurs cotisations», a dit le syndicaliste. «On ne fait pas
de politique et nos membres sont libres de soutenir le parti de leur
choix», a-t-il précisé.
Boycottage d'Israël
La centrale n'a pas le droit de représenter les ouvriers palestiniens
travaillant en Israël. «C'est le domaine de l'Histadrout, la centrale
israélienne, qui reçoit 1% de leurs salaires sans rien faire pour eux.
Selon un accord de 1996, ils devaient nous remettre la moitié de cet
argent, mais ils n.ont rien fait», a-t-il dit.
En 2005, la FGSP a appelé à une campagne mondiale de boycottage d'Israël
sur le modèle appliqué contre l'Afrique du Sud au temps de l'apartheid.
«Le Canada est le premier pays occidental où des syndicats ont adhéré à
cette campagne», a souligné Abdul-Al.
Après l'aile ontarienne du Syndicat canadien de la fonction publique
(CUPE) et la Fédération nationale des enseignants et enseignantes du
Québec (FNEEQ), le Syndicat canadien des travailleuses et travailleurs des
postes (STTP) a adopté une résolution de boycottage d'Israël pour qu.il
reconnaisse les droits du peuple palestinien.
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