[Mob-afesh] Prochaine rencontre + texte !

Véronique Granger veronique.granger.b at gmail.com
Dim 23 Sep 17:18:16 PDT 2012


Salut vous!

Eh! Bordel que c'est chiant cette session de rattrapage. Moi je suis
vraiment intéressée à continuer de m'impliquer dans le comité mob la
session prochaine. Mais pour l'instant, j'assume que je n'ai plus de vie
jusqu'à la semaine prochaine.

À bientôt camarades!
Véro

Le 23 septembre 2012 11:55, Guillaume ! <guillaume at resist.ca> a écrit :

>  Hey !
>
> On s'rerencontre quand ? J'imagine que vous êtes tous en fin de session
> comme le tabarnac ?? J'ai faite un doodle:
> http://doodle.com/t4cvfhms6xzkk739
>
> Gabrielle, Véronique, Walter, Geneviève, Louisa, Christine, Francois,
> Hubert et autre déserteurs-trices, vous êtes intéresséEs pour la prochaine
> session ? On pourrait se faire un plan d'action pi d'choses qu'on veut
> faire à prochaine réunion ?
>
> Sinon, j'avais à faire une texte sur la démocratie directe, pour l'unité,
> mais j'avais plus envie de faire ca sur l'antiautoritarisme, et comme y'en
> a pas mal qui semble être d'accord avec moi la d'sus, sur cette liste ben
> j'vous l'envoie. On pourrait même faire de ca un texte du "mob-afesh" dans
> l'journal l'unité, si jamais on s'rencontre avant l'3 ! (C'est 1200 mots,
> c'est vraiment trop long!)
> Moé j'fais c'que j'veux : manifeste pour des organisations
> antiautoritaires à l'UQÀM !
>
> Il semble que si une valeur s’est perdue, depuis le début des années 2000,
> c’est l'antiautoritarisme. Cette valeur part du sentiment viscéral de « toé
> tu m'diras pas quoi faire tabarnac!!! » et se rend jusqu’à l’organisation
> formelle d’individus qui refusent l’ « aliénation militante ».
>
> Ça implique une chose : que les gens sont plus efficaces quand ils font ce
> qu’ils veulent faire, plutôt que quand ils se font dire quoi faire. C’est
> un refus de l’aliénation : les travailleurs-travailleuses à une tâche
> politique conçoivent collectivement le résultat final ensemble, et ensuite,
> quand ils et elles ont verbalisés un rêve commun, ils et elles s’attaquent
> aux tâches nécessaires pour en faire une réalité. Il est possible à tous
> et toutes de suivre une liste de tâches pour faire une manifestation,
> toutefois pour vraiment sortir du cadre, il faut parler de nos désirs, de
> nos sentiments, aller à la racine de notre frustration contre l’existence
> des frais de scolarité (et du capitalisme).
>
> Ici sera présenté un pseudo-canevas d’organisation antiautoritaire.
> Écoute
>
> La première étape, avant toute action faite collectivement, est de voir
> quels sont les intérêts de chacun. Qu’est-ce qui nous choque dans les
> opinions entendues dans la rue, qu’est-ce qui nous choque dans les propos
> des chroniqueurs, quelles formes d’injustices sont les plus marquées dans
> notre communauté ? Il apparaît absurde que les personnes impliquéEs dans un
> projet collectif ne décident pas de s’attaquer à ce qui leur semble le plus
> problématique.
>
> Deux critiques sont généralement adressées : la lenteur du processus et la
> réinvention de la roue. Premièrement, le processus, oui, exige un plus long
> temps de démarrage, mais permet de donner un contrôle aux nouveaux et
> nouvelles, en voyant leurs contributions appréciées, et en teintant le
> processus de leur volonté propre. Ensuite, puisque l'engagement politique
> part des réalités individuelles cela apporte une critique complexifiée des
> phénomènes, en laissant plus de place à une critique du sexisme, du racisme
> et de l'hétérosexisme, qui sont typiquement oblitérées lorsqu’on se base
> sur un objectif fixe : gratuité scolaire, résistance au capitalisme, etc.
>
> Cela amène des gens à dire que dans ce contexte, la roue est réinventée à
> chaque action. Bien que fréquemment, rien de nouveau n’est inventé, il
> arrive que des actions politiques de type nouveau émergent, par exemple la
> Nuit de la Création. Sans se donner une table rase sur laquelle réfléchir,
> il semble que les idées nouvelles ne peuvent surgir. De l’autre côté,
> puisque le processus est ouvert et la réflexion est collective, tous et
> toutes sont impliqués dans les décisions importantes et deviennent à même
> reproduire le processus organisationnel.
> Consensus
>
> Pour que l’écoute soit utile, il faut que la prise de décision soit
> conséquente. Ce qui est généralement entendu par consensus, c’est de partir
> d’une proposition, laquelle est amendée automatiquement de toutes les
> suggestions d’ajout, à moins que des gens s’opposent à un tel amendement.
> Cela fait que l’on part d’une base, « journée de réflexion », à laquelle
> sont ajoutées nourriture, café, garderie, au fur et à mesure que sont
> amenés les enjeux.
>
> Cela a pour effet principal d’enlever toute forme de conflit à un
> processus décisionnel. La rencontre réunit ceux et celles qui tiennent à
> une ressource commune, par exemple un comité de mobilisation, et le nombre
> de personne est généralement limité. Il est que tous et toutes ont à cœur
> le projet, et donc, dans un point action, les idées amenées sont acceptées
> de facto comme proposition. Tous et toutes apportent leurs problèmes avec
> la proposition : inclusivité, sécurité, en même temps que des solutions
> pour résoudre le problème. Généralement, lorsque le tour de parole est
> épuisé, la proposition convient à tous. Tous et toutes ont la
> responsabilité de tirer des consensus préalables, des points qui ne sont
> pas au cœur du litige, pour éviter que ceux-ci soient ramenés de manière
> récurrentes. Aussi, souvent tout est mélangé, tant que les éléments sont
> inter-reliés. Un exemple est un type d’action, son heure, et le ton de
> l’appel. Les trois sont reliés, et sont réfléchis conséquemment.
>
> Au lieu de passer l'essentiel d’une réunion à formuler les problèmes et
> solutions à une proposition, dans le cas des méthodes par consensus, dans
> une structure de décision basée sur le vote à majorité, l’effort est mis
> plutôt sur la création d’antinomie pour-contre, qui divise inutilement. En
> fait, lorsqu’une proposition ou un amendement imparfait est apporté, au
> lieu de simplement trouver les problèmes potentiels à résoudre avec
> celui-ci, généralement la salle se divise en deux camps : ceux qui désirent
> sous amender, et ceux qui désirent battre l'amendement pour en proposer un
> meilleur. La personne, qui de bonne foi, tente d’apporter une amélioration
> à une proposition problématique est généralement désarçonnée de la lourdeur
> bureaucratique qui s’ensuit, de même que les nouveaux-nouvelles. Après 3 ou
> 4 modifications tous et toutes tentent d’éviter d’apporter des amendements,
> et la salle ressort avec une proposition suffisante pour la majorité, sans
> que ceux en opposition soient écoutés, pour s’assurer de leur implication
> continue dans le processus.
>
>  Support mutuel
>
> Dans les réunions d’organisation ultérieure, les tâches effectuées sont
> validées, et les nouvelles décisions à prendre sont apportées. Le principe
> de support mutuel est apporté. Si une personne n’a pas réussi à accomplir
> une tâche, la faire sentir coupable n’est pas une solution, puisque tous et
> toutes tentent d’accomplir un projet commun. Alors, si une tâche ne peut
> être réalisée si elle est impossible, d’autres solutions sont recherchée,
> ou si la personne a besoin d’une aide particulière, le groupe se charge de
> l’apporter. Plus le groupe offrira de support aux gens qui s’avèrent
> finalement incapable d’accomplir une tâche, moins les autres membres auront
> peur de prendre des tâches, et plus ils seront encouragés à admettre une
> incapacité, ce qui assure la réalisation des tâches.
>
> Souvent, une frontière est tracée entre le privé et le public, et
> l’implication politique est vue comme une action dans la sphère publique,
> et donc ne devrait pas se mêler des affaires personnelles des militants et
> militantes. Or les individus qui s’impliquent ont une trajectoire de vie
> qui les a menés à une opposition à l’ordre établi, et l’objectif n’est pas
> seulement d’effectuer une action, mais surtout de supporter les individus
> qui décident de s’impliquer politiquement.
>
> L’enjeu est de faire du militantisme un mode de vie, de créer des
> collectifs qui offrent un support personnel et affectif en retour de
> l’implication des individus. Si nos organisations font que des militants et
> militantes associent militance et souffrance, il n’y a que peu de chance
> d’obtenir un engagement à long terme. Il s’agit donc d’un réel suicide
> stratégique puisque l’implication comporte une grande quantité
> d’apprentissage, et donc, après les deux trois années à s’astreindre à un
> « militantisme salvateur », l’épuisement emporte la personne qui peiné à
> apprendre les rouages de lutte, au moment où elle devient la plus efficace.
> Retour
>
> Finalement, la réussite, c’est très optionnel, et ça n’arrive pas
> toujours. Il faut donc comprendre ce qui est arrivé, pourquoi le groupe
> s’est trompé, comment il aurait pu réussir. Un groupe apprend de ses
> erreurs, et s’il n’a pas réussi à obtenir un succès, il doit au moins
> apprendre à ses membres la manière d’obtenir le prochain succès.
>
>  Dans une période où l’opposition ne sera peut-être pas si grande que
> sous le règne de Charest, il faut permettre l’émergence de toutes les
> critiques possibles. Sommes-toutes, les micro-organisations ont jouées un
> rôle énorme dans la grève, et elles seront définitivement instrumentale
> dans la réalisation de la prochaine. Alors si vous et copains trouvez qu’il
> y a des choses qui ont pas d’allure, mettez-vous ensemble, trouvez des
> alliés, et foncez ! On est vraiment libre que lorsqu’on est contre !
>
> G
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