[Mob-afesh] Prochaine rencontre + texte !

Sabrina Zennia s_sabrina01 at hotmail.com
Dim 23 Sep 09:43:32 PDT 2012


Quand est-ce que vous prévoyez le sortir ce journal là finalement? 
Moi j't'aiderai ben, mais j'ai pas de temps à donner avant le 1 er octobre! 
Ce texte, dans ce journal, me semble que c'est une drôle d'incohérence. 




Date: Sun, 23 Sep 2012 11:55:13 -0400
From: guillaume at resist.ca
To: mob-afesh at lists.resist.ca
Subject: [Mob-afesh] Prochaine rencontre + texte !


  

    
  
  
    Hey !

    

    On s'rerencontre quand ? J'imagine que vous êtes tous en fin de
    session comme le tabarnac ?? J'ai faite un doodle: 

    
    http://doodle.com/t4cvfhms6xzkk739

    

    Gabrielle, Véronique, Walter, Geneviève, Louisa, Christine,
    Francois, Hubert et autre déserteurs-trices, vous êtes intéresséEs
    pour la prochaine session ? On pourrait se faire un plan d'action pi
    d'choses qu'on veut faire à prochaine réunion ?

    

    Sinon, j'avais à faire une texte sur la démocratie directe, pour
    l'unité, mais j'avais plus envie de faire ca sur
    l'antiautoritarisme, et comme y'en a pas mal qui semble être
    d'accord avec moi la d'sus, sur cette liste ben j'vous l'envoie. On
    pourrait même faire de ca un texte du "mob-afesh" dans l'journal
    l'unité, si jamais on s'rencontre avant l'3 ! (C'est 1200 mots,
    c'est vraiment trop long!)

    
    
    Moé j'fais c'que j'veux :
      manifeste pour des organisations antiautoritaires à l'UQÀM !
     Il semble que si une valeur s’est
      perdue, depuis le début des années 2000, c’est
      l'antiautoritarisme. Cette valeur part du sentiment viscéral de
      « toé tu m'diras pas quoi faire tabarnac!!! » et se rend
      jusqu’à l’organisation formelle d’individus qui refusent
      l’ « aliénation militante ».
     Ça implique une chose : que les
      gens sont plus efficaces quand ils font ce qu’ils veulent faire,
      plutôt que quand ils se font dire quoi faire. C’est un refus de
      l’aliénation : les travailleurs-travailleuses à une tâche
      politique conçoivent collectivement le résultat final ensemble, et
      ensuite, quand ils et elles ont verbalisés un rêve commun, ils et
      elles s’attaquent aux tâches nécessaires pour en faire une
      réalité. Il est possible à tous
        et toutes de suivre une liste de tâches pour faire une
        manifestation, toutefois pour vraiment sortir du cadre, il faut
        parler de nos désirs, de nos sentiments, aller à la racine de
        notre
        frustration contre l’existence des frais de scolarité (et du
        capitalisme). 
    
     Ici
        sera présenté un pseudo-canevas d’organisation antiautoritaire.
      
    
    Écoute
     La première étape, avant toute
      action faite collectivement, est de voir quels sont les intérêts
      de
      chacun. Qu’est-ce qui nous choque dans les opinions entendues dans
      la rue, qu’est-ce qui nous choque dans les propos des
      chroniqueurs,
      quelles formes d’injustices sont les plus marquées dans notre
      communauté ? Il apparaît absurde que les personnes impliquéEs
      dans un projet collectif ne décident pas de s’attaquer à ce qui
      leur semble le plus problématique.
     Deux critiques sont généralement
      adressées : la lenteur du processus et la réinvention de la
      roue. Premièrement, le processus, oui, exige un plus long temps de
      démarrage, mais permet de donner un contrôle aux nouveaux et
      nouvelles, en voyant leurs contributions appréciées, et en
      teintant
      le processus de leur volonté propre. Ensuite, puisque l'engagement
      politique part des réalités individuelles cela apporte une
      critique
      complexifiée des phénomènes, en laissant plus de place à une
      critique du sexisme, du racisme et de l'hétérosexisme, qui sont
      typiquement oblitérées lorsqu’on se base sur un objectif fixe :
      gratuité scolaire, résistance au capitalisme, etc. 
     Cela amène des gens à dire que dans
      ce contexte, la roue est réinventée à chaque action. Bien que
      fréquemment, rien de nouveau n’est inventé, il arrive que des
      actions politiques de type nouveau émergent, par exemple la Nuit
      de
      la Création. Sans se donner une table rase sur laquelle réfléchir,
      il semble que les idées nouvelles ne peuvent surgir. De l’autre
      côté, puisque le processus est ouvert et la réflexion est
      collective, tous et toutes sont impliqués dans les décisions
      importantes et deviennent à même reproduire le processus
      organisationnel. 
    Consensus
     Pour que l’écoute soit utile, il
      faut que la prise de décision soit conséquente. Ce qui est
      généralement entendu par consensus, c’est de partir d’une
      proposition, laquelle est amendée automatiquement de toutes les
      suggestions d’ajout, à moins que des gens s’opposent à un tel
      amendement. Cela fait que l’on part d’une base, « journée
      de réflexion », à laquelle sont ajoutées nourriture, café,
      garderie, au fur et à mesure que sont amenés les enjeux. 
     Cela a pour effet principal d’enlever
      toute forme de conflit à un processus décisionnel. La rencontre
      réunit ceux et celles qui tiennent à une ressource commune, par
      exemple un comité de mobilisation, et le nombre de personne est
      généralement limité. Il est que tous et toutes ont à cœur le
      projet, et donc, dans un point action, les idées amenées sont
      acceptées de facto comme proposition. Tous et toutes apportent
      leurs
      problèmes avec la proposition : inclusivité, sécurité, en
      même temps que des solutions pour résoudre le problème.
      Généralement, lorsque le tour de parole est épuisé, la
      proposition convient à tous. Tous et toutes ont la responsabilité
      de tirer des consensus préalables, des points qui ne sont pas au
      cœur du litige, pour éviter que ceux-ci soient ramenés de manière
      récurrentes. Aussi, souvent tout est mélangé, tant que les
      éléments sont inter-reliés. Un exemple est un type d’action, son
      heure, et le ton de l’appel. Les trois sont reliés, et sont
      réfléchis conséquemment. 
     Au lieu de passer l'essentiel d’une
      réunion à formuler les problèmes et solutions à une proposition,
      dans le cas des méthodes par consensus, dans une structure de
      décision basée sur le vote à majorité, l’effort est mis plutôt
      sur la création d’antinomie pour-contre, qui divise inutilement.
      En fait, lorsqu’une proposition ou un amendement imparfait est
      apporté, au lieu de simplement trouver les problèmes potentiels à
      résoudre avec celui-ci, généralement la salle se divise en deux
      camps : ceux qui désirent sous amender, et ceux qui désirent
      battre l'amendement pour en proposer un meilleur. La personne, qui
      de
      bonne foi, tente d’apporter une amélioration à une proposition
      problématique est généralement désarçonnée de la lourdeur
      bureaucratique qui s’ensuit, de même que les nouveaux-nouvelles.
      Après 3 ou 4 modifications tous et toutes tentent d’éviter
      d’apporter des amendements, et la salle ressort avec une
      proposition suffisante pour la majorité, sans que ceux en
      opposition
      soient écoutés, pour s’assurer de leur implication continue dans
      le processus.
     
    Support mutuel
     Dans les réunions d’organisation
      ultérieure, les tâches effectuées sont validées, et les nouvelles
      décisions à prendre sont apportées. Le principe de support mutuel
      est apporté. Si une personne n’a pas réussi à accomplir une
      tâche, la faire sentir coupable n’est pas une solution, puisque
      tous et toutes tentent d’accomplir un projet commun. Alors, si une
      tâche ne peut être réalisée si elle est impossible, d’autres
      solutions sont recherchée, ou si la personne a besoin d’une aide
      particulière, le groupe se charge de l’apporter. Plus le groupe
      offrira de support aux gens qui s’avèrent finalement incapable
      d’accomplir une tâche, moins les autres membres auront peur de
      prendre des tâches, et plus ils seront encouragés à admettre une
      incapacité, ce qui assure la réalisation des tâches.
     Souvent, une frontière est tracée
      entre le privé et le public, et l’implication politique est vue
      comme une action dans la sphère publique, et donc ne devrait pas
      se
      mêler des affaires personnelles des militants et militantes. Or
      les
      individus qui s’impliquent ont une trajectoire de vie qui les a
      menés à une opposition à l’ordre établi, et l’objectif n’est
      pas seulement d’effectuer une action, mais surtout de supporter
      les
      individus qui décident de s’impliquer politiquement.
     L’enjeu est de faire du militantisme
      un mode de vie, de créer des collectifs qui offrent un support
      personnel et affectif en retour de l’implication des individus. Si
      nos organisations font que des militants et militantes associent
      militance et souffrance, il n’y a que peu de chance d’obtenir un
      engagement à long terme. Il s’agit donc d’un réel suicide
      stratégique puisque l’implication comporte une grande quantité
      d’apprentissage, et donc, après les deux trois années à
      s’astreindre à un « militantisme salvateur »,
      l’épuisement emporte la personne qui peiné à apprendre les
      rouages de lutte, au moment où elle devient la plus efficace.
    Retour
     Finalement, la réussite, c’est très
      optionnel, et ça n’arrive pas toujours. Il faut donc comprendre ce
      qui est arrivé, pourquoi le groupe s’est trompé, comment il
      aurait pu réussir. Un groupe apprend de ses erreurs, et s’il n’a
      pas réussi à obtenir un succès, il doit au moins apprendre à ses
      membres la manière d’obtenir le prochain succès. 
     
     Dans une période où l’opposition
      ne sera peut-être pas si grande que sous le règne de Charest, il
      faut permettre l’émergence de toutes les critiques possibles.
      Sommes-toutes, les micro-organisations ont jouées un rôle énorme
      dans la grève, et elles seront définitivement instrumentale dans
      la
      réalisation de la prochaine. Alors si vous et copains trouvez
      qu’il
      y a des choses qui ont pas d’allure, mettez-vous ensemble, trouvez
      des alliés, et foncez ! On est vraiment libre que lorsqu’on
      est contre !
    
    
    

    G

  


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