[Mob-afesh] Vendredi 26 octobre, 18:30-Manif contre la répression

Caroline Tanguay caro.tanguay07 at gmail.com
Ven 12 Oct 07:10:15 PDT 2012


 (english follow)*
Manif contre la répression*
En solidarité avec les arrêté-es de la grève.

Vendredi le 26 octobre, 18:30
Carré St-Louis
Métro Sherbrooke

La grève est terminée. Le PQ affirme que le peuple québécois s’est uni
contre les frais de scolarité et la loi spéciale. Les politicien-nes
utilisent sans vergogne les initiatives de personnes ayant lutté depuis
plusieurs mois/années, afin d’avancer leur carrière et d’acquérir plus de
pouvoir.

Une fois le champagne bu, après les conférences de presse, qu’arrive-t-il
aux personnes ayant participé à la grève et qui font toujours face à des
accusations, qui doivent respecter des conditions et qui font face à
d’éventuelles peines d’emprisonnement? En plusieurs mois de lutte, il y a
eu plus de 2000 arrestations. Encore aujourd’hui plus de 500 personnes font
face à des accusations criminelles. Certains d’entre nous ont perdu la vue
suite à des interventions policières. Plusieurs autres ont goûté au poivre
de cayenne et aux coups de matraque. De nombreux camarades ont vu la police
procéder à des raids dans leur appartement tôt le matin et se sont fait
incarcérer avant d’être libéré sous des conditions suffocantes.

Un exemple de ces conditions abjectes est la «non-association». Les clauses
de non-association interdisent aux gens de se réunir avec quiconque ayant
un dossier criminel ou étant en attente de procès. Dans le contexte actuel,
avec les nombreuses arrestations de masse, respecter cette condition relève
souvent de l’impossible. D’autres accusé-es se sont vus obligés de se tenir
à une certaine distance de tout établissement scolaire, de retourner vivre
chez leurs parents, de respecter un couvre-feu les cloîtrant à domicile dès
9 h du soir. Leur interdisant même parfois d’utiliser le métro. De plus, au
moins 3 personnes se sont vu interdire l’accès à l’Île de Montréal, les
forçant à quitter leur appartement, leurs ami-es,m abandonnant derrière eux
leur vie entière.

Ces personnes étaient nos camarades et le sont toujours! Aujourd’hui ce
sont eux et elles qui sont judiciarisé-es, mais demain il se pourrait que
ce soit nous. La répression, par la mise en place de conditions de
libération conditionnelle abusive, mais aussi par d’autres manœuvre
inhérente au fonctionnement du système judiciaire, cherche à briser nos
mouvements. La peur, le silence et l’isolement servent à marginaliser et à
faire disparaitre ces voix dissidentes qui défient le statut quo. L’État, à
travers la coercition (à la Libéral) ou les cajoleries (à la PQ) a forcé un
retour en classe. Ils essaient de nous faire oublier les quelques moments
de liberté durement gagnés au printemps dernier et cherchent à effacer de
la mémoire collective ceux et celles qui se sont le plus battu-es.

Mais ils et elles ne seront pas oublié-es.

Nous en avons assez que des juges condescendant-es nous imposent où l’on
doit dormir, où l’on doit vivre et les rues sur lesquelles on peut
circuler! On en a marre des raids, du harcèlement et du système de
‘justice’. La passivité et le silence servent à légitimer cette répression.

C’est pourquoi on a besoin d’une solidarité active et féroce!

Refuser de condamner ou de se dissocier de celles et ceux qui font face à
des accusations; dénoncer la criminalisation des manifestations; s’opposer
aux arrestations ciblées et à la délation; défendre la légitimité de
manifester à visage couvert et la participation anonyme aux manifs;
supporter légalement, financièrement, politiquement et personnellement les
personnes arrêtées; forcer l’État à faire tomber les accusations contre nos
camarades accusé- es; prendre soin des personnes blessées; se supporter
mutuellement, tout en continuant et en intensifiant la lutte menée par nos
camarades accusé-es. Voilà les fondements d’une culture de lutte que nous
devons développer et maintenir!

 La lutte n’est rien si elle oublie ses prisonniers-ères.
 *Joignons nos forces, prenons la rue en solidarité avec toutes les
personnes ayant
vécu la répression pendant la grève et ailleurs. Montrons à
nos camarades que nous sommes avec eux et elles.

Le port de costume et de masque d’Halloween est encouragé!*

****************************
*Demo against repression*
In solidarity with those arrested during the strike.

Friday, October 26, 6:30 pm
Carré St-Louis
Sherbrooke metro

The strike is over. The PQ is now saying that we all fought together to
overcome the tuition hikes and special law. The politicians are using the
initiatives of people who actually lived that struggle to gain power and
further their own
careers.

Meanwhile many of those who participated in the strike, beyond drinking
champagne and talking to the media in government offices, are still facing
charges, conditions, and potential prison time.

There have been over 2000 arrests; over 500 people are facing criminal
charges. Some people have lost their eyesight forever to police sound
grenades; many others have tasted pepper spray and fought off batons. Some
have had their houses raided early in the morning and spent time in jail
before being released with suffocating court conditions.

One example is ‘non-association’ – ie. being forbidden from associating
with anyone who has a criminal record or pending charges. In a context of
so many arrests, this means just about everyone. Others have the condition
to be a certain distance
away from any school, to live with their parents, to follow a 9 pm curfew,
and to not be in the metro. At least three people’s lives have been
completely uprooted by the condition of not being allowed on the island of
Montreal; they have been forced to leave their apartments, their friends,
and their entire lives. They were and still are our comrades. Today it was
them, tomorrow it could be us.

Repression – whether through conditions, Law 78/12, or the legal system
more broadly – seeks to break up social struggles that threaten capital by
trying to silence, scare, or isolate those who successfully challenge it,
such as what happened during the student strike. The state, either through
coercion (à la Liberals) or coaxing (à la PQ) has forced many back to
school, trying to make them forget about the moments of freedom so dearly
won during the spring. While talking about victory, it tries to erase those
who fought the hardest from collective memory.

But they are not forgotten. We’re sick and tired of pompous judges deciding
where we sleep, where we live, what streets we can take. We’re sick of the
raids, the police harassment, and the legal system. Staying passive and
doing nothing only legitimizes this repression.

What we need now is a fierce and active solidarity.

Refusing to condemn or dissociate from those facing charges, denouncing
thecriminalization of demonstrations, opposing targeted arrests and snitch
culture, defending the legitimacy of anonymous participation in
demonstrations by wearing masks, providing legal, financial, political and
personal support to the arrested and forcing the state to drop their
charges, taking care of those injured, supporting each other, as well as
continuing, expanding, and intensifying the struggle of our arrested
comrades – these are the foundations of a culture of struggle that we need
to build and develop.

 A struggle is nothing if it forgets it’s prisoners.
*Lets come together in the streets, express solidarity with all those who
have
faced repression in the strike or elsewhere, and show our comrades that we
are with them.

Halloween costumes and masks encouraged!*
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