[Mob-afesh] Vigile de solidarité avec les militant-es criminalisé-es, judiciarisé-es, qui ont vécu de la répression

Fanny Lavigne fanny_lavigne at hotmail.com
Sam 12 Mai 14:10:07 PDT 2012



Allo,

il y a une vigile de solidarité avec les arrêté-es du 11 mai (métro) ainsi qu'avec toutes les personnes criminalisées, judiciarisées, toutes celles qui ont vécu de la répression. C'est lundi à 11h30 devant la Palais de justice (St-Antoine).


https://www.facebook.com/events/224287061020605/

« Plus
 nous serons nombreux et nombreuses en faisant face au Palais de 
Justice, en solidarité avec des camarades et ami-es qui vivent 
actuellement des heures sombres dans les geôles de la police, plus nous 
démontrerons que nous sommes nombreux et nombreuses à rester debout, à 
ne pas avoir peur, à être prêts et prêtes à continuer à défier le 
gouvernement, même si celui-ci inculpe des nôtres en vertu de mesures 
anti-terroriste. 

Nous devons nous montrer solidaires car si nous ne le 
faisons pas, cela révélera une fracture, une division alors que ce n'est
 pas seulement 4 personnes qui se font juger, mais toutes les autres qui
 ont des procès en attente, qui ont été aussi emprisonnées, qui ont 
perdu un oeil, des dents, qui se font briser une jambe
 ou des côtes, intoxiquer par les gaz du SPVM et de la SQ. Montrer une 
solidarité lundi, c'est montrer un signe fort que le mouvement est 
solidaire et se serre les coudes pour aller de l'avant.

Pensez que ces 4
 personnes, même si vous n'êtes pas en accord l'action pour laquelle il 
et elles sont accusées, ça pourrait être la personne qui est à côté de 
vous dans une manif ou une action, une personne avec qui vous avez crié 
des slogans, avec qui vous avez couru parce que les flics chargeaient 
dans le tas, et peut-être même une personne avec qui vous avez discuté, 
pris un tract, bu une bière. Ça peut être n'importe qui d'entre nous. »


Une invitation de Force étudiante critique: 
 http://www.forceetudiantecritique.org/

 
 The show must go down.
 

 Nous appelons plutôt à la solidarité active sans dissociation ni 
condamnation avec toutes les personnes criminalisées par l'État dans le 
cadre du mouvement de grève actuel, que ce soit en raison d'actions de 
perturbation, de manifestations ou dans les situations d'injonction. 
Cette solidarité s’exprime par une responsabilité collective vis-à-vis 
du sort de chacune et chacun. Dénoncer la criminalisation par des 
manifestations ou des vigiles, s’opposer aux arrestations ciblées et à 
la délation, apporter un soutien légal, financier et moral aux arrêté-es
 et exiger l’abolition de leurs chefs d’accusation, surveiller les 
pratiques de la police, soigner les blessé-es, se serrer les coudes. 
Tout ceci constitue les bases d’une culture de lutte qu’il faut 
entretenir et développer. La répression policière et ses conséquences à 
court, moyen et long terme est une attaque sans commune mesure avec les 
actions qui ont ponctuées le mouvement en cours. Nous nageons toutes et 
tous dans le même bassin de marde. Nous ne laisserons personne s’y 
noyer. 
 
...

Pour tout le monde écœuré de se
faire agresser, blesser et insulter par les forces de police - qui
laissent entre la vie et la mort des manifestantes et manifestants
dont on ne daigne même plus, par la suite, s'interroger sur leur
sort - pour toute cette masse de gens qui, partout dans le monde,
luttent contre toutes les violences imposées par la restructuration
capitaliste, pour toutes ces personnes-là, nous revendiquons le
droit à la juste colère, à l'action directe et à la révolte
contre un système politique, économique et social qui abrutit les
consciences et détruit des vies.

 ...
 
 L'État cherchera désespérément des 
responsables et il s'en prendra aux plus combatifs et combatives d'entre
 nous : sa répression est politique et il trouvera tous les prétextes 
nécessaires pour tenter de mettre au pas celles et ceux qui, de plus en 
plus, osent le confronter, que ce soit dans la rue, dans les assemblées 
générales, dans les comités d'action et de mobilisation ou par la simple
 plume. On tente de présenter comme plus légitime les tendances qui 
exigent le moins possible, qui sont les moins dangereuses pour le 
maintien d'un semblant de statu quo afin de diviser le mouvement et 
d’isoler les tendances plus radicales de celles plus réformistes. Ne 
cédons rien. C'est seulement par la continuité du mouvement, l’expansion
 et l'intensification de celui-ci que nous pourrons aspirer à une 
société plus juste. The show must go down. La lutte continue. 

***

Fanny
Membre de l'AFESH-UQAM
 		 	   		  
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