[IPSM] TONIGHT: Mar 17 6:30pm: Tar Sands: Life and Death Downstream feat. George Poitras
Dru Oja Jay
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Thu Mar 17 11:31:39 PDT 2011
[en français ci-dessous]
*Tar Sands: Life and Death Downstream*
An unfiltered look at the world's largest industrial project and its impacts
on ecology and Indigenous rights, from Fort Chipewyan to Montreal
*With George Poitras, former chief, Mikisew Cree First Nation*
*6:30pm*
*Thursday March 17 2011*
*Centre St-Pierre (1212 rue Panet)*
MAP: http://tinyurl.com/ydm98ce
FACEBOOK: http://www.facebook.com/event.php?eid=201378326557712
Organized by Climate Justice Montréal, QPIRG McGill, and First Peoples'
House
ABOUT GEORGE POITRAS
George Poitras is a former Chief of the Mikisew Cree First Nation, one of
two First Nations located in Fort Chipewyan, 200km downstream from the
largest tar sands operations. In the last decade, the community has faced a
cancer epidemic that many believe is connected to Tar Sands operations.
Until recently, Poitras worked for Mikisew Cree's Industry Relations, but
left after extraction companies put pressure on the First Nation to stop him
from speaking publicly about the impacts of the tar sands on his community.
He now works full time as an Indigenous rights activist, speaking out about
the global consequences of the tar sands internationally.
The media has offered superficial accounts of the tar sands industry, but
Poitras' deep knowledge of the social and ecological impacts of the tar
sands on Indigenous communities offers Montrealers a rare unfiltered look at
life at ground zero of the world's largest industrial project.
Poitras will speak about the ecological and human costs of tar sands
extraction, Indigenous rights, and how Montreal is involved in the
destruction that is taking place.
THE TAR SANDS AND DOWNSTREAM COMMUNITIES
The extraction and processing of Alberta's tar sands is the largest and most
destructive industrial project on planet earth. The "gigagproject" makes it
impossible for Canada to meet its obligations under the Kyoto
protocol, andis polluting a vast area of land
and one of the largest sources of fresh water on the continent.
The Cree and Dene peoples of Fort Chipewyan live directly downstream from
the tar sands. The Athabasca River flows through the vast tar sands strip
mines, and gigantic toxic tailing ponds. In the case of one of Suncor's
"tailing ponds" (actually a lake, many kilometres in diameter), the company
admitted that at least 1.6 million litres per day of toxic water are leaking
into the Athabasca River from a single "pond". 200 kilometres downstream,
the Athabasca River meets Fort Chipewyan at the point where it flows into
Lake Athabasca. The same water continues north, ending up in Deh Cho (aka
the Mackenzie River), which flows north to the Arctic Ocean.
RARE CANCERS
For years, the small community of 1,200 has seen disproportionately high
rates of cancer and autoimmune diseases. Attempts to alert the public have
been met with repressive measures. John O'Connor, a doctor working in Fort
Chip who sounded the alarm was charged with misconduct by Health Canada
officials in 2007. Last year, he was cleared of three of the four charges.
The one outstanding charge is that of "causing undue alarm."
Over 100 people have died in Fort Chipewyan since 2000, nearly 10 per cent
of the community's population. A recent government study found 51 cancers in
47 people in the community since 1995, yet government and industry continue
to deny any causal link between the community's health and the tar sands.
THE MONTREAL CONNECTION
A proposed pipeline project known as the "Trailbreaker" would bring up to
200,000 barrels per day of tar sands through Montreal, in large part
destined for US consumption.
Tar sands extraction requires at least three barrels of water for each
barrel of oil produced. An average of four tonnes of earth is removed for
each barrel of oil produced from the tar sands. Al Gore once remarked that
putting fuel from the tar sands in a Prius gives it the same
climate-changing emissions as a Hummer.
Adding 200,000 barrels per day of capacity to tar sands extraction means
adding 600,000 more barrels per day of toxified water to tailings ponds that
leak into the Athabasca River. It means ripping up an extra 800,000 tonnes
of earth per day to feed the demand for oil.
FURTHER VIEWING AND READING
Videos:
George in London: http://tinyurl.com/ya84jjq
George at Climate Rally: http://tinyurl.com/yexjdua
Articles:
George in the Guardian: http://tinyurl.com/m46fbp
BBC Coverage of London Protests: http://tinyurl.com/meb5rc
BBC Coverage of Fort Chipewyan: http://tinyurl.com/yctach6
--
*Vie et mort en aval des sables bitumineux*
Un regard à la première personne sur le plus grand projet industriel au
monde, ses conséquences sur l'écologie et les droits Autochtones, de Fort
Chipewyan à Montréal.
*Avec George Poitras, l'ex-Chef de la Nation Cri Mikisew*
*18h30*
*Jeudi 17 mars 2011*
*Centre St-Pierre (1212 rue Panet)*
Carte: http://tinyurl.com/ydm98ce
Facebook: http://www.facebook.com/event.php?eid=201378326557712
Organisée par Climate Justice Montréal, GRIPQ McGill, First Peoples' House
AU SUJET DE GEORGE POITRAS
George Poitras est l'ex-Chef de la Nation Cri Mikisew, un des deux peuples
de Fort Chipewyan, situé à 200 km en aval des plus vastes exploitations
minières de pétrole au monde. Depuis quelques années, cette communauté vit
une épidémie de cancers qui est fréquemment associée à l'exploitation des
sables bitumineux.
Poitras travaillait aux Relations avec les industries pour les Cris Mikisew.
Il a récemment quitté ce poste suite aux pressions exercées par les
compagnies pétrolières souhaitant qu'il se bâillonne au sujet des
conséquences des sables bitumineux sur sa communauté. Il travaille
maintenant à temps plein en tant qu'activiste international pour les droits
Autochtones, exposant les impacts globaux des sables bitumineux.
Les médias nous ont servi des comptes-rendus superficiels sur l'exploitation
des sables bitumineux. George Poitras a une connaissance profonde de
l'impact écologique et social de cette industrie sur les communautés
Autochtones. Cette perspective offre aux Montréalais une rare occasion de
constater, sans filtre, ce qu'est la vie au coeur du plus grand projet
industriel de la planète.
Les séquelles humaines et écologiques de l'extraction pétrolifère du nord de
l'Alberta, les droits Autochtones, et le lien avec Montréal sont les sujets
qu'abordera George Poitras.
LES COMMUNAUTÉS EN AVAL
L'exploitation et le traitement des huiles bitumineuses d'Alberta en font le
plus important et ravageur projet industriel au monde. Ce mégaprojet rend
impossible l'atteinte des engagements canadiens envers l'Accord de Kyoto, et
anéantit un incommensurable territoire ainsi qu'une des plus vastes étendues
d'eau douce du continent.
Les peuples Cri et Dene de Fort Chipewyan vivent directement en aval des
exploitations minières. Les mines à ciel ouvert et les gigantesques lacs
toxiques servant à décanter les eaux usées flanquent la rivière Athabasca
qui est assiégée d'écoulements. Suncor a admis qu'un seul de ses énormes
bassins de décantation laissait s'écouler 1.6 million de litres d'eau
toxique par jour. Le courant emporte les eaux 200 km plus loin à Fort
Chipewyan, sur les rives du lac Athabasca.
CANCERS RARES
Pendant des années, cette petite communauté de 1200 habitants a constaté des
taux anormalement élevés de rares cancers et de maladies du système
immunitaire. Des tentatives d'informer le public ont été accueillies par des
procédures répressives. Le docteur John O'Connor, généraliste qui pratiquait
à Fort Chipewyan, avait sonné l'alarme et fut accusé de faute
professionnelle par des fonctionnaires de Santé Canada en 2007. L'an dernier
il fut exonéré de trois des quatre accusations pesant contre lui. La
dernière accusation est celle d'avoir "alarmé inutilement" la population.
Plus de 100 personnes sont mortes à Fort Chipewyan depuis 2000, soit presque
10% de la population. Une récente étude gouvernementale a trouvé 51 cancers
dans 47 personnes dans la communauté depuis 1995. Malgré ces données,
gouvernement et industrie continuent à nier tout lien entre la santé de la
communauté et l'exploitation des sables bitumineux.
MONTRÉAL ET LES SABLES BITUMINEUX
Un projet de pipeline nommé "Trailbreaker" transporterait jusqu'à 200,000
barils par jour à Montréal, en majorité pour consommation étatsunienne.
Le traitement des sables bitumineux requiert au moins trois barils d'eau
pour chaque baril de pétrole produit. Le même baril de pétrole exige environ
quatre tonnes de terre pour y trouver l'huile bitumineuse qui est séparée du
sable par ébullition. Al Gore avait commenté qu'alimenter une Prius avec du
pétrole Albertain est l'équivalent de conduire un Hummer.
Ajouter 200,000 barils par jour à la production signifie 600,000 barils de
soupe toxique de plus. Cela veut aussi dire que la forêt serait défrichée et
transformée en désert boréal toxique au rythme accéléré de 800,000 tonnes de
plus chaque jour.
POUR EN SAVOIR PLUS:
Extraits en français:
http://www.mediacoop.ca/newsrelease/3238
Reportages et articles en anglais:
Vidéos:
George Poitras à Londres: http://tinyurl.com/ya84jjq
George Poitras, rassemblement à Fort McMurray: http://tinyurl.com/yexjdua
Articles:
George Poitras dans le Guardian: http://tinyurl.com/m46fbp
Reportage de la BBC sur les manifestations à Londres:
http://tinyurl.com/meb5rc
Reportage de la BBC sur Fort Chipewyan: http://tinyurl.com/yctach6
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