[IPSM] Quand le SCRS frappe à la porte: Un message du Réseau de la Commission populaire || Community Advisory: If CSIS comes knocking (please post and forward)

No One Is Illegal Montreal nooneisillegal at gmail.com
Wed May 19 08:36:06 PDT 2010


[Personne n'est illégal-Montréal endosse la déclaration ci-dessous. No One
Is Illegal-Montreal endorses the Community Advisory below. We've posted the
advisory to our website:
*
français:
http://nooneisillegal-montreal.blogspot.com/2010/05/quand-le-scrs-frappe-la-porte.html
English:
http://nooneisillegal-montreal.blogspot.com/2010/05/if-csis-comes-knocking.html

D'autres langues (español et arabe) sont disponible sur le site web du du
Réseau de la Commission populaire.]*
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[SVP diffuser LARGEMENT] [Please post and forward WIDELY]
 [English below or:
http://www.peoplescommission.org/en/csis/whattodo-csis.php]
[arabe/Arabic: http://www.peoplescommission.org/en/csis/whattodo-csis_ar.php
]
[español: http://www.peoplescommission.org/en/csis/whattodo-csis_es.php]

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*Quand le SCRS frappe à la porte
Un message du Réseau de la Commission populaire
MISE À JOUR MAI 2010, Montréal*
[lien web: http://www.commissionpopulaire.org/fr/csis/whattodo-csis.php]


Au cours des dernières semaines, le Service canadien du renseignement de
sécurité (SCRS) a effectué plusieurs visites chez des militants et
militantes de la région. Ces visites s’ajoutent au harcelèment continu de
communautés ciblées par le SCRS. Cette déclaration est une réponse à ces
visites.

Les visites du SCRS chez des militants et militantes montréalais-es ne
constituent pas une nouveauté. Des visites semblables ont eu lieu dans le
passé, dans le contexte de projets et d'événements spécifiques. De façon
générale, les visites du SCRS ont plusieurs objectifs et ne visent pas
seulement la collecte de renseignements; leur travail a aussi pour but de
créer ou d'exploiter des divisions entre militant-es, de disséminer de la
fausse information, d'intimider, de développer des profils psychologiques et
de recruter des informateurs et informatrices.

*Si le SCRS frappe à votre porte, nous suggérons d'adopter une attitude
d'entière non-collaboration.* Une visite du SCRS dans votre chez-vous ou sur
votre lieu de travail vous prendra par surprise, mais nous vous encourageons
néanmoins à vous tenir prêt-es à ne PAS collaborer avec eux de quelconque
manière, ce qui implique de ne pas leur parler et de ne pas les écouter.

*Si vous êtes dans une situation précaire – à cause de votre statut
d'immigration, d'accusations criminelles, de conditions de probation ou de
libération conditionnelle ou pour toute autre raison – vous ne devriez en
AUCUN CAS parler seul à seul avec les agents du SCRS.* Vous devriez plutôt
leur demander de contacter un-e avocat-e de votre choix et refuser de leur
dire quoi que ce soit de plus. Vous pouvez contacter le Réseau de la
Commission populaire pour obtenir une liste d'avocat-es pouvant agir de
manière rapide et efficace contre les tactiques d'intimidation du SCRS.

Si vous vous sentez à l'aise de le faire, vous pouvez aussi demander les
noms, numéros de téléphone et cartes des agents du SCRS qui veulent vous
parler. Insistez pour qu'ils et elles s'identifient, et ne dites rien
d'autre, et n’écouter rien d’autre qu’ils et elles voudraient vous dire.
Vous n'êtes jamais sous l'obligation de confirmer votre identité auprès du
SCRS.

Parfois, les agents du SCRS entameront une discussion avec vous sans
s'identifier d'emblée. Dans ce cas, si vous êtes pris-es par surprise, nous
vous encourageons à refuser de poursuivre la conversation avec le SCRS. Vous
pouvez toujours garder le silence. Il faut se rappeler qu'en matière de
services de sécurité, le silence est la règle d'or.

Dans tous les cas, demandez au SCRS de quitter votre domicile ou votre lieu
de travail, ou d'arrêter de vous suivre. Dites-leur clairement de partir, de
la manière qui vous convient. Vous avez le droit d'insister. Vous pouvez
même leur claquer la porte au nez, si cela vous chante.

N'oubliez pas que malgré les gestes sales qu'il pose au quotidien, le SCRS
ne détient aucun pouvoir policier, ses agents ne peuvent donc pas vous
arrêter.

*En cas de visite du SCRS, nous vous invitons à contacter le Réseau de la
Commission populaire.* Ces visites peuvent être déstabilisantes et
éprouvantes. C'est pourquoi il est important de ne pas rester isolé face à
cette situation, et le Réseau de la Commission populaire se veut justement
un appui concret contre le sentiment d'isolement que peuvent créer ces
visistes. Nous nous engageons à garder confidentielle toute communication
avec nous. Considérez toute visite surprise du SCRS comme étant du
harcèlement. Si possible, notez une version des faits suite à la visite,
afin de faire le suivi. Le Réseau de la Commission populaire peut vous aider
à documenter ce harcèlement avec la collaboration d’un-e avocat-e.

Le boulot du SCRS, c'est de recueillir des renseignements pour l'État et de
perturber les mouvements pour la justice sociale. Leur mandat inclut la
surveillance de toute activité considérée comme étant une menace envers
l'ordre politique et économique actuel. Leur intimidation cible les
autochtones, les immigrant-es, les communautés racisées, les groupes
radicaux, les syndicats et les allié-es de ces groupes. Les actions du SCRS
– qui incluent l'incompétence crasse, le racisme et la complicité dans des
actes de torture – constituent autant de raisons pour décourager toute
personne impliquée dans des
mouvements pour la justice sociale de coopérer de quelconque manière avec
eux.

La totale non-coopération avec le SCRS et les autres services de sécurité
par l'entièreté du mouvement pour la justice sociale (au sens large) est la
meilleure façon de maintenir unité et solidarité tout en nous concentrant
sur l'important travail quotidien que nous effectuons.

*En résumé: ne parlez PAS au SCRS ; ne partagez AUCUNE information, même si
celle-ci vous paraît inoffensive. N’écoutez PAS les agents du SCRS. Pensez à
informer le Réseau de la Commission populaire de la viste que vous avez
reçue.*

*Prière de diffuser ce message dans vos réseaux et avec tout-es les membres
de votre groupe, afin d'encourager une non-collaboration collective avec le
SCRS.*

*Solidairement,
Le Réseau de la Commission populaire (Montréal)
514-848-7583 - abolissons at gmail.com -
www.commissionpopulaire.org<http://www.commissionpopulaire.org/fr>
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*• Nous invitons les groupes communautaires à APPUYER ce communiqué comme
moyen de développer une solidarité collective face au harcèlement du SCRS.
Un appui signifie que votre groupe est d’accord avec la déclaration suivante
: « Nous appuyons et endossons le communiqué du Réseau de la Commission
populaire concernant le Service canadien du renseignement de sécurité
(SCRS). » (SVP contacter abolissons at gmail.com avec votre endossement)*

• Nous vous invitons à diffuser largement ce communiqué dans vos réseaux et
dans votre communauté. Vous pouvez télécharger un dépliant de ce communiqué
en version PDF à partir du lien suivant:
http://www.commissionpopulaire.org/files/csis/PamphletFr.pdf


• Des versions en anglais, en arabe et en espagnol de ce communiqué sont
disponibles à partir des liens suivants:
anglais: http://www.peoplescommission.org/en/csis/whattodo-csis.php
arabe: http://www.peoplescommission.org/en/csis/whattodo-csis_ar.php
espagnol: http://www.peoplescommission.org/en/csis/whattodo-csis_es.php

• Le Réseau de la Commission populaire offre également un atelier sur vos
droits face au SCRS. Si votre groupe ou communauté voudrait est intéressé à
recvoir cet atelier, contactez-nous : abolissons at gmail.com.


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*If CSIS comes knocking:
A community advisory from the People's Commission Network
Updated May 2010, MONTREAL*
[web link: http://www.peoplescommission.org/en/csis/whattodo-csis.php]


Since the fall of 2009 there have been ongoing visits by members of the
Canadian Security and Intelligence Service (CSIS) to various local social
justice organizers and activists. These visits are in addition to CSIS’
ongoing harassment of targeted communities. This community advisory is in
response to those visits.

Visits by CSIS and the RCMP to activists are nothing new; they have taken
place before around specific events or projects. In general, these visits
can have different purposes: they are not only about information-gathering
but can also be attempts to create or exploit divisions between activists,
plant misinformation, intimidate, develop psychological profiles, and
recruit informers.

*If CSIS comes knocking, we strongly encourage total and complete
non-cooperation.* A CSIS visit to your home or workplace will be a surprise,
but we encourage you to be ready to not cooperate with them in any way,
which means not speaking with them or listening to them.

*If you are in a precarious position -- due to your immigration status,
pending criminal charges, probation, parole, or any other reason – we
strongly encourage you to NEVER EVER talk to CSIS alone.* Instead, tell them
to contact a trusted lawyer that you have chosen, and then refuse to say
anything else. You can contact the People's Commission Network for
references to lawyers who can act diligently against CSIS intimidation
tactics.

If you are comfortable doing so, ask for the names, telephone numbers and
cards of the CSIS agents who want to talk to you. Insist they provide their
names, and don't say, or listen to, anything else. You are under no legal
obligation, ever, to confirm your identity with CSIS.

Sometimes CSIS agents might begin speaking to you and only later identify
themselves. In that case, if you are taken by surprise, we encourage you to
refuse to continue speaking with CSIS. You can always default back to being
silent. In dealing with security services, silence is the golden rule.

In all cases, you are encouraged to tell CSIS to leave your home or
workplace or cease following you. Tell CSIS clearly to leave, in whatever
fashion you feel is appropriate. You can insist they leave, to the point of
closing doors in their face.

Remember, although CSIS can act in very ugly ways, it has no arrest or
policing powers.

*We encourage you to get in touch with the People's Commission Network to
report any CSIS visits or related incidents.* These visits can be
de-stabilizing and stressful. That’s why it is important to not remain
isolated in this situation; and the People’s Commission Network wants to
offer concrete support to overcome the feeling of isolation these visits can
create. Your correspondence with the People's Commission Network will be
considered confidential. Consider any unannounced CSIS visit to be
harassment against you. If possible, we encourage you to write down your
experience so that you have the facts clearly noted. The People’s Commission
Network can support you in documenting this harassment with the aid of a
lawyer.


CSIS' job is to gather information for the state and to disrupt movements of
social justice. Their broad mandate includes monitoring any activities they
deem to threaten the current political and economic order. Their
intimidation focuses on indigenous peoples, immigrants, racialized
communities, radical political organizations, labour unions, as well as the
allies of these groups. CSIS' actions, which show clear evidence of gross
incompetence, racism, as well as complicity in torture, are all the more
reason why they deserve no cooperation whatsoever by anyone involved in
movements for social justice.

Total non-cooperation with CSIS and other security agencies by the entire
social justice community - broadly and inclusively defined - is our best way
of maintaining unity and solidarity, as well as keeping our focus on our
important day-to-day organizing and activism.

*To recap: Do not talk to CSIS or share any information with them, no matter
how harmless you think it is. Do not listen to CSIS agents. Do consider
reporting the visit to the People's Commission Network.*

*Please share this community advisory within your networks, and with members
of your organizations and groups, so we can encourage collective
non-cooperation with CSIS.*

*In solidarity,
The People's Commission Network (Montreal)
514-848-7583 - abolissons at gmail.com - www.peoplescommission.org*
----------

*• We encourage community groups to ENDORSE this advisory, as a way of
building collective solidarity against CSIS harassment. An endorsement means
your group agrees with the following statement: “We support and endorse the
People Commission Network’s Community Advisory concerning the Canadian
Security and Intelligence Service (CSIS).”(Please send your group
endorsement to:
**abolissons at gmail.com* <abolissons at gmail.com>*)*

• We encourage everyone to share this advisory widely, in your networks and
within your community. You can download a pamphlet version of this advisory,
in pdf format, at the following link:
http://www.peoplescommission.org/files/csis/PamphletEn.pdf

• French, Arabic and Spanish language versions of this advisory are
available at the following links:
French: http://www.commissionpopulaire.org/fr/csis/whattodo-csis.php
Arabic: http://www.peoplescommission.org/en/csis/whattodo-csis_ar.php]
Spanish: http://www.peoplescommission.org/en/csis/whattodo-csis_es.php]

• The People’s Commission Network also offers “know your rights” workshops
specifically about CSIS. If your group or community would be interested in
hosting a workshop for your members, contact us abolissons at gmail.com.



NO ONE IS ILLEGAL-MONTREAL
http://nooneisillegal-montreal.blogspot.com
514-848-7583
nooneisillegal at gmail.com
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