[IPSM] Appel de lettres aux négociateurs/dirigeants fédéraux

Nora Butler Burke nora-b at riseup.net
Wed Sep 27 07:33:33 PDT 2006


Soutenez  Six Nations : Appel : Écrivez des lettres aux
négociateurs/dirigeants  fédéraux et provinciaux    aujourd’hui!

SVP lisez la mise-à-jour récente du Site de  Réclamation, Six Nations.

Voir ci-bas pour savoir comment soutenir  cette demande urgente pour des
lettres.
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      1. RÉCENTE MISE-À-JOUR DE HAZEL HILL

      Kanonhstaton, 7 septembre 2006.

      Bonjour de Grand River.

      Le soleil vient  d’apparaître au-dessus des arbres et le monde a
l’air beau et paisible. Dans ma  maison, tout le monde est occupé à
se préparer pour l’école et le travail. On  consulte les horaires
d’autobus et on discute des besoins pour l’art, le  théâtre, la
science, la musique, etc. pour l’école tout en préparant les 
lunches. Ce petit coup d’œil dehors est un doux rappel et aide à
faire  l’équilibre en moi, face au chaos que nous sentons parfois
dans la vie. Mais  c’est le type de chaos sans lequel on ne vivrait
jamais. Les choses les plus  simples dans la vie peuvent parfois
avoir l’air du chaos, mais elles sont  exactement ce qui fait que la
vie vaut la peine d’être vécue. Nos enfants et le  temps que nous
passons avec eux. Ce temps pendant lequel on pense leur  enseigner
les leçons de la vie, alors qu’en fait ce sont eux qui nous
enseignent.  En les regardant partir pour l’école et en pensant aux
sacrifices que même eux  font pour le futur de notre peuple, je
 suis remplie de fierté et de chagrin. Combien  de « notre » temps a été
pris pour les réunions et les entrevues et  le temps passé sur le site.
En fin de compte, quand nous en parlons, nous  sommes tous d’accord que
nous ne ferions pas autrement.
                  Oui, l’école est de retour et toutes  les préoccupations
de l’école la plus près du site de réclamation ont été 
exprimées, des parents qui se sentent menacés par notre
présence aux autres qui  affirment que le terrorisme et
la violence ont mis la peur de la vie dans leurs 
enfants. Mais quand la cloche de l’école sonne et que le
silence résonne à  travers le site et la cour d’école,
je me demande de quoi exactement il faut  avoir peur. On
m’a toujours dit que les seules choses dont il fallait
avoir  peur étaient la peur elle-même
 et bien-sûr le
Bonhomme Sept-Heures. Je n’ai  jamais pensé une seule
fois que je serais le Bonhomme Sept-Heures! En fait, le 
Bonhomme Sept-Heures est créé dans les esprits de
quelques-uns qui, comme quand  nous étions des enfants,
laissent leur imagination prendre le dessus,  commencent
à raconter les histoires qu’ils ont inventé dans leurs
têtes à leurs  amis, qui à leur tour les racontent à
leurs amis, qui le racontent à
 leurs amis,  et ainsi de suite jusqu’à ce que bientôt l’histoire est
maintenant devenue un  conte et est présentée comme factuelle et est
publiée sur leur site web. Ce qui  est pire, c’est que les gens les
rapportent aussi aux journaux comme si  c’étaient des faits et qu’au lieu
de tenter de les vérifier, les journaux les  publient! Nos négociations
ont été interrompues mardi parce que le ministre  était « bombardé » de
rumeurs voulant que la clôture de la cour  d’école qui était en
construction avait été interrompue parce que les  travailleurs ont été
menacés par les gens sur le site. Mais les actions sur le  site disent
une histoire différente. Les travailleurs cimentaient les poteaux,  la
police surveillait les progrès des travaux, et notre sécurité est allée 
vérifier qu’aucun des travailleurs n’avait été dérangé et pour s’assurer
que  tout allait bien. Le journal qui a publié l’histoire des travaux
interrompus  n’est évidemment pas allé sur place pour vérifier les
 faits, ils ont publié ce  qui allait vendre leurs journaux. Et ceci est
ce à quoi nous devons faire face  depuis le début de la réclamation. Peu
importe comment nous essayons de  diffuser la vérité de notre perspective
à l’extérieur, nous sommes écrasés par  des potins, des rumeurs et des
contes de fée sur comment les pauvres gens de  Caledonia en ont assez du
bruit, des lumières et de la visibilité des  « terroristes » ou «
occupants » sur le site. Des potins et  des rumeurs.
                  Ce sont ces choses qui entravent  notre vie quotidienne.
Mais c’est aussi ce qui a empêché la vérité actuelle au 
sujet de la réclamation d’être publiée, et
malheureusement, c’est aussi ce que  le panel de trois
juges va regarder quand ils vont déterminer si l’appel 
devrait être accordé ou non. Et ceci mes amis, c’est
exactement ce sur quoi ils  comptes. Si les juges
rejettent l’appel à cause de ce qui est publié, alors le
 processus de négociations est effectivement arrêté, et
ce n’est qu’une question  de temps avant qu’on ordonne à
l’OPP ou à n’importe quelle autre force armée de  nous
déloger de notre territoire.
                  Je veux prendre une minute pour  partager un peu de ce
qui n’a pas été publié et ce qui se passe réellement.
Jeudi  dernier, les ministres Ramsay et Prentice ont
diffusé une lettre commune, à travers  les médias, au
Chef Alan McNaughton et au Conseil de notre
Confédération pour  demander que les ATV’s, le bruit,
les feux d’artifice et les lumières arrêtent  sur le
site. C’était une tactique politique pour gagner des
votes, mais aussi  une tactique pour donner l’impression
au reste du monde qui regarde que c’est  ce qui se passe
réellement sur le site, continuellement! Premièrement,
le  conseil des hommes et des femmes à Kanonhstaton a
déjà réduit les patrouilles,  est respectueux des
voisins, a pas mal respecté chaque préoccupation qui est
 amenée à notre attention par l’OPP ou les représentants
provinciaux et fédéraux  à la table des négociations et
nous le faisons immédiatement. Nous avons  conseillé sur
plusieurs enjeux et avons même dû demander à
 certains de nos  propres gens qui ont violé cette paix de se retirer du
site. Nous faisons de  notre mieux pour nous conduire en conformité avec
la Kaienerekowah.
                  Mais qu’est-ce qui arrive quand nos  préoccupations sont
amenées de l’autre côté. Qui ramène ces gens à l’ordre? 
Depuis la diffusion jeudi de la lettre des ministres,
qui a pour effet de  menacer le processus de
négociations pacifiques, nous avons été en alerte jaune 
continuelle. Dans la nuit de vendredi, nous avons reçu
un appel téléphonique de  l’OPP nous avisant que deux
autobus pleins de non-supporters venaient dans  notre
direction depuis Hamilton. Les résidents de Caledonia
tiraient des feux  d’artifice au hasard et des gens se
sont encore rassemblés au Canadian Tire  plaza et au Tim
Hortons. Samedi soir, c’était en gros la même situation
avec un  rapport de plus de 40 voitures pleines de gens
qui menaçaient de faire des  actions semblables. Un
couple Onkwehonweh qui s’était arrêté au Tim Hortons 
pour une tasse de thé du soir qu’ils tentaient
d’apprécier dans leur véhicule  ont eu une femme avec
une caméra vidéo dans leur face, probablement pour
 récolter des « preuves » qu’ils menaçaient leurs vies d’une manière  ou
d’une autre en étant là, et une autre femme Onkwehonweh qui tentait 
d’apprécier un repas à Ancaster a entendu une conversation d’un groupe de
 non-autochtones qui disait : « Donnez-moi 15 bons hommes et il n’y  aura
plus de problème Indien et j’ai mon alibi parce que ma femme dira que 
j’étais à la maison toute la soirée. »
                  À peu près en même temps, le Globe  and Mail publiait un
article dans lequel le résident de Caledonia Steven Tong
 était cité en disant qu’il a son fusil sorti sans le
cran d’arrêt et qu’il  était prêt à l’utiliser sur les
manifestants sur le site. Entre temps, le maire  Trainer
est à la télévision nationale disant que deux femmes des
Haldimand  Townships sont venues à son bureau pour lui
dire aussi que si le gouvernement  n’allait pas les
expulser du site, qu’elles allaient le faire en
utilisant des  armes. Qui exactement menace la sécurité
des gens pas seulement sur le site,  mais aussi des
enfants qu’ils prétendent protéger et des gens dans leur
 quartier. Et encore, qui ramène ces gens à l’ordre pour
leurs menaces. La  menace de violence est réelle, mais
elle ne vient pas des gens sur le site. Les  ministres
qui ont fait conjointement la demande au Conseil de
notre  Confédération seraient mieux de regarder dans
leur propre cour et de faire  passer le
 message à leurs propres gens, y compris à des députés comme Toby 
Barrett, dont je comprend qu’il faisait partie des gens qui se
réunissaient la  fin de semaine pour prendre les choses dans leurs
propres mains.
                  Ce qui m’amène à une demande de  Kanonhstaton. Nous
demandons à tous les gens qui soutiennent le processus
de  négociations PACIFIQUES de bombarder les bureaux de
tous vos députés, des  ministres, des premiers
ministres, des dirigeants des négociations Jane Stewart 
et Barbara McDougal et de chacun et tous les bureaux du
gouvernement, y compris  la Gouverneure Générale et la
Reine, avec des lettres demandant de faire face  aux
menaces de violence par les résidents de Caledonia et de
leurs supporters,  et que le Canada remplisse ses
responsabilités face aux Traités qui lui ont été  remis
par la Couronne. La réclamation de notre territoire et
tous les transferts  et ventes frauduleux de territoire
Onkwehonweh ne seront considérés que si le  peuple du
Canada et tout notre soutien international demandent que
le Canada  assume la responsabilité pour ses actions.
                  Nous n’avons pas créé cette  situation, nous ne faisons
que tenter de la rectifier, pour nos enfants et pour 
les générations futures. Nous sommes passés à l’action
et avons re-réclamé un  territoire qui nous revient de
droit. Nous sommes ici en Paix et l’avons été  depuis le
28 février. Maintenant que la Couronne a enfin reconnu
et est  d’accord que le territoire à Kanonhstaton est en
fait sur la table et qu’il  faut y faire face, ils ont
besoin d’entendre de leurs électeurs qu’il en est de 
même de l’honneur de la Couronne : le Canada va-t-il
permettre à la haine  et aux violentes expressions de
racisme de ses citoyens de continuer et  possiblement
créer un nouvel Ipperwash, ou va-t-il se servir des
leçons du  passé pour s’assurer que la violence s’arrête
et admettre à ses citoyens que  c’est à cause de leurs
propres actions et abus de pouvoir que nous sommes dans 
cette situation aujourd’hui.
                  En Paix, Amour et Lumière,
      Hazel Hill

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  2. EXEMPLE DE LETTRE

  Pour faire connaître vos préoccupations, envoyez un email, fax ou
téléphonez à:
  To voice your concerns send an email, phone or fax:

  Prime Minister Stephen Harper
  Office of the Prime Minister
  80 Wellington Street
  Ottawa K1A 0A2
  Fax: 613-941-6900
  Email: pm at pm.gc.ca
  >
  > Jim Prentice, Minister of Indian Affairs and Northern Development and
  > Federal Interlocutor for Metis and Non-Status Indians Parliament
  Hill:
  > House of Commons Ottawa, Ontario
  > K1A 0A6
  > Telephone: (613) 992-4275
  > Fax: (613) 947-9475
  > Email: Prentice.J at parl.gc.ca
  >
  > Barbara McDougall, Federal Negotiator
  > Former Cabinet Minister
  > c/o Stephen   Harper
  >
  > Jane Stewart
  > Provincial Negotiator, Province of Ontario
  > Former Brantford MP and former Federal Indian Affairs Minister c/o
  > Dalton McGuinty, Premier of Ontario Legislative Building, Queen's
  Park
  > Toronto, Ontario
  > M7A 1A1
  > Phone Number:  (416) 325-1941
  > Fax Number:  (416) 325-3745
  > Email:  Dalton.McGuinty at premier.gov.on.ca
  >
  > Ou contactez votre propre député:
  >
  http://www.parl.gc.ca/information/about/people/house/PostalCode.asp?La
  > nguage=E&source=sm



  Au : Premier Ministre Stephen Harper
  Jim Prentice, Ministre des Affaires  Indiennes et du Développement du
Nord et Interlocuteur Fédéral pour les Métis  et les Indiens Sans-Statut

      Je vous écris pour vous presser de réagir  face aux menaces de
violence posées par les résidents de Caledonia et leurs  supporters
contre la réclamation pacifique de terre entreprise par les gens de 
Six Nations.

      De plus, je vous écris pour demander au  gouvernement canadien qu’il
respecte ses responsabilités et rende le titre de  propriété de
Kanonhstaton (Douglas Creek Estates) aux gens de Six Nations.

      Il est plus que temps que les réclamations  de terre des communautés
autochtones soient prises en compte. Afin de résoudre  la
réclamation de terre présentement en cours sur le territoire
Onkwehonweh  (Haldimand Tract), des négociations complètes doivent
avoir lieu immédiatement  avec le peuple de Six Nations, sur une
base de nation à nation.

      Hazel Hill, une porte-parole de Six Nations,  a dit : « Nous n’avons
pas créé cette situation, nous ne faisons que  tenter de la
rectifier, pour nos enfants et pour les générations futures. Nous 
sommes passés à l’action et avons re-réclamé un territoire qui nous
revient de  droit. Nous sommes ici en Paix et l’avons été depuis le
28 février
 Le Canada  va-t-il permettre à la haine et aux violentes
expressions de racisme de ses  citoyens de continuer et possiblement
créer un nouvel Ipperwash, ou va-t-il se  servir des leçons du passé
pour s’assurer que la violence s’arrête et admettre  à ses citoyens
que c’est à cause de leurs propres actions et abus de pouvoir que 
nous sommes dans cette situation aujourd’hui. »

      Je vous presse de prendre ces mots au  sérieux et de passer à
l’action pour assurer une résolution juste de cette  question d’une
manière rapide et juste.

      Sincèrement,

    VOTRE NOM


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