[IPSM] [MARDI] Canada : FOUS LE CAMP !

Devin Butler Burke devin at riseup.net
Mon Jan 24 14:34:41 PST 2005


Canada : FOUS LE CAMP !
La lutte au colonialisme de Kanehsatake à Haïti
<><><><><><><><><><><><><><><>
Joignez-vous à nous pour une soirée de solidarité avec les peuples de
Kanehsatake et d’Haïti. Unis dans leur opposition à l’invasion étrangère,
à la répression policière, anisi qu’aux attaques continues sur leur
auto-détermination, les deux nations envoient un message clair : Cananda-
Sors d’ici ! Cet événement présentera des organisatrice(teur)s de la
communauté Haïtienne, de Kanehsatake, ainsi que des activistes de
solidarité de Montréal, qui fourniront une mise à jour de l’information
récente à propos des deux « crises ». Elles/Ils discuteront aussi les
moyens que les alliéEs peuvent prendre afin de supporter la résistance
populaire à Haïti ainsi qu’à Kanehsatake.

Café La Petite Gaule, 2525 rue Centre (Métro Charlevoix)
Mardi le 25 janvier 2005, 18h30
Ouvert à tous, des dons seront appréciés

* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *

Les présentateurs :

Magalie est la coordonnatrice de vwa zanset.  Vwa zanset  (la Voix des
ancêtres) est un organisme qui défend les principes de la démocratie et le
respect de la vie et de la dignité humaine. Magalie est juriste de
formation, elle détient une licence en droit civil. Elle détient un
baccalauréat en sciences politiques.  Parallèlement à ses exigences
familiales et à son travail, elle donne des conférences et procède à des
représentations portant sur la violation des droits de la personnes en
Haïti suite au coup d'état kidnapping du 29 février 2004 et l'implication
des gouvernements de la France, des États-Unis et du Canada dans la mise
en place d'un régime dictatorial et répressif en Haïti.

Arihwakehte (Clifton Nicholas), un Kanien’keha :ka (Mohawk) vivant à
Kanehsatake, est un membre actif du mouvement de résistance contre James
Gabriel, ses politiques et son corps policier à Kanehsatake.

Jean St-Vil (pseudonyme Jafrikayiti) est né et a grandi à Port-au-Prince
en Haïti. Il habite maintenant à Ottawa où il travaille comme cadre de
programme au Conseil Canadien des Sciences Naturelles et de la Recherche
en Ingénérie. Il y anime également une émission de radio communautaire.
Jean est un membre actif du Réseau des AvocatEs HaïtienNEs où il
promouvoit le dossier des Réparations et Restitutions. Il est aussi le
président fondateur de REKA, un réseau électronique de promoteurs
HaïtienNEs Kreyol (www.kreyol.org).

Yves Engler, un activiste et écrivain de Montréal, a récemment voyagé à
Haïti.

<><><><><><><><><><><><><><><> <><><><><><><><>

La traduction simultanée (anglais à français ainsi que français à anglais)
sera fournie.
Il y a une marche de deux pouces à l’entrée.
Désolé, une garderie ne pourra être disponible

Pour plus d’information, SVP contactez :
Mouvement de Solidarité avec les Peuples Autochtones
Email : ipsm at resist.ca
Tel: 514-398-7432
web : ipsm.nativeweb.org

<><><><><><><><><><><><><><><> <><><><><><><><>

Contexte:
L’État canadien s’est depuis longtemps imposé sur la nation Kanien’kehà :ka
(Mohawk), et plus récemement dans son support de l’ex-Grand chef James
Gabriel, celui-ci étant prêt à coopérer avec les désirs du gouvernement
canadien soit de prendre contrôle du territoire Kanien’kehà :ka et de ses
ressources afin d’avancer davantage le projet de génocide canadien contre
les premières nations. Il est de plus en plus clair que la lutte centrale
se déroule à Kanehsatake, ce qui menace gravement  l’auto-détermination
autochtone à travers le territoire occupé du Canada. Un point pivot dans
la stratégie de l’état pour abolir la souveraineté autochtone consiste à
la municipalisation des territoires autochtones, un processus à maneuvre
légale qui en fait, donne au Canada l’entier comtrôle sur la propriété de
ces territoires. À Kanehsatake, un élément législatif découlant de cette
politique de génocide légal est le projet de loi S-24, « l’acte de
gouvernance du territoire de Kanehsatake » que Gabriel a signé sans
l’accord de la communauté en dépit des conséquences d’une portée
considérable. Pendant que les politiciens canadiens tels que Paul Martin
et le ministre des affaires indiennes Andy Scott promeuvent de telles
politiques en crachant de fausses rhétoriques à propos de «
l’auto-gouvernance » autochtone, leurs homologues corporatifs ont déjà
leur chantiers sur le territoire de Kanehsatake. Encore plus notable est
Niocan, une compagnie minière canadienne qui planifie ouvrir une mine de
niobium sur le territoire Kanienkehà : ka. Les répercussions de cette mine
sur les communautées avoisinantes agiront au détriment de la santé et du
bien-être de tous les habitantEs de la région, mais malgré l’opposition
massive des résidentEs autochtones et non-autochtones à ce projet, il
semble que les plans avancent et que l’accord final est anticipé pour le
printemps 2005. Plus récemment, sous l’excuse que la communauté a besoin
d’une augmentation de la sécurité afin que les élections puissent avoir
lieu, James Gabriel- avec le support de la SQ et de la GRC- insiste pour
que son corps de police Mohawk de Kanehsatake soit permis de patrouiller
la communauté.

Pendant ce temps la main coloniale du Canada s’est récemment étendue à
Haïti. Dans la dernière année, le Canada allié avec les États-Unis et la
France a lancé une attaque sur le parti politique populaire du pays, Fanmi
Lavalas, en commencant par l’éviction en février dernier du président Jean
Bertrand Aristide, élu de manière démocatique, pour le remplacer en
imposant un premier ministre marionette, Gérard Latortue. Depuis le coup
d’état, plusieurs officiers de la GRC ainsi que des militaires ont été
déployé dans le pays, où ils ont surveillé le massacre de milliers
d’HaïtienNEs- pauvres, marginaliséEs, impliquéEs politiquement et uniEs
dans leur opposition à l’occupation d’Haïti. Pendant ce temps, alors que
des miliers ont été emprisonéEs, d’autres ont été forcéEs d’entrer dans la
clandestinité. Comme à Kanehsatake, la police et l’armée ont été utilisé
pour réprimer la résistance des gens qui demandent la justice,
l’autonomie, et la fin de l’interference colonialiste en Haïti. De plus,
Paul Martin insiste pour que des élections soient tenues très bientôt tout
en excluant remarquablement Lavalas. Pareillement à l’Iraq, ceci est fait
afin de créer l’illusion de restaurer la souveraineté ainsi que la
démocratie dans le pays, alors qu’en réalité cela ne servira qu’au
prétexte de permettre à l’occupation de perdurer indéfinitivement.

En outre, on trouve la trace de l’argent corporatif qui s’étend de
Kanehsatake jusqu’à Haïti alors que les corporations canadiennes, incluant
SNC-Lavalin International Inc., sont sur une longue liste de compagnies
recherchant des contrats de « reconstruction » en Haïti. La liste de
similitudes entre Kanehsatake et Haïti continue : de la représentation
raciste, anti-noire et anti-autochtone de la résistance en Haïti et à
Kanehsatake que les médias diffusent lorsqu’ils essaient de délégitimiser
les luttes populaires pour la libération et l’auto-détermination ; à
l’apauvrissement des populations Mohawk et Haïtiennes - à travers le
travail du Fond Monétaire International et la Banque Mondiale pour Haïti,
ou bien à
travers des siècles de colonialisme canadien, incluant l’imposition de
conseils de bande, pour Kanehsatake.

Les situations à Haïti et à Kanehsatake nous démontrent encore une fois
que la fameuse réputation du Canada à l’international comme pays artisan
de la
paix, est basée sur de fausses illusions. Depuis la geurre et l’occupation
ici, à la guerre et l’occupation ailleurs dans le monde, le Canada n’a
aucune intention d’abandonner son agenda colonial, et en fait, il démontre
qu’il est plutôt prêt à en faire l’expansion alors qu’il s’allie
progessivement avec les États-Unis. Pour toutes ces raisons, il devient de
plus en plus critique que les gens qui habitent le Canada travaillent en
solidarité active avec les mouvements de résistance populaire, incluant
ceux en Haïti et dans les nations Mohawks, ainsi que de construire nos
propres mouvements de résistance à l’intérieur de la forteresse nord
américaine.

Le Mouvement de Solidarité avec les Peuples Autochtones
Montréal, territoire Kanien’kehà:ka occupé




More information about the IPSM-l mailing list