[IPSM] [Fwd: Kanehsatake Solidarite avec Kanehsatake: Endorsements/Appuyez nos Demandes!]

Indigenous Peoples Solidarity Movment - Montreal ipsm at resist.ca
Mon Jun 14 12:00:02 PDT 2004


(la version francaise suit)

Dear friends and allies,

We are seeking endorsements from groups and organizations for the
following  letter addressed to Prime Minister Paul Martin regarding the
situation in  Kanehsatake.  Please send us your endorsement by e-mail to
ipsm at resist.ca as  soon as possible.  For more information on the current
situation in Kanehsatake, checkout the background info which follows the
letter.

In Solidarity,

Indigenous People Solidarity Movement (IPSM), Montreal
-----------------------------------------------------------------------------

Attention: Prime Minister, Paul Martin

We are writing out of great concern for the community of Kanehsatake and
the  very serious abuses and irregularities by federal and provincial 
government  officials in their dealings with Grand Chief James Gabriel and
his Council.  This political and financial interference in Kanehsatake’s
affairs has  resulted in the state of crisis within the community today.
As Prime  Minister, it is incumbent upon you to ensure all levels of
government  respect Kanehsatake’s right to self-determination.

You have spoken strongly, and publicly about bringing an end to Canada’s 
legacy of colonial relations with Indigenous nations. This requires 
disciplinary measures be put in place against federal and provincial 
officials disrespectful towards, and manipulative of Indigenous political 
processes for their own political ends of assimilation and
municipalization.

The rights of the people of Kanehsatake have been undermined by Quebec and
 Canada’s support for unilateral decisions made by the Grand Chief that
have  not been approved by the Kanehsatake peoples. We demand you provide 
leadership through the following restorative measures to hold those 
officials responsible for created the policing and governance crisis in 
Kanehsatake today. It is time for you, Prime Minister Paul Martin, to put 
your words into action.

===========================================================

1)  We demand an immediate forensic audit into the third-party
mismanagement  of Kanehsatake funds by PriceWaterhouseCoopers and Hartel
Financial  Management Corporation, completed to the satisfaction of all
Kanehsatake  community members.

2)  We demand a judicial inquiry into the conduct of all officials within 
the Department of Public Safety and Emergency Preparedness; the Quebec 
Public Security Ministry; Department of Indian Affairs; and, Quebec Native
 Affairs involved in decisions breaching legal and fiduciary duties
outlined  in the 1991 Agenda for the Process of Negotiations, and 1994
Memorandum of  Understanding in support of Grand Chief James Gabriel’s
policing agenda.

3)  We demand an immediate repeal of the April 1, 2004 Kanesatake
Tripartite  Policing Agreement negotiated and signed without the input or
consent of all  members of Kanesatake Band Council, nor the community of
Kanehsatake.

4)  We demand the Kanesatake Interim Land Based Governance Act be repealed
-  as requested by Chief Crawford Gabriel on September 21, 2001 - until a 
funded, and full legal review of Bill S-24 can be conducted, an informed 
community consultation respectful of all community members can take place,
 and a pre-determined level of support for the Agreement can be set 
satisfying all community members.

5)  We demand a judicial inquiry into the conduct of Federal Negotiator, 
Eric Maldoff, and Department of Indian Affairs representative, Walter 
Walling for their breach of fiduciary duty and threats of financial 
punishment should Kanehsatake choose not to go forward with the Kanesatake
 Interim Land Based Governance Act.

Sincerely,

Indigenous Peoples Solidarity Movement, Montreal

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Version francaise:

Solidarite avec Kanehsatake: appuyez nos demandes!

CherEs amiEs et allieEs,

Nous colligeons les appuis de groupes et organisations pour la lettre
(voir  ci-bas) que nous adressons au Premier ministre Paul Martin au sujet
de la  situation a Kanehsatake. SVP envoyez-nous votre appui officiel par
courriel  a ipsm at resist.ca aussi tot que possible. Pour davantage
d'informations a  propos de Kanehsatake, verifiez les notes explicatives
qui sont ci-attachees.

En solidarite,

Mouvement de solidarite avec les peuples autochtones (IPSM), Montreal.
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À l’attention de: Paul Martin, premier ministre du Canada

La présente a pour cause notre grand souci eu égard à la communauté de 
Kanehsatake et les abus et irrégularités très sérieux commis par les 
représentants officiels des gouvernements fédéral et provincial dans leurs
 interactions avec le Grand Chef James Gabriel et son Conseil. Cette 
interférence politique et financière dans les affaires de Kanehsatake a
pour  résultat un état de crise dans la communauté, crise qui ne s’étiole
pas  aujourd’hui. Comme premier ministre du Canada, c’est votre
responsabilité  que vous assurer que tous les niveaux de gouvernements
respectent le droit à  l’autodétermination de Kanehsatake.

Récemment, vous avez prononcé de fortes paroles dans un forum public au 
sujet de la mise au rancart de l’héritage canadien de relations coloniales
 avec les nations autochtones. Ceci requiert que des mesures
disciplinaires  soient mises en place contre les représentants officiels
du gouvernement  fédéral et provincial qui manquent de respect, et
manipulent les processus  politiques autochtones pour leurs propres fins
d’assimilation et de  municipalisation.

Les droits du peuple de Kanehsatake ont été minés par le support
unilatéral  par Québec et Ottawa envers les décisions du Grand Chef qui
n’ont pas été  approuvé par la communauté. Nous exigeons que vous faisiez
preuve de  leadership par les mesures de restauration suivantes pour tenir
ces  représentants gouvernementaux officiels responsable d’avoir créé à 
Kanehsatake une crise et policière et de gouvernance. Il est grand temps, 
premier ministre Paul Martin, que vous transformiez vos paroles en action.

*******************************************************************************

1)  Nous exigeons un audit financier immédiat dans la mauvais gestion par
un  tiers des fonds publics de Kanehstake opérée par
PriceWaterhouseCoopers et  Hartel Financial Management Corporation, audit
complété à l’entière  satisfaction de tous les habitants de Kanehsatake.

2)  Nous exigeons une enquête judiciaire portant sur les actions de tous
les  représentants officiels du Département fédéral de la Sécurité
publique; le  ministre québécois de la Sécurité publique; le Département
des Affaires  Indiennes, et le Secrétariat québécois aux affaires
autochtones impliqués  dans des décisions battant en brèche les devoirs
légaux et fiduciaires tels  qu’explicités dans l’Agenda for the Process of
Negotiations de 1991 et le  Memorandum of Understanding de 1994 en support
à l’agenda policier du Grand  Chef James Gabriel.

3)  Nous exigeons une annulation immédiate de l’Entente policière
tripartite  du 1er avril 2004 négociée et signée sans l’apport ni le
consentement de  tous les membres du Conseil de bande de Kanesatake, ni
ceux de la communauté  de Kanehsatake.

4)  Nous exigeons que le Kanesatake Interim Land Based Governance Act soit
 annulé – tel que demandé par le  Chef Crawford Gabriel le 21 septembre
2001  – jusqu’à ce qu’une revue légale complète et adéquatement financée
du Bill  S-24 soit menée, qu’une consultation communautaire informée et
respectueuses  de tous les membres de la communauté prenne place, et qu’un
niveau  pré-déterminé de support pour l’entente soit fixé qui satisfasse
tous les  membres de la communauté.

5)  Nous exigeons une enquête judiciaire portant sur les actions du 
négociateur fédéral Eric Maldoff, et le représentant du Département des 
Affaires Indiennes Walter Walling, pour bris de devoir fiduciaire et
menace  de punition financière advenant que Kanehsatake refuse d’aller de
l’avant  avec le Kanesatake Interim Land Based Governance Act.

Sincèrement,

Mouvement de solidarité avec les peuples autochotnes/
Indigenous Peoples Solidarity Movement (IPSM), Montréal

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(English version of backgrounder follows)

Solidarité avec le peuple de Kanehsatake

Le Grand Chef James Gabriel du Conseil de Bande de Kanesatake est un 
politicien avide des pouvoirs accordés par le Québec et le Canada, peu 
importe les dommages encourus par sa communauté. Les gens de Kanehsatake
en  ont assez des tentatives des gouvernements du Québec et du Canada
d’utiliser Gabriel pous miner la souveraineté, la culture, les droits 
territoriaux et l’économie mohawk. Ayant vent des ententes de Gabriel avec
 le gouvernement  par communiqués de presse uniquement, la communauté a
été  exclue du processus de prise de décision, pierre angulaire de la
culture politique mohawk traditionnellement basée sur la recherche du
consensus.  Avec l’aide active de Gabriel, le Canada a presque accompli
son objectif de  subordination du statut national souverain de Kanesatake
par un statut de  municipalité à travers la loi S-24, le « KANESATAKE LAND
BASED GOVERNANCE ACT ». La tentative canadienne du 12 janvier d’imposer un
règne  totalitaire à Kanesatake -en finançant la police politique de 60
personnes  contrôlée par Gabriel- ne laissait aux membres de la communauté
aucune place  dans leurs propres affaires. Enfin, c’était alors l’objectif
poursuivi par Gabriel. Depuis le 12 janvier, les résident-e-s ont démontré
 leurs opinions par une résistance opiniâtre, et ont empêché les
tentatives  d’invasions extérieures et d’interférences politiques avec
succès.

En 1994, des fuites de documents ont prouvé que le Canada planifiait une 
invasion militaire  par 6000 soldats des communautés mohawks produisant et
 vendant leurs propres cigarettes. Un rapport statua le besoin de « cibler
 les revendications des autochtones au droit inhérent au commerce 
inter-tribal avec les autres communautés mohawks et l’industrie autochtone
 du tabac en entier. » Alors que tous les autres fonds sont fermement 
contrôlés par le Ministère des Affaires Indiennes via le Conseil de Bande 
uniquement, le commerce de tabac mohawk constitue la seule source autonome
 de revenu pour les familles mohawks et pour maintenir les services
sociaux  au financement intermittent. Cela permet aux Mohawks de se doter
des  ressources nécessaires pour s’organiser et combattre les tentatives 
canadiennes de les assimiler et de les contrôler. La force économique 
grandissante des Mohawks menace la continuation de l’agenda colonial 
canadien: ce n’est pas seulement une question taxes non perçues. L’ 
“extraordinaire”  opération policière du 12 janvier, et l’Entente
Policière  Tripartite du 1er avril (qui transfère le contrôle policier au
Canada, au  Québec et à Gabriel) visent tous deux à saborder cette
économie et non pas,  comme il est prétendu, à combattre le « crime
organisé ».

Le Chef Gabriel a déclaré qu’il veut que sa police « coupe la tête à son 
opposition ». L’opposition à Gabriel est en même temps une opposition 
organisée contre Québec et contre Ottawa. C’est ce qui pousse nos 
gouvernements à exclure dans leurs négociations la moitié des Chefs du 
Conseil et la totalité de la communauté. C’est pour cela que le Québec et
le  Canada maintiennent que Gabriel est « la seule autorité légitime pour 
Kanesatake ». Dans le contexte du colonialisme du 21ème siècle, le Canada 
récompense les « dirigeants » autochtones qui sont prêts à mettre leur 
communautés sous juridictions provinciale et canadienne. Le projet de Loi 
sur la gouvernance des autochtones de l’année passée a été vaincue grâce
aux  efforts unifiés de communautés autochtones à travers le Canada. La
stratégie maintenant est de mettre en place  la législation discrètement, 
communauté par communauté, pour éviter la résistance collective. Une fois
de  plus, Kanesatake attire l’attention nationale à l’agenda colonial du
Canada  en faisant face à toutes les manoeuvres du gouvernement. Ils sont
déterminés  à empêcher que la collusion entre Gabriel et l’État menace
leurs droits et  d’éviter que cela établisse un précédent visant
l’assimilation des autres  nations autochtones.

Le futur des relations entre le Canada et les autochtones est en jeu, en
ce  moment même, dans la nation mohawk à Kanehsatake. Les résident-e-s de 
Kanesatake demandent  de toute urgence votre présence afin d’aider à 
prévenir le bain de sang dans leur communauté et mettre fin aux
aggressions téléguidées par les gouvernements fédéral et provincial. La 
communauté souhaite une résolution pacifique, entre Mohawks, de la crise -
 pas à coups de canons. La solidarité avec les gens de Kanehsatake
signifie  de se tenir aux côtés de la communauté et partager le joug de
leur lutte. Si vous ne pouvez vous rendre à Kanesatake, appelez les 
représentants officiels du Canada et du Québec impliqués dans cette
affaire.  Exigez le respect de droit du peuple mohawk de déterminer la fin
de cette  crise, leur futur politique,   économique et policier, bref, son
auto-détermination.

Loi S-24 - la révolution commence par la terre!

Vers la fin de l’année 1999, Gabriel débuta des négociations avec les 
fédéraux pour obtenir les terres achetées pour Kanehsatake après la Crise 
d’Oka en 1990. Les territoires dérobés auraient dû être rendus sans 
formalité supplémentiare, mais Gabriel était prêt à faire des concessions 
supplémentaires. En mars 2000, le Ministre des Affaires Indiennes, Robert 
Nault, introduisit la Loi S-24  aux audiences du Sénat. Dès le 15 mai, la 
Chambre des Communes vota la loi en troisièeme lecture. La communauté de 
Kanehsatake ne fut ni informée ni consultée à ce sujet.

21 Juin 2000 - Alors que la communauté célèbre la Journée des autochtones 
dans la Pinède, Gabriel est l’hôte d’une rencontre secrète pour ratifier
la  Loi avec Walter Walling (Affaires Indiennes) et le négociateur fédéral
Eric  Maldoff. Un officier de la Police Mohawk de Kanesatake est repéré au
volant d’une autopatrouille conduisant Robert Nault sur le territoire. Nul
 autre n’est alors au courant de cet événement historique.

Septembre 2000 - Gabriel met en branle un processus référendaire pour 
approuver la Loi sans dévoiler de détails à son sujet. En dépit d’un
boycott  massif par  des Mohawks désireux d’obtenir davantage
d’informations, le référendum est tenu et la Loi est approuvée par un vote
 de 239 à 237.

La Loi S-24 transfère des terrains d’un valeur de 14 millions de dollars à
 la corporation privée “Kanesatake Orihwa’shon:a Development Corporation”.
 Les terrains sont transformés de territoires mohawks communaux en
propriétés  privées. La Loi S-24 annule l’exemption de taxes aux Mohawks
et requiert l’harmonisation des règlements de bande avec les arrêts
municipaux  gouvernant Oka. La Loi transforme Kanehsatake en une simple
municipalité.

Septembre 2001 - Le Chef Crawford Gabriel rencontre Wallinget  Maldoff
pour  ré-ouvrir les négociations autour de la Loi S-24. Il dit que le
procédé  précédent n’a pas respecté les ententes mises en places pour les
néociations  entre le Canada et Kanehsatake. Crawford rajoute que
Kanehsatake nécessite  une opinion légale sur la Loi S-24, qu’il n’y a pas
eu consentement  informée, et que 50% + 2 n’est pas un résultat suffisant
pour un sujet si  important que les territoires disputés. Crawford
rétorque que Kanehsatake a déjà atteint les exigences minimales du  Canada
pour implémenter l’entente et que la Loi S-24 doit être respectée. 
Walling & Maldoff menacent de couper tous les fonds si Kanehsatake refuse 
d’implémenter la Loi S-24.

Décembre 2001 - La communauté en a assez. Gabriel est révoqué de son poste
 par une motion de censure. Une décision en cour fédérale renverse cette 
décision démocratique et émet une injonction réinstaurant Gabriel en tant 
que Grand Chef du Conseil Mohawk de Kanesatake.

LA LOI ET L’ORDRE?   LE CANADA ENCOURAGE LA CORRUPTION ET LE NÉPOTISME...

James Gabriel et ses alliés sur le Conseil de bande dépensent l’argent 
public sans compter. Les  reportages des médias de masse colportent que
les  opposants de Gabriel sont fâchés par la promesse de celui-ci de
s’attaquer  aux criminels. Les résidents, surtout les traditionnalistes,
parlent  d’emplois perdus et de projets de développements ratés qui n’ont
jamais  obtenu le financement nécessaire pour leurs opérations. Tous les
programmes  culturels sont sabrés, les fonds sont gaspillés pour payer les
factures légales de Gabriel et le déficit grandit chaque jour davantage.

Depuis 1998, les allégations contre Gabriel incluent: des voyages aux 
Caraïbes avec ses alliés payés par le Conseil de Bande; des rénovations 
domestiques pour ses supporteurs; un homme avec seize mentions dans son 
casier criminels est payé 110 000$ pour mener des investigations 
secrèetes  contre ses opposants; 600 000$ prévus pour un projet précis au
budget sont  dépensés autrement; ;400 000 $ sont approuvés en prêts
individuels et 700 000 $ en contrats  décernés sans processus d'invitation
à soumissionner. Pour 200 millions de  dollars obtenus pour négocier les
revendications territoriales, seulement un  acre est ajouté au territoire.
Le Conseil paye 250 000$ pour le cimetière  qui est déjà propriété de
Kanehsatake.

Octobre 2003 - La Commission de police mohawk de Kanesatake rapporte que
109  043.79 $ ont été prélevés du budget policier par Gabriel pour payer
des  factures légales sans rapport aucun. Le déficit entraîne
l’immobilisation forcée des autopatrouilles à cause de frais  d’assurances
non payés et les communications policières sont interrompues en  juillet
et décembre 2002 car les factures d’Hydro-Québec n’ont toujours pas  été
payés.

Novembre 2003 - Kanesatake affiche un déficit de 1.3 million de dollars.
Le  Ministère des Affaires Indiennes ordonne que Kanesatake soit mise sous
 tutelle financière. PriceWaterhouseCoopers (PWC) reçoit le contrat du 
Ministère sans soumission publique. PWC est embauchée pour s’assurer que
l’argent soit dépensé en montants appropriés, pour les programmes 
appropriés. Au lieu de ça, PWC refuse d’allouer les paiements de programme
 et chamboule les versements monétaires selon les directives de Gabriel.
La  corporation PWV est payée 208 000$ sur un total de 450,000$ du budget
du Bureau de la Bande.

Février 2004 - Facture datée de septembre 2003 - $4,552.33 pour la firme
de  relations publiques de  Gabriel “Communication & Strategy”, payé le 6 
février 2004 par PriceWaterhouseCoopers à partir du budget de Négociation
du  Territoire de Kanesatake”. Montant total pour la période août-décembre
2003:  17 746$.

Mars 2004 - Alors que PWV devient le gestionnaire en tiers, le déficit de 
Kanehsatake gonfle jusqu’à 3.1 millions de dollars. Le Solliciteur Général
 ignore les requêtes par les Chefs d’un audit.

Janvier 2004 jusqu’à présent - Un estimé conservateur établit à 100 
000$/semaine le coût de la police de Gabriel. Total : environ 3 millions

TENTATIVE DE SIÈGE POLICIER ET SOULÈVEMENT MOHAWK

“Les Mohawks considère que les cigarettes sont un sujet politique, et non 
pas un sujet criminel”, dit Kenneth Deer, éditor du journal de Kahnawake 
“The Eastern Door”.“Tous ceux qui s’opposent à Gabriel sont présentés
comme  des membres du crime organisé et des bandits. Quelle calomnie!”

24 décembre 2003 - Gabriel, trois Chefs qui lui sont loyaux et Chantal 
Bernier, Assistante au bureau du Solliciteur Général, négocient une
entente  de 900 000$ pour un “effort policier extraordinaire” à
Kanehsatake - quelle  journée pour mener des affaires gouvernementales!

2 janvier 2004 - Une résolution du Conseil de bande est approuvée à une 
rencontre irrégulière pour permettre à une force policière d’une
soixantaine  de personne menée par Terry Isaac et Larry Ross (deux
ex-officiers de police  de Kanehsatake renvoyés pour déficiences tactiques
et abus de pouvoir)  d’entrer dans Kanehsatake, et aussi pour dissoudre la
Commission de police  de la communauté. Le Canada reconnaît la résolution
en dépit du fait que les  bureaux du Conseil aient été fermés le 2 janvier
et que trois Chefs n’aient pas été invités à la rencontre. Le ministre de
la  Sécurité Publique Jacques Chagnon  admettra plus tard que cette
résolution  est illégale.

12 janvier - État-policier - Soixante-sept policiers lourdement armés ont 
été secrètement recrutés hors de Kanehsatake pour faire le siège de la 
station de police de Kanehsatake. Le chef de police Tracey Cross est
renvoyé  - remplacé par Isaac et Ross. Ni la Commission de police mohawk
de  Kanesatake - responsable de l’embauche et du renvoi de policiers et
des  mesures de police extraordinaires - ni les trois Chefs dissidents ne
sont  informés ou impliqués dans les discussions permettant les
opérations. Les  raisons mises de l’avant par Gabriel pour le siège sont
la volonté d’écraser  le crime organisé et/ou les vendeurs de tabac ou
encore le remplacement  d’une force de police “inefficace”. Certains
recrues se sentent trahies - il  leur a été dit qu’ils mèneraient des
opérations anti-drogue et que leur  présence était bienvenue par la
communauté. Chantal Bernier affirme qu’elle  ne peut dire pour les fonds
ont été avancés, mais qu’elle est “relativement sûre” que c’était pour de
“bonnes  raisons”.

Soulèvement mohawk du 12 janvier - La CPMK (Commission de police mohawk de
 Kanesatake) illégalement dissoute occupe la station de police - les
forces  policières s’y terrent, après avoir été surprises la garde
baissée. A  l’extérieur, 300 personnes se sont rassemblées pour protester
le siège et l’impudence de Gabriel d’avoir autorisé l’entrée de Ross et
Isaac dans la  communauté. La force d’invasion utilise des gaz
lacrymogènes contre les  manifestants. Une poignée d’individus quitte la
station de police pour aller  mettre le feu à la résidence de Gabriel. Les
médias canadiens condamnent en  bloc tous les manifestants en les
étiquetant "criminels" et présentent  Gabriel comme un martyr de la lutte
au crime organisée. Alors que Gabriel et  Isaac cherchent auprès de Québec
du support par le biais de la Sûreté du  Québec et enveniment la crise,
trois Chefs et la CPMK demandent le support  des autres communautés
mohawks pour trouver une solution pacifique à la  crise par le biais de la
médiation.

13 janvier 2004 - La crise se résorbe grâce à l’entente négociée par le 
Grande Chef Joe Norton, les trois Chefs exclus de Kanehsatake, des membres
 de la CPMK, et de leaders d’Akwesasne. Des représentants du bureau du 
Solliciteur Général et du Ministère québécois de la Sécurité Publique
acceptent ce plan. Des forces policières conjointes Kahnawake-Akwesasne 
évacuent la force
d’invasion hors de Kanehsatake. L’ancien chef de police Tracy Cross est 
réinstauré dans ses fonctions et un protocole pour les Peacekeepers de 
Kahnawale et Akwesasne est institué pour leur permettre de patrouiller
dans  la communauté. Chagnon est critiqué par le parti d’opposition
provincial  “Parti québécois” et l’Assemblée des Premières Nations pour
avoir signé une  Entente qui, d’après eux, a laissé gagné les “criminels”.
Les Peacekeepers  patrouillent à Kanehsatake jusqu’au 31 mars 2004.

Le Premier ministre fédéral Paul Martin, le Premier ministre provincial
Jean  Charest, le Ministre québécois des Affaires autochtones Benoît
Pelletier et  le Ministre québécois de la Sécurité publique Jacques
Chagnon prennent tous  la peine de faire de déclarations reconnaissant
Gabriel comme la “seule  autorité légitime à Kanehsatake”. Les
négociations sont menées par Gabriel  et ses trois Chefs loyaux seulement.
Pelletier affirme: “Nous voulons être  assurés du retour [de Gabriel] dans
la communauté et nous discutons des  moyens qu’il pourrait employer pour
réaffirmer son autorité et sa légitimité politique dans la communauté.” A
ce jour, Gabriel  mène ses opérations d’un hôtel de Laval, et sa force
policière n’a pas été  autorisée à rentrer à Kanehsatake.

ÉTAT POLICIER À KANEHSATAKE

L’Entente Policière Tripartite de Kanehsatake avec Québec se termine le 31
 mars 2004. Une nouvelle Entente est nécessaire en date du 1 avril 2004.
Les  représentants gouvernementaux négocient une Entente avec Gabriel et
ses  loyalistes, et eux seulement. Les gens de Kanehsatake savent que la
force sera utilisée pour satisfaire la soif de vengeance de Gabriel contre
 ses opposants politiques.

20 février 2004 - Le Conseil et les chefs de police de tous les
territoires  mohawks se rencontre pour discuter d’un protocale d’aide
mutuelle pour  assurer la souveraineté et la jurisdiction mohawk en
matière policière dans  des situations où les communautés font face à des
crises. Gabriel n’est pas  le bienvenue à cette rencontre.

11 mars 2004 - Les chefs dissidents demandent une extension pour une
période  de six mois des patrouilles des Peacekeepers pour permettre la
mise au point  d’une Entente tripartite policière avec la participation
plein et entière de  la communauté. Gabriel rencontre les Chefs de
Kahnawake, Akwesasne et des  Six Nations et accepte de ne pas signer une
Entente tripartite policière  avant que le processus de médiation entre
Mohawks soit complété. Mensonges!

16 mars 2004 - Lors d’une rencontre de dernière minute à l’hôtel Hilton de
 Laval, Gabriel signe une nouvelle Entente tripartite policière avec 
Pelletier et Chagnon derrière une rangée de 50 policiers anti-émeutes de 
Laval et de la Sûreté du Québec. Ni les médias, ni les chefs dissidents ne
 sont présents aux négociations,exclus “volontairement et de mauvaise foi
par le gouvernement  du Québec”. Les Anciens de Kanehsatake, les
résidents, la CPMK et les Chefs  débutent une occupation de la station de
police de la communauté.

ENTENTE TRIPARTITE POLICIÈRE DU 1ER AVRIL

Contrairement à la propagande du Ministère fédéral de la Sécurité Publique
 qui stipule que “la nouvelle entente policière met en place toutes les 
conditions pour une force policière efficace et politiquement
indépendente”,  l’ETP ramène Kanehsatake sous la jurisdiction québécoise
et
sous le contrôle intégral de James Gabriel. L’entente dissous la
Commission  de police et la remplace par un Commission de la sécurité
publique de  Kanesatake - à sa tête, Gabriel, son loyal allié Clarence
Simon qui choisit à sa guise trois autres membres.

Ces trois membres, Gabriel et Simon choisissent à leur tour le Chef de 
police de Kanehsatake et les officiers de police, et le cas échéant, le 
Conseil de bande peut annuler tout renvoi d’officier de police opéré par
le  chef de police et la Commission de sécurité publique. Le nouveau Chef
de  police doit se rapporter directement au Ministère québécois de la
Sécurité  publique, et toute assistance requise par la Police mohawk de
Kanesatake doit venir soit de la Sûreté du Québec (SQ),  soit de la
Gendarmerie royale canadienne (GRC)  plutôt que d’autres services  de
police mohawks.

LA PAIX EST IMPOSSIBLE A LA POINTE DES FUSILS!

James Gabriel rejette du revers de la main de manière répétée et
irresponsable tous les plans de résolution pacifique de la crise dans la 
communauté. Les Peacekeepers qui se sont occupés d’assurer les services de
 police de Kanehsatake entre janvier et mars ont trouvé peu ou prou de 
preuves d’activité criminelle, et absolument aucune trace de crime
organisé,  opérations de cultures hydroponiques ou trafic de drogue en
effervescence.  Jacques Chagnon a auss émi la remarque qu’il n’avait
observé aucun problème  concernant l'ordre public après une visite
surprise dans la communauté.

1er avril 2004 - Le nouveau chef de police de Gabriel, Ed Thompson, arrive
 seul à la station de police de Kanesatake vers minuit, et invite les 
employés à rentrer chez eux. Des membres de la communauté continuent 
d’occuper le bâtiment et de mener à bien des patrouilles communautaires
dans  Kanehsatake. Le chef Thompson ne passe pas une seule journée à
Kanehsatake.  Lui et sa force opèrent à partir de l’hôtel de ville d’Oka.

10 avril 2004 - Les Chefs dissidents rencontrent le représentant Roger 
Augustine de l’Unité d’intervention rapide de l’Assemblée des Premières 
Nations. Augustine recommende Ralph Brant de Tyendinaga comme médiateur. 
Augustine rencontre le représentant de Gabriel, Mike Stalk, qui soutient
la proposition.

13 avril 2004 - 14 mandats d’arrêt et 10 citations à comparaître sont émis
 contre 24 résidents de Kanehsatake au sujet des manifestations du 12 
janvier. Tous sont accusés de “participation à un émeute” et
“séquestration”  d’officiers de police. Aucune accusation n’est portée au
sujet de l’incendie  de Gabriel. Les gens arrêtés sont forcés de signer
une clause de
bannissement pour être libérés - condition qui n’est pas imposée par la
communauté mohawk, mais par Chagnon  et la Couronne - une clause politique
pour aider Gabriel a se débarrasser de  l’opposition.

17/20 avril 2004 - Gabriel rencontre le Chef national de l’Assemblée des 
Premières Nations Phil Fontaine qui rapporte que la rencontre a été 
fructueuse. Gabriel accepte de réagir à la proposition de médiation aprèes
 avoir consulter les Chefs. Gabriel ne contacte pas les Chefs et ne 
recontacte pas Phil Fontaine, mais envoie plutôt, le 20 avril, la police
de  l’ETP escortée par la SQ dans Kanehsatake. Ed Thomson et Larry Ross 
conduisent en trombe dans la communauté à la tête d'un cortège de 14 
officiers, ignorant sciemment les limites de vitesse.

27 avril 2004- Ed Thompson émet un communiqué de presse stipulant qu’il a 
augmenté le nombre d’officiers de police de manière à mettre de la
pression  sur ceux qui “entravent la loi et l’ordre”. Il veut utiliser les
mandats  d'arrêt pour le restant des 24 personnes qui n’ont pas encore été
arrêtés.  Il affirme qu’il utilisera la force si nécessaire.

28 avril 2004 - Gabriel a rendez-vous avec le médiateur Ralph Brandt à 
10h00, mais ne s’y rend pas. Au lieu de ça, il envoie 60 officiers 
anti-émeute, menés par Isaac aux points d’entrée de Kanehsatake. Larry
Ross  est identifié parmi eux.

29 avril 2004 - Ralph Brant rencontre les Chefs dissidents et la
Commission  de police dissoute. Tous s’entendent pour qu’un tiers service
de police  neutre patrouille la communauté de manière temporaire durant la
médiation  entre les factions du Conseil de bande. Gabriel répond à Brant
qu’il ne  participera pas à la médiation tant que la “loi et l’ordre”
n’auront pas été  rétabli- i.e. SA loi et SON ordre.

3 mai 2004 - Premier jour en cour pour les 24 interpellés. La clause de 
bannissement est renversé pour tous les défendeurs, sauf trois, pour cause
 d’inconstitutionnalité. Un précédent a toutefois été établi. Les
résidents de Kanehsatake sont exaspéré  par le refus de Gabriel  de
participer à la médiation et par les policiers qui fourmillent aux 
limites de la communauté. Une initiative communautaire chasse les
policiers  de cette zone.

5 mai 2004 - Une journée après la mort du Warrior mohawk Joe David
(paralysé  suite à de blessures par balle lors d’une opération menée par
Ross et Isaac  en 1999), le ministre Chagnon annonce une entente avec
Gabriel pour une  opération conjointe de la SQ, de la GRC et de la Police
mohawk de Kanesatake  pour “rétablir l’ordre” immédiatement. Gabriel
rabroue Chagnon pour cette  déclaration prématurée. La semaine suivante,
le ministère de la Sécurité  publique du Québec refuse à Gabriel les 1.8
millions de dollars requis pour les services policiers  jusqu’au mois
d’août. Les fédéraux ne font pas de déclarations à ce sujet.

17 mai 2004 - Trois femmes de Kanehsatake s’adressent aux Nations Unies à 
New York au sujet de la souveraineté nationale et des droits de la
personne  qui sont violés au Canada. Le représentant canadien quitte la
salle  abruptement. Le 22 mai, des représentants du Haut Commissariat aux
droits  humains colligent en territoire mohawk des informations sur
Kanehsatake et  Kahnawake pour un rapport à l’ONU.

25 mai 2004 - Chagon déclare à l’Assemblée nationale à Québec que 
“Kanehsatake est bien plus violente que le reste de la société”. Des
propos  battant en brèche l’humanité des Mohawks - pour préparer le
terrain à une  nouvelle invasion ? Il en rajoute un peu plus tard en
attribuant au jeune âge des résidents la situation délicate de Kanehsatake
Il est forcé de  présenter des excuses publiques, et certaines voix
s'élèvent pour exiger sa  démission.

28 mai 2004 - Quatre voiture de police de Kanehsatake sont brûlés 
volontairement. Chagnon assure l’Assemblée à Québec que la loi et l’ordre 
tiennent toujours. La SQ est admise à Kanehsatake pour examiner les 
véhicules.

MISE AU POINT

La description médiatique de Kanehsatake comme une communauté hors-la-loi
et  opposée à la présence de services policiers est un mensonge. La
communauté  et le Conseil ont répété à plusieurs reprises qu’ils voulaient
un service de  maintien de la paix, avec la condition simple et
raisonnable que ce service soit professionnel et apolitique. Les policiers
de Gabriel  ont des dossiers criminels chargés, sont actuellement sous
enquête au  criminel, sont le sujet de plaintes au comité de déontologie
policière, ont une formation bâclée et insuffisante ou encore  ont été
rejeté par d’autres forces policières. Kanehsatake aurait un service 
policier depuis belle lurette si ce n’était de l’interférence politique de
 Gabriel et de ses fidèles suppôts dans les gouvernements provincial et 
fédéral.

VOTRE SOUTIEN EST NÉCESSAIRE

Les résidents de Kanehsatake demandent urgemment votre présence pour 
prévenir un bain de sang et mettre fin à l’agression orchestrée par le 
gouvernement fédéral. Ils veulent un processus de négociation pacifique - 
pas sous le menace des fusils.

La communauté veut une résolution entre Mohawks de ce problème sans 
interférence canadienne et québécois. Aider les Mohawks à tenir les 
représentants officiels canadiens et québécois responsable de la
fabrication  artificielle et illicite de cette crise à Kanehsatake.

EXIGEZ:

1) Un audit sur la mauvaise gestion par un tiers des fonds de Kanehsatake 
par PriceWaterhouseCoopers et la Hartel Financial Management Corporation, 
audit complété à la satisfaction de tous à Kanehsatake.

2) Une enquête judicaire sur les agissements de tous les représentants 
impliqués dans les négociations avec Gabriel au sujet des services de
police  à Kanehsatake, incluant le Départment fédéral de la Sécurité
publique, le  Ministère québécois de la Sécurité pblique; le Ministère
fédéral des  Affaires Indiennes et le Secrétariat québécois aux Affaires
autochtones.

3) Une révocation de l’entente tripartite policière du 1er avril 2004 de 
Kanehsatake qui n’a pas été négocié ni signé par tous les Chefs du Conseil
 de Bande de Kanehsatake, ni approuvé par la communauté de Kanehsatake.

4) Une révocation de la Loi S-24, le “Kanesatake Interim Land Based 
Governance Act”, tel qu’exigé par la communauté, en attendant qu’une 
consultation légale complète et financée par le fédéral ait pu prendre
place  qu’un niveau de support pré-déterminé pour la nouvelle Entente ait
été  fixée, à la satisaction de tous à Kanehsatake.

5) Une enquête judicaire sur les agissements du négociateur fédéral, Eric 
Maldoff, et du représentant du Ministère fédéral des Affaires Indiennes, 
Walter Walling, pour de bris de devoir fiduciaire et menaces de punition 
financière à la communauté advenant une opposition à la Loi S-24.

Pour plus d’informations, ou pour appuyez nos revendications, contacter le
 Mouvement de solidarité avec les peuples autochtones/Indigenous People’s 
Solidarity Movement (IPSM), Montréal: ipsm at resist.ca

Versez vos dons au: “Kanehsatake Legal Defence Fund”,
Compte # 80962, Caisse Populaire Dejardins d’Oka, 1498
St. Philomène, Kanehsatake, Territoire mohawk, J0N 1E0

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English Version

Grand Chief James Gabriel of the Kanesatake Band Council is a politician 
dazzled by powers given by Quebec & Canada no matter the cost to his
community. People in Kanehsatake  are fed up with Canada & Quebec’s
attempts to use Gabriel to undermine  Mohawk sovereignty, culture, land
rights and economies. Learning about  Gabriel’s deals with government only
through press releases, the community`s  been excluded from
decision-making - a cornerstone of the consensus-based  Mohawk culture.
With Gabriel’s help, Canada has nearly accomplished its goal  of
subordinating Kanehsatake’s sovereign national status to that of a 
municipality through Bill S-24, the “Kanesatake Land Based Governance
Act”.  Canada’s January 12th attempt at imposing totalitarian rule over
Kanehsatake  - by funding Gabriel’s privately-controlled, 60-person police
force - left  community members no place in the affairs of their own
community. Or so  Gabriel hoped. Since January 12th, Kanehsatake residents
have demonstrated  their opinions through militant resistance, and
successfully stopped attempts at outside invasion and political
interference.

In 1994, leaked documents proved Canada was planning a 6,000-troop
military  invasion of Mohawk communities producing and selling their own
cigarettes.  One report stated the need to “target the Indian’s claim to
the inherent  right of inter-tribal trade with sister Mohawk communities
and the native  run tobacco manufacturing industry as a whole”. With all
other funds tightly  controlled by Department of Indian Affairs & Band
Council, the Mohawk  tobacco trade is the one autonomous source of income
enabling Mohawk  families and social services to sustain themselves. It
enables Mohawks to organize and fight Canada’s attempts to assimilate and 
control them. The growing economic strength of Mohawk Nations threatens
the  implementation of Canada’s colonial agenda, it’s not just about lost
tax  revenues. Canada’s January 12th “extraordinary” police operation, and
April  1st Tripartite Policing Agreement (which transfers control of
policing in  Kanehsatake to Canada, Quebec & Gabriel) both aim to crack
down on this  Mohawk economy not, as they claim, “organized crime”.

Chief Gabriel stated he wants his police to “cut the head off his 
opposition”. Gabriel’s opposition is Quebec & Canada’s too. This is why
our governments are so invested in  Gabriel’s leadership they`ve been
making deals excluding half the Chiefs on  Council and the whole of the
community. This is why Quebec & Canada maintain  Gabriel is “the sole
legitimate authority for Kanehsatake”. In the context  of 21st century
colonialism, Canada rewards native “leaders” willing to  place their
communities under Canadian and provincial jurisdiction. Last  year’s First
Nations Governance Act was defeated by the unified efforts of  Indigenous
communities across Canada. Now the strategy is to implement the 
legislation quietly, community-by-community, in order to avoid collective 
resistance. Once again Kanehsatake is drawing national attention to
Canada’s  colonial agenda by standing up to all the government can throw
at them. They  are determined to not allow Gabriel’s collusion with the
state to undermine their rights, nor set a precedent for the assimilation
of  other Indigenous Nations.

The future of Canadian/Indigenous relations is being played out, right
now,  in the Mohawk Nation of Kanehsatake. Kanehsatake residents urgently
request your presence to help  prevent bloodshed in their community, and
bring an end to federal and provincial sponsored aggression.  The
community is calling for a Mohawk-to-Mohawk, peaceful resolution to the 
crisis - one not  under the gun.Solidarity with Kanehsatake means standing
 shoulder-to-shoulder with the community and sharing in the burden of
their  struggle.If you can`t make it to Kanehsatake, call all Canadian &
Quebec  officials involved in this ploy. Demand they respect the Mohawk
peoples`right to determine an end to this crisis, and their political, 
economic and policing future.

BILL S-24 - THE REVOLUTION IS BASED ON LAND!

In late 1999 Gabriel entered negotiations with the feds to obtain lands 
purchased for Kanehsatake after 1990 Oka Crisis. As stolen land it should
be  handed over without stipulation, but Gabriel was willing to make
concessions. In March 2000, Indian Affairs Minister Robert Nault
introduced  Bill S-24  to senate hearings. By May 15th the House of
Commons passed the  Bill on its third reading. The community of
Kanehsatake were not informed or  consulted about the legislation.

June 2000 - As community celebrates Aboriginal day in the Pines, Gabriel 
hosts secret party to sign Act with Walter Walling (Department of Indian 
Affairs) & federal negotiator Eric Maldoff. A Kanehsatake Mohawk Police 
officer is spotted driving Robert Nault through territory in police
vehicle.  No one else knows historic moment is taking place.

September 2000 - Gabriel calls community referendum to ratify Act without 
disclosing details. Despite massive boycott by Mohawks demanding
information, referendum goes forward & Act passed by vote of 239 to 237.

Bill S-24 transfers $14 million worth of land to privately held
“Kanesatake  Orihwa’shon:a Development Corporation”. Lands transformed
from collectively-owned Mohawk territory  into “fee simple” private
property. Bill S-24 removes Mohawk tax exemptions & requires 
harmonization of Band by-laws with laws governing Oka. Act turns
Kanehsatake into a municipality.

September 2001 - Chief Crawford Gabriel meets Walling & Maldoff to re-open
 S-24 negotiations. He says previous process didn’t respect agreements in 
place for negotiations between Canada & Kanehsatake. Crawford says 
Kanehsatake needs legal opinion on Bill S-24, there hadn’t been informed 
consent, and 50% plus 2 vote not enough to pass lands issue. Crawford told
 Kanesatake already met minimum requirements by Canada to put deal in
motion  and S-24 must be respected. Walling & Maldoff threaten if
Kanesatake implements Act money will flow into  community. If not, they
will get nothing.

December 2001 - Community fed up. Gabriel kicked out of office in vote of 
non-confidence. Federal court overturns decision & issues injunction 
reinstating Gabriel as Grand Chief of Mohawk Council.

LAW & ORDER?   CANADA TURNS BACK ECONOMIC CRIME 


James Gabriel & Council allies drive Kanehsatake finances into the ground.
 Mainstream media reports Gabriel’s opponents upset by promised crack-down
on crime. Residents,  especially traditionalists, talk about job loss &
failed development projects that never received operational  financing.
All cultural programming cut, fund misapplied to pay Gabriel’s legal bills
& deficit  grows day by day.

Since 1998 - Allegations against Gabriel include: Band paid trips to 
Caribbean with allies;home renovations for supporters; man with 16
criminal  convictions paid $110,000 to conduct undercover investigations
on opponents;  $600,000 of budgeted project money misapplied;$400,000 in
personal loans  approved & $700,000 in contracts awarded without bidding
processes. From  $200 million awarded for negotiation of land claims, only
one acre added to  territory. Council paid $250,000 for cemetery obviously
“owned” by  Kanehsatake.

October 2003 - Kanesatake Mohawk Police Commission report $109,043.79
taken  from policing budget by Gabriel to pay unrelated legal fees.
Deficit causes  police cars to be removed from service due to unpaid
insurance bills & cuts  police  communications in July & December 2002
when Hydro bills not paid.

November 2003 - Kanesatake posts $1.3 million deficit. Department of
Indian  Affairs orders Kanesatake under financial trusteeship.
PriceWaterhouseCoopers awarded contract by Department without bidding 
process. PWC hired to ensure money spent in appropriate amounts,applied to
correct programs. Instead, PWC denies allocated program payments  &
misapplies $$ as directed by Gabriel.Corporation paid $208,000 of $450,000
 Band Office budget.

February 2004 - Invoice dated September 2003 - $4,552.33 for Gabriel’s PR 
firm Communication & Strategy. Paid February 6, 2004 by
PriceWaterhouseCoopers from Kanehsatake  Land Negotiations budget. Total
bill from Aug - Dec 2003, $17,746.

March 2004 - Since PWC becomes third-party manager, Kanehsatake deficit 
balloons to $3.1 million. Solicitor General ignores requests by Chiefs for
forensic audit.

January 2004 to present - Conservative estimate for Gabriel’s police
around  $100,000/week. Total - $2.5 to $3 million.

ATTEMPTED POLICE SIEGE & MOHAWK UPRISING!

“Mohawks look at cigarettes as a political issue, not a criminal issue”, 
says Kenneth Deer, editor of Eastern Door.“Êveryone who is against Gabriel
is being painted as organized  criminals and thugs. It stinks!”

December 24, 2003 - Gabriel, 3 loyal Chiefs & Chantal Bernier Assistant 
Deputy, Solicitor General’s office negotiate $900,000 deal for
“extraordinary policing” in Kanehsatake - strange day to conduct
government  business!

January 2, 2004 - Band Council Resolution (BCR) passed at unduly convened 
meeting allows 60-person police force led by Terry Isaac & Larry Ross (two
 ex-Kanesatake Police fired for tactical deficiencies & abuse of
authority)  to enter Kanesatake, and disbands community’s Police
Commission. Canada  recognizes resolution despite fact Band Office closed
Jan. 2nd and 3 Chiefs  not invited to meeting. Quebec Public Security
Minister Jacques Chagnon  later agrees BCR illegal.

January 12th Police State - Sixty-seven heavily armed police secretly 
recruited outside Kanehsatake laid siege to Kanehsatake Police Station. 
Police Chief Tracey Cross fired - replaced by Isaac & Ross. Neither KMPC -
 responsible for hiring/firing police and calling extraordinary police 
measures - nor 3 Chiefs informed or involved in deals allowing operation. 
Gabriel’s reasons for siege vary from crack-down on organized crime and/or
 tobacco vendors to replacing “ineffective” police force. Some recruits
feel  betrayed - told they’d be conducted drug raids and presence wanted
in  community. Chantal Bernier says she’s unable to say why funds granted,
but  “relatively certain” granted for “good reason”.

January 12th Mohawk Uprising - Illegally disbanded KMPC occupy police 
station where police, takenoff-guard hide out. Outside, 300 people gather
in protest of siege &  Gabriel’s audacity to bring in Isaac & Ross.
Invading force eventually tear-gas protesters. A handful  respond by 
burning down Gabriel’s home. Media demonize all protesters as criminal &
present Gabriel  as crime-fighting martyr. While Gabriel & Isaac appeal to
Quebec to bring in SQ & escalate crisis,  three Chiefs & KMPC seek support
from sister Mohawk communities to bring   mediated, peaceful end to
crisis.

January 13, 2004 - Crisis subsides with De-escalation Agreement negotiated
 by Kahnawake Grand Chief Joe Norton, three excluded Chiefs of
Kanehsatake,  members of KMPC, and leadership from Akwesasne. Reps from
Solicitor  General’s office and Quebec Security Ministry agree to plan.
Joint  Kahnawake-Akwesasne police force evacuate invading force from
Kanesatake.  Fired Police Chief Tracey Cross reinstated & protocol for
Kahnawake,  Kanehsatake & Akwesasne PeaceKeepers instituted to allow them
patrol of the  community. Chagnon criticized by PQ & Assembly of First
Nations for signing Agreement which they say allowed “criminals” to win.
PeaceKeepers patrol Kanehsatake
until March 31, 2004.

Prime Minister Paul Martin, Premier Jean Charest, Quebec Native Affairs 
Minister Benoit Pelletier &
Quebec Security Minister Jacques Chagnon all take pains to say they 
recognize Gabriel as “the sole legitimate authority in Kanesatake”.
Negotiation are conducted with Gabriel  and loyal Chiefs only. Pelletier
says: “We want to ensure [Gabriel’s] return in the community and  discuss
how we can reaffirm his authority and political legitimacy in the 
community”.  To date, Gabriel conducts business from a hotel in Laval, and
 his police force have not been allowed re-entry into Kanehsatake.

POLICE STATE KANEHSATAKE

Kanehsatake’s Tripartite Policing Agreement (TPA) with Quebec terminates 
March 31, 2004. New Agreement needed for April 1, 2004. Government
officials  negotiate Agreement with Gabriel and loyalists only. People in
Kanehsatake  know force will be used to exact Gabriel’s revenge against
political  opponents.

February 20, 2004 - Council and Police Chiefs from all Mohawk territories 
meet to discuss mutual-aid protocol ensuring Mohawk sovereignty and 
jurisdiction over policing maintained in situations of communities facing 
crisis.Gabriel not welcome at meeting.

March 11, 2004 - Opposition Chiefs call for 6-month extension of patrol by
 PeaceKeepers to allow opportunity to work toward long-term TPA with full
support of community.  Gabriel meets with Chiefs from Kahnawake, Akwesasne
& Six Nations and agrees  not to sign TPA until Mohawk-to-Mohawk mediation
process completed. Lies!

March 16, 2004 - At a meeting moved last minute to Hilton Hotel in Laval, 
Gabriel signs new TPA with Pelletier and Chagnon behind a line of 50 Laval
and SQ riot cops. There is  no media and opposition Chiefs again excluded
from negotiations they say,  “willfully and in bad faith by the government
of Quebec”. Kanehsatake  Elders, residents, KMPC and Chiefs begin
occupation of their community’s  police station.

April 1st Tripartite Policing Agreement

Contrary to propaganda on the Department of Public Safety website which 
says, “The new policing agreement sets out all the conditions for an 
effective and politically-independent police force”, the April 1st TPA 
brings Kanehsatake under Quebec jurisdiction as well as Gabriel’s complete
 control. The deal dissolves Kanehsatake’s community Police Commission and
 replaces it with the Kanesatake Public Security Commission. It is headed
by  Gabriel & loyal Chief Clarence Simon who hand-pick three other
members.

The three members, Gabriel & Simon select the Kanesatake Police Chief & 
officers, and  in case
control slips over Police Chief and Commission, Mohawk Council can
overturn  any dismissal of an officer made by them. The new Police Chief
must report  directly to the Quebec Minister of Public Security, and any
assistance  required by  KMP must come from SQ & RCMP rather than other
Mohawk police  services.

NO PEACE BY THE BARREL OF A GUN!

James Gabriel irresponsibly, and repeatedly rejects plans for peaceful 
resolution to crisis in community. PeaceKeepers in charge of policing
Kanehsatake from January to March find  little if any criminal activity,
and absolutely no evidence of organized  crime, grow operations or
burgeoning drug trade. Jacques Chagnon also  observes no law and order
problems after unannounced visit to community.

April 1, 2004 - Gabriel’s new Police Chief, Ed Thompson, arrives at 
Kanesatake Police Station around midnight by himself, tells staff to go
home. Community members continue to  occupy building and conduct Community
Watch patrols. Chief Thompson never  spends a day in Kanehsatake. He and
his force operate out of municipal  building in Oka.

April 10, 2004 - Opposition Chiefs meet Assembly First Nations Emergency 
Response Unit rep Roger Augustine to request assistance. Augustine 
recommends Ralph Brant from Tyendinaga to mediate dispute. Augustine meets
 Gabriel’s rep, Mike Stalk who supports proposal.

April 13, 2004 - Fourteen arrest warrants & 10 summons issued against 24 
Kanehsatake residents for January 12th protests. All charged with 
“participation in riot” and “forcible confinement” of police officers. No 
charges laid for burning of Gabriel’s home. People arrested forced to sign
 condition of banishment from community to be released – condition not 
imposed by Mohawk community, but Chagnon and Crown - political move to
help  Gabriel get rid of opposition.

April 17/20, 2004 - Gabriel meets AFN national Chief Phil Fontaine who 
reports meeting positive. Gabriel agreed to give answer regarding
mediation  proposal after consulting with Chiefs. Gabriel does not contact
Chiefs or  get back to Phil Fontaine, but on April 20th sends TPA police
with SQ  escorts into Kanehsatake. Ed Thompson and Larry Ross lead 14
officers  through community recklessly ignoring speed limits.

April 27, 2004 - Ed Thompson issues press release stating he’s increased 
number of police officers in order to increase pressure on those
“preventing law and order”. Wants to  execute warrants on remainder of 24
people who’ve not yet been arrested.  Says will use force if need be.

April 28, 2004 - Gabriel scheduled to meet mediator Ralph Brant at 10am, 
doesn’t show. Instead, sends 60 riot cops lead by Isaac to entry points of
 Kanehsatake. Larry Ross among them.

April 29, 2004 - Ralph Brant meets with opposition Chiefs and disbanded 
Police Commission. All agree to a neutral 3rd party policing body to
patrol  community on interim basis during mediation between Band Council
factions.  Gabriel responds to Brant - will not participate in mediation
until “law and  order established” - his law and order.

May 3, 2004 - First day of court for 24 arestees. Banishment condition 
overturned for all but three defendants, due to unconstitutionality.
Presedent remains. Kanehsatake  residents fed up with Gabriel’s
unwillingness to join mediation and cops  hanging around outskirts of
community. Community initiative repels cops from  area.

May 5, 2004 - Day after death of Mohawk Warrior Joe David (shot &
paralyzed  in operation lead by Ross and Isaac in 1999) Chagnon announces
deal with  Gabriel for joint SQ, RCMP, KMP operation to “restore order”
effective  immediately. Gabriel chides Chagnon for speaking prematurely.

Following week, Quebec Public Security denies Gabriel’s request for $1.8 
million for policing
through August. Feds haven’t said what they’ll do.

May 17 - Three Kanehsatake women address U.N. in New York about
international sovereignty and human rights being violated by Canada.
Canada  walks out of meeting. May 22 reps from High Commissioner for Human
Rights  collect info on Kanehsatake to report to U.N.

May 25 - Chagnon tell Legislature Kanehsatake “much more violent than the 
rest of society”. Dehumanization before invasion.

May 28 - Four Kanesatake Police vehicles burned. Chagnon assures
legislature  law-and-order prevails - SQ allowed to collect evidence.

SETTING THE RECORD STRAIGHT

The media portrayal of Kanehsatake as lawless and opposed to policing is a
 lie. The community and Council have repeatedly called for peacekeeping
with the simple and  reasonable request it be delivered in professional &
non-partisan manner.  Gabriel’s police have criminal records,are under
criminal investigations, ethical complaints, are undertrained or have been
rejected  by other PeaceKeeping forces. Kanehsatake would have had proper
policing  long ago if not for the political interference by Gabriel and
his supporters  in provincial and federal governments.

YOUR SUPPORT IS NEEDED

Kanehsatake residents urgently request your presence to prevent bloodshed 
and bring federally sponsored aggression to a halt. They want a peaceful 
negotiation process – not one under the gun. The community is asking for a
 Mohawk-to-Mohawk resolution without Canadian and Quebec interference.
Help  hold the Canadian and Quebec officials responsible for crisis of
their  illicit manufacture of the Kanehsatake crisis.

DEMAND:

1)  A forensic audit into the third-party mismanagement of  Kanehsatake
funds by
PriceWaterhouseCoopers & Hartel Financial Management Corporation,
completed  to the satisfaction of all Kanehsatake community members.

2) A judicial inquiry into conduct of all officials involved in 
negotiations with Chief Gabriel  for the purpose of policing in
Kanehsatake  including, the Department of Public Safety & Emergency
Preparedness; the  Quebec Public Security Ministry; the Department of
Indian Affairs and  Ministry of Quebec Native Affairs.

3) A repeal of the April 1, 2004 Kanesatake Tripartite Policing  Agreement
that was not negotiated or signed by all Chiefs on Kanesatake Band 
Council, nor the community of Kanehsatake.

4) A repeal of the Kanesatake Interim Land Based Governance Act, as 
requested by the community, until a fully funded legal review can be 
conducted, informed community consultation can take place and a
pre-determined level of support for the Agreement can be set to the 
satisfaction of all Kanehsatake community members.

5) A judicial inquiry into the conduct of Federal Negotiator, Eric 
Maldoff and Department of Indian Affairs representative, Walter Walling
for  breach of fiduciary duty and threats to the community of financial 
punishment should Kanehsatake not to go forward with Bill S-24.

For more info, or to endorse demands, contact  Indigenous People’s 
Solidarity Movement, Montreal: ipsm at resist.ca

Please donate to: “Kanehsatake Legal Defence Fund”,
Account # 80962, Caisse Poulaire Dejardin, Oka, 1498
St. Philomene, Kanehsatake, Mohawk Territory, J0N 1E0




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