[Gestegauche] le 20 mars, ça vous dit?...

nicolas.vanderesse at free.fr nicolas.vanderesse at free.fr
Wed Mar 11 19:15:43 PDT 2015


Les copinous,

une personne a envoyé des questions au festival de théâtre anarchiste, ainsi qu'à une compagnie qui y a déjà présenté des trucs. Comme je suis dans le FITAM et qu'en plus cette personne demandait expressément à Ambroise de répondre, je me suis doit que les questions étaient pour le Geste gauche.

Alors je vous les mets ci-dessous. J'ai déjà commencé à répondre, mais hésitez pas à modifier ou à prendre des notes pour qu'on en discute la prochaine fois qu'on se voit.

Tshaw

Nico


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Mise en scène

Du coup cette partie est un peu en dehors du reste, si Nico ou Ambroise ou autres ont envie de parler un peu de leurs projets, c'est très intéressant pour moi de savoir comment  peut se dérouler le montage d'une pièce dans ce contexte. J'ai posé quelques questions mais si certains points vous paraissent plus importants à développer ou vous intéressent, présentez le choses comme vous le souhaitez.
* Je vais répondre au nom du Collectif du geste gauche, qui est une compagnie historiquement associée au FITAM. Nous avons eu plusieurs noms avant de trouver notre identité et rassembler toutes nos créations sous une même entité, comptant actuellement une petite dizaine de comédiens et comédiennes non professionnel-le-s.

Certaines pièces sont-elles montées uniquement pour être jouées au festival ?
* En ce qui concerne le Geste Gauche, oui. Sur les 6 pièces que nous proposons, 5 ont été conçues pour une participation au FITAM. C'est aussi le cas en 2015 avec deux nouvelles créations. En revanche, les pièces, une fois créées et présentées, ont une vie : nous les récrivons, redistribuons parfois les rôles, et les présentons dans d'autres lieux.

La mise en scène est-elle collective ?
* Oui et non, mais plutôt oui. Sur certaines pièces, une personne a l'initiative, mais d'une façon générale elle est à l'écoute des comédiens et comédiennes.

Le lien avec l'anarchie se fait-il dans le choix des thèmes, de l'organisation interne ? 
* Les deux. Le choix des thèmes, assurément. Nos pièces traitent d'utopie, d'aliénation technologique, de fragments de l'histoire anarchiste, de féminisme, de rapports de domination... (mais pas tout cela en même temps). Par ailleurs, notre organisation est relativement horizontale : nous décidons ensemble de ce que nous présentons et de la distribution des tâches. Nous tenons aussi à ce que nos pièces soient proposées gratuitement. Il se peut en revanche que nous soyons assez classiques sur la forme : nous montrons des spectacles où les gens restent assis et nous écoutent. Cela ne les empêche pas de réfléchir et, bien entendu, de discuter avec nous après. Mais ça reste classique au sens de la division entre spectateurs-spectatrices et comédiens-comédiennes. Le lien avec l'anarchie existe cependant et tient à ceci : pour la plupart, nous n'avions jamais fait de théâtre il y a 3 ans. Aujourd'hui, avec l'aide de quelques personnes, à force d'enthousiasme, d'engagement personnel et collectif, nous avons réussi à monter une compagnie qui tient la route, qui a des choses à dire et qui aime faire ce qu'elle fait. DIY.

Pour vous, le propos politique prime t-il sur l'esthétique ?
* Certainement pas. Il est relativement facile de faire un spectacle pas très intéressant avec un contenu politique radical. C'est même un danger : faire passer les idées avant une exigence minimale de qualité et de préparation. 
Pour le dire autrement : nous souhaitons que des personnes nous consacrent leur soirée, qu'elles se déplacent, viennent s'asseoir sur des chaises qui parfois ne sont pas très confortables, et prêtent attention à ce que l'on fait sur scène pendant une heure et demie. Il est donc hors de question de proposer une pièce approximative, une pièce pour « pour nos ami-e-s » ou un tract mis en scène. C'est aussi à ces conditions que nous pouvons, peut-être, toucher un public non militant. Pour reprendre les mots d'un spectateur du FITAM, « ce n'est pas parce qu'on est anarchistes qu'on n'a pas d'exigences ».

Les textes sont-ils des créations ou déjà existants ?
* Les deux. Nous avons actuellement 4 adaptations et 2 créations. Dans certains cas, les adaptations sont faites à partir de textes qui ne sont pas écrits pour le théâtre (conte pour enfants, bande dessinée, discours...). 

Comment les décisions sont-elles prises ?

Les membres de la compagnie sont-ils amateurs ou pros ?



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