[Bloquez l'empire!] Policiers payés par l'armée: l'ambassadeur afghan au Canada appu ie la mesure
tatiana at resist.ca
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Thu Oct 11 07:45:33 PDT 2007
http://www.cyberpresse.ca/article/20071011/CPACTUALITES/710110654/5358/CPPRESSE
Le jeudi 11 octobre 2007
Policiers payés par l'armée: l'ambassadeur afghan au Canada appuie la mesure
André Duchesne
La Presse
L'ambassadeur de l'Afghanistan au Canada, Omar Samad, appuie la mesure
prise par l'armée canadienne de verser sans intermédiaire leur salaire aux
policiers afghans. Mais cette mesure doit être temporaire, avertit-il.«À
court terme, comme solution dans l'immédiat, c'est une bonne façon de
résoudre le problème, dit-il en entrevue à La Presse. Mais le but du
gouvernement afghan comme celui de ses partenaires internationaux est de
renforcer la gouvernance et l'imputabilité dans le pays. Donc, à long
terme, nous devons trouver des solutions afghanes à ces problèmes.»
Mardi, le quotidien The Globe and Mail a rapporté que l'armée canadienne
avait entrepris de payer directement les policiers afghans de Panjwayi et
Zhari, régions situées à l'ouest de Kandahar.
Normalement ces policiers reçoivent une paie mensuelle du ministère de
l'Intérieur. Le problème est qu'en l'absence d'un système bancaire solide,
l'argent passe par plusieurs intermédiaires, qui en prélèvent une part,
avant d'aboutir dans les poches des policiers. Déjà sous-payés, ces
derniers se retrouvent souvent sans le sou. Pour survivre, ils réclament
alors des pots-de-vin aux civils.
«La question des faiblesses de la police afghane et celle de la corruption
dans certaines parties du gouvernement est connue, poursuit l'ambassadeur
Samad, joint à Ottawa. Dans un cas comme dans l'autre, nous sommes dans un
processus de reconstruction. Nous devons faire tout ce qui est en notre
pouvoir pour aider les policiers.»
Dans son numéro d'hier, La Presse rapportait les commentaires, fort
divisés, d'une dizaine d'experts au sujet de cette mesure. Certains
estimaient que l'armée avait bien fait de prendre des moyens radicaux pour
assurer le paiement intégral des salaires des policiers, avec qui les
soldats travaillent étroitement. D'autres affirmaient au contraire que le
fait de se substituer au gouvernement afghan pour faire ce travail
relevant d'un État est un dangereux précédent.
Après une attente de 24 heures, la Défense nationale a finalement réagit
officiellement hier. Selon le lieutenant Isabelle Richer, porte-parole de
la Défense, la mesure prise à la fois par les soldats canadiens et
américains qui forment les policiers afghans, est temporaire.
«Dans un effort visant stabiliser la police afghane à long terme,
plusieurs initiatives sont en cours. Nous effectuons un recensement des
membres qualifiés de la police afghane et nous avons pris des mesures pour
assurer le paiement régulier des salaires. On s'est aperçu que le paiement
de ces salaires était inefficace et sporadique.»
Auparavant, il incombait aux quartiers généraux des secteurs (tel
Panjwayi) de payer les policiers. Maintenant, la tâche relève directement
du quartier général de la province de Kandahar qui travaille en étroite
collaboration avec l'Équipe de reconstruction provinciale composée de
militaires des nations présentes en Afghanistan.
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