[Bloquez l'empire!] [KADER] AGISSEZ POUR SOUTENIR KADER !// TAKE ACTION IN SUPPORT OF KADER !
Comité de soutien d'Abdelkader Belaouni
soutienkader at gmail.com
Thu May 17 14:07:56 PDT 2007
(ENGLISH FOLLOWS)
500 JOURS D¹ASILE !
-*-*-* AGISSEZ POUR SOUTENIR KADER MAINTENANT *-*-*-
** TÉLÉPHONEZ/ENVOYEZ UNE TÉLÉCOPIE OU UN COURRIEL ET DITES
CLAIREMENT : 500 JOURS, C¹EST BIEN, BIEN TROP LONG ! **
Mardi dernier, 15 mai, était le 500e jour d¹asile d¹Abdelkader Belaouni
(Kader) dans l¹église St-Gabriel à Montréal, où il s¹est réfugié au 1er de
l¹an 2006 pour échapper à l¹expulsion.
Ce même jour, 15 mai, l¹émission de radio « the Current » du réseau anglais
de Radio Canada a fait un reportage sur Kader (que l¹on peut entendre à :
www.cbc.ca/thecurrent/2007/200705/20070515.html). Ce reportage national est
une évolution importante dans la lutte de Kader.
Jeudi 17 mai, Kader a tenu une conférence de presse dans l¹église
St-Gabriel, où des groupes de la société civile québécoise qui soutiennent
Kader ont exigé l¹octroi d¹un statut de résident permanent dans une lettre
ouverte à la ministre fédérale de l¹Immigration, en lui demandant de la
rencontrer pour trouver une solution à cette situation inacceptable (voir le
texte ci-dessous ou à l¹adresse suivante : www.soutienpourkader.net).
Nous vous demandons donc de faire ce qui suit :
ENVOYEZ UN COURRIEL OU UNE TÉLÉCOPIE OU BIEN TÉLÉPHONEZ À DIANE FINLEY.
Dans votre message :
* indiquez que vous avez entendu parler du reportage actuel et que vous avez
lu la lettre ouverte de soutien envoyée par des membres de la société civile
québécoise;
* appuyez Kader dans sa demande de « statut de résident permanent pour motif
d¹ordre humanitaire »;
* indiquez que vous considérez que le refus du gouvernement à l¹endroit de
Kader est discriminatoire et injuste, et qu¹il est une perte pour le Canada
(voyez plus bas les indications pour écrire la lettre, ou formulez des
objections en vous fondant sur le reportage actuel ou sur la lettre des
organisations québécoises);
* faites savoir que vous vous inquiétez du fait que Kader a essayé tant
d¹options différentes et qu¹il n¹est TOUJOURS pas accepté;
* mettez la ministre au défi de RENCONTRER DES REPRÉSENTANTES ET
REPRÉSENTANTS DE KADER pour trouver une solution afin qu¹il demeure au
Canada.
Diane Finley, ministre de la Citoyenneté et de l¹Immigration
Courriel : ministre at cic.gc.ca et finled0 at parl.gc.ca
Télécopieur : 613 996-9749
Téléphone : 613 954-1064
*** Veuillez confirmer que vous l¹avez fait.
*** Veuillez transmettre ce message aux personnes que vous connaissez.
Solidairement,
Le Comité de soutien pour Abdelkader Belaouni
www.soutienpourkader.net <http://www.soutienpourkader.net>
tél. : 514 859-9023
soutienkader at gmail.com <mailto:soutienkader at gmail.com>
Pour vous inscrire sur notre liste de nouvelles:
soutienkader-subscribe at lists.resist.ca
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Guide pour lettres d¹appui pour Abdelkader (Kader) Belaouni
Ce qui suit est un guide une guide pour vous aider à écrire une lettre
d¹appui pour Abdelkader Belaouni. Au lieu de fournir un lettre-type, nous
vous encourageons à personnaliser votre lettre, soulignant les facteurs
importants de son cas qui sont expliqués ci-dessous
Sa campagne:
Recevoir le statut de résident permanent au Canada en vertu de
considérations humanitaires.
Voici une liste des éléments que vous pourriez discuter dans votre lettre :
· Handicap, immigration et travail : La demande de Kader pour un statut
de résident permanent en vertu de considérations humanitaires a été rejetée
en novembre 2005 en grande partie parce qu¹il n¹a pas travaillé au Canada
dans le cadre d¹un emploi salarié. Ceci, soulève la question de la
sous-évaluation des contributions Œ travail - des personnes handicapées et
de la discrimination et autres obstacles auxquels font face ces personnes
dans leur recherche de travail rémunéré. Kader avait également des
difficultés à trouver du travail précisément en raison de son statut
temporaire au Canada. Il n¹est pas éligible aux programmes conçus pour
rétablir l¹égalité des chances des personnes non voyantes sur le marché du
travail; il a été confronté au même type de discrimination, dans sa
recherche d¹emploi, que les autres personnes ayant un statut temporaire
(désigné par un « 9 » sur la carte d¹assurance sociale).
· Contribution à la société canadienne: Kader s¹est intégré avec succès
à la société canadienne et québécoise et à fait des contributions
importantes en s¹impliquant à titre de bénévole auprès de groupes
communautaires comme l¹Association multi-ethnique pour l¹intégration des
personnes handicapées, le Welfare Rights Committee, et CKUT Radio 90.3 FM.
· Famille de facto au Canada : Kader a tissé un réseau d¹amis, de
connaissances et de voisins à Pointe-Saint-Charles et ailleurs à Montréal.
Cette famille élargie a démontré sa détermination à lui offrir du soutien
quand il en a eu besoin. Kader s¹est enraciné à Montréal et considère
désormais que sa maison est ici. De plus, il y a cinq citoyen canadiens qui
s¹engagent à le parrainer si la résidence est octroyée.
· Trop de déplacements forcés : Deux fois déjà, Kader a déjà du
s¹enfuir et recommencer sa vie: une fois à partir de l¹Algérie, durant la
guerre civile; et une seconde fois depuis les États-Unis en raison des
attaques dirigées contre les Arabes et Musulmans suite aux événements du 11
septembre 2001. Il serait cruel de le déraciné une troisième fois. Pour un
non voyant, le déplacement forcé est d¹autant plus difficile.
· Craintes liées à un retour forcé en Algérie : Kader est confronté à
une incertitude et une insécurité totales s¹il est expulsé. Il craint un
retour au pays qu¹il a fuit il y a maintenant plus de dix ans, au plus fort
de la guerre civile qui y sévissait, et où personne ne peut assurer sa
sécurité aujourd¹hui. S¹il est expulsé du Canada, il devra d¹abord passer
par les États-Unis, où il sera sans doute détenu en attendant d¹être déporté
vers l¹Algérie. Mis à part l¹ordre d¹expulsion émis contre lui, Kader se
sent en sécurité au Canada. Ce serait inutile et inhumain de le renvoyer de
force dans une situation d¹insécurité.
· Lourd handicap visuel : Le handicap de Kader rendrait encore plus
difficile son ajustement à la vie en Algérie après 10 ans d¹absence. Par
ailleurs, son handicap augmente énormément le niveau d¹incertitude et
d¹insécurité qui l¹attend en Algérie. Comme le niveau d¹appui institutionnel
fourni aux non-voyants en Algérie est très inférieur à celui que l¹on
retrouve au Canada, l¹autonomie et la dignité de Kader sont directement
menacées.
Quelques uns des organismes qui ont déjà appuyé la demande de Kader pour un
statut de résident permanent :
· Amnistie Internationale
· Office de la Pastorale sociale, Diocèse de Montréal
· Institut Nazareth & Louis-Braille
· La Fédération Arabe Canadienne
· La ligue de droits et libertés
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LETTRE OUVERTE À LA MINISTRE DE L¹IMMIGRATION
Honorable Diane Finley
Ministre de la Citoyenneté et de l¹Immigration
Chambre des Communes
Ottawa (Ontario) Canada
K1A 0A7
Le 17 mai 2007
LETTRE OUVERTE À LA MINISTRE DE L¹IMMIGRATION MADAME DIANE FINLEY, AU SUJET
D¹ABDELKADER BELAOUNI, RÉFUGIÉ DANS UNE ÉGLISE DEPUIS 502 JOURS
Madame la Ministre,
Nous sommes des organismes communautaires et des ONG agissant au Québec.
Nous sommes impliqués dans une grande variété d¹activités couvrant de larges
secteurs de la société québécoise.
Nous prenons contact avec vous au nom d¹Abdelkader Belaouni, qui depuis
janvier 2006 s¹est réfugié dans une église de Montréal pour échapper à la
déportation. Depuis plus d¹un an, nous avons tenté en vain d¹attirer
l¹attention d¹Immigration Canada et des ministres qui s¹y sont succédé, sur
le sort d¹Abdelkader Belaouni.
En décembre 2005, le Comité d¹aide aux refugiés-Montréal a écrit à
Immigration Canada, dans les termes suivants : « Monsieur Belaouni subirait
des ³traitements ou peines cruels et inusités² s¹il était forcé à quitter le
Canada et, pour cette raison, nous vous exhortons de lui permettre de
demeurer au Canada. » (traduction) CAR-Montréal est un organisme religieux à
caractère charitable qui se porte à la défense des demandeurs de statut de
réfugié au Québec. Il a pour mission de coordonner le travail de protection
des réfugiés de la Table de concertation au service des personnes réfugiées
et immigrantes (TCRI) et est un membre actif du Conseil canadien des
réfugiés (CCR).
Également en décembre 2005, le Comité des droits sociaux du Sud-Ouest de
Montréal a écrit, au soutien de monsieur Belaouni : « M. Belaouni s¹est bien
intégré à la vie de notre quartier, participant à nombre d¹activités
communautaires et s¹étant fait de nombreux amis dans la population locale.
Abdel-Kader est maintenant un des nôtres et c¹est pourquoi tant des gens
chez nous sont si préoccupés pour sa sécurité. » Le Comité des droits
sociaux du Sud-Ouest de Montréal ¦uvre dans le quartier Pointe-Saint-Charles
de Montréal, où habite Abdelkader Belaouni. Monsieur Belaouni était un
membre actif de cet organisme avant qu¹il reçoive l¹ordre de déportation.
En janvier 2006, la Table de concertation Action-Gardien a écrit ce qui suit
à l¹honorable Monte Solberg : « Nous sommes étonnés autant que fâchés
d¹apprendre que le Canada veut déporter M. Abdelkader Belaouni depuis le 5
janvier dernier. M. Belaouni est un homme qui a surmonté de multiples
obstacles dont une déficience visuelle importante, et qui a su se bâtir une
vie digne et stable ici à Montréal, cela après avoir été déplacé par deux
fois. [Š] Pourquoi le Canada cherche-t-il à déporter vers la détention, le
renvoi et l¹insécurité un individu qui a grandement contribué à notre
communauté, tout en vivant une vie digne et autonome au pays ? »
Action-Gardien est une coalition d¹environ 25 organismes communautaires de
la Pointe-Saint-Charles.
Également en janvier 2006, la Confédération des organismes de personnes
handicapées du Québec (COPHAN) a écrit à l¹Honorable Solberg, dans les
termes suivants : « Considérant que Monsieur Belaouni a démontré une bonne
volonté et capacité à s¹intégrer dans la société québécoise, nous vous
demandons d¹arrêter le mandat de déportation et de lui accorder un permis de
résidence. » COPHAN est un réseau d¹environ 45 associations et organismes
¦uvrant pour les droits des personnes handicapées dans l¹ensemble du Québec.
En février 2006, Amnistie internationale écrivit à l¹Honorable Solberg, pour
l¹informer que monsieur Belouni « s¹est impliqué au sein d¹organismes
communautaires et de la vie de quartier, manifestant ainsi sa capacité
d¹adaptation à la société québécoise et canadienne. Par ailleurs, à deux
reprises déjà dans sa vie, il a dû se déplacer à la recherche d¹une vie
sécuritaire, plus digne et plus autonome. Pour que cesse cette quête pour
une vie meilleure et au nom de la dignité humaine, Amnistie internationale
vous demande d¹accorder immédiatement à Monsieur Belaouni le statut de
résident permanent, pour motifs humanitaires. »
En mars 2006, la Ligue des droits et libertés passa en revue l¹ensemble du
dossier de monsieur Belaouni et en arriva à la conclusion suivante : « Parmi
les raisons invoquées lors du refus de la demande de résidence au Canada
pour motifs humanitaires de M. Belaouni, le 24 octobre 2005, le fait qu¹il
n'a pas trouvé d'emploi rémunéré depuis son arrivée au Canada a été majeur
dans le refus de la demande. Nous considérons que l¹analyse du dossier de M.
Belaouni à cet égard a évacué des éléments fondamentaux qui doivent être
pris en considération dans le traitement du dossier d¹une personne aveugle.
Parmi les éléments qui n'ont pas été pris en compte dans l'examen de cette
demande en figurent deux de taille : les obstacles structurels face à
l'emploi que rencontre M.Belaouni et les efforts d'intégration qu'il a
réalisés dans ce contexte. Il est nécessaire de prendre en compte ces
éléments. Ceci nous semble une question de justice et d'égalité ... »
En avril 2006, l¹Institut Alfie Roberts écrivit à l¹Honorable Solberg : «
Ses contributions significatives et les liens solides qu¹il a établis sont
inestimables et sont la preuve de sa participation active et très appréciée
à notre communauté. C¹est pour ces raisons que nous vous écrivons pour
exprimer notre appui à la demande pour que le ministre de la Citoyenneté et
de l¹Immigration régularise sans délai son statut. » L¹Institut Alfie
Roberts est un centre de recherche et d¹éducation établi à Montréal, dont la
vocation est d¹encourager l¹étude et la recherche sur l¹histoire et le
développement social des communautés d¹origine africaine et caribéenne.
(traduction)
En décembre 2006, un porte-parole de l¹Église Unie du Canada écrivit à
l¹Honorable Solberg, en appui à monsieur Belaouni : « J¹insiste sur le fait
qu¹à mon avis le traitement de ce dossier a été mal fait; nous devons
explorer les manières de favoriser et non d¹entraver son accès à une
résidence permanente au Canada. Sa cécité ne devrait pas nous empêcher de
voir qu¹il a déjà apporté une contribution à sa communauté d¹accueil et
qu¹il veut pouvoir continuer à le faire. » (traduction)
En janvier 2007, le Centre communautaire des femmes sud-asiatiques (CCFSA)
vous a écrit, peu de temps après votre nomination comme Ministre de la
Citoyenneté et de l¹Immigration : « Le CCFSA trouve inacceptable que
monsieur Belaouni ait ainsi perdu une année entière de sa vie. Nous vous
demandons donc, en tant que Ministre de la Citoyenneté et de l¹Immigration,
d¹accorder sans délai le statut de résident permanent à monsieur BelaouniŠ »
(traduction) Le CCFSA est un organisme montréalais qui se consacre depuis
plus de 25 ans à fournir des services aux femmes immigrantes et réfugiées et
à leurs familles.
En février 2007, l¹Association multi-ethnique pour l¹intégration des
personnes handicapées (AMEIPH), vous a écrit : « Cela ça fait 13 mois que M.
Belaouni est prisonnier dans l¹église. La communauté lui offre beaucoup de
support, mais c¹est la prison quand même, sans pouvoir sortir et faire
toutes les activités qu¹un citoyen libre peut faire dans ce pays qui se veut
si démocratique ! Nous vous demandons, en votre qualité de Ministre de la
Citoyenneté et de l¹Immigration, d¹agir immédiatement en faveur de M.
Belaouni et de lui accorder la résidence sur la base de considérations
humanitaires. » Depuis 26 ans, l¹AMEIPH a ¦uvré pour faire reconnaître le
droit à l¹égalité des personnes handicapées de toutes origines. Monsieur
Belaouni a travaillé comme bénévole pendant un an pour l¹AMEIPH, comme
réceptionniste-téléphoniste.
Voilà un tout petit échantillon des nombreuses lettres qui vous ont été
envoyées, ainsi qu¹à vos prédécesseurs, au cours des 15 derniers mois,
faisant état de la qualité du soutien dont bénéficie monsieur Belaouni dans
le milieu des organismes communautaires québécois.
Nous savons aussi que des membres du Parlement fédéral de tous les grands
partis sont intervenus en faveur de monsieur Belaouni. Également, des
personnes en Europe commencent à entrer en contact avec les ambassades
canadiennes dans leur pays pour appuyer la demande de monsieur Belaouni pour
le statut de résident permanent au Canada.
Nous croyons que monsieur Belaouni doit pouvoir demeurer au Canada. Voici
quelques-unes des raisons pour cela :
L¹intégration à la société:
Monsieur Belaouni jouit d¹un réseau de soutien très étendu et très fort dans
son quartier de Pointe-Saint-Charles et dans tout Montréal, démontrant ainsi
la qualité de son intégration au Canada. Comme son député fédéral Thierry
St-Cyr l¹a déclaré au Parlement : « Il s¹est bien intégré à la communauté
québécoise. Il est appuyé par l¹ensemble de la communauté de
Pointe-Saint-Charles² (Hansard, 22 février 2007). Monsieur Norman Doyle,
président conservateur du Comité permanent de la Citoyenneté et de
l¹Immigration, ajoute : « Sa demande de résidence au Canada semble jouir
d¹un appui généralisé tant sur le plan juridique que moral et financier, de
la part de l¹ensemble de la communauté. » (Lettre à l¹Honorable Monte
Solberg de juin 2006, traduction)
Le parrainage financier:
Cinq personnes ‹ la professeure Guylaine Racine, Dr Pierre Dongier, monsieur
Ian Ilavsky, l¹abée James McDonald et monsieur Marc Champagne ‹ ont offert
de parrainer financièrement monsieur Belaouni jusqu¹à ce qu¹il devienne
autonome économiquement, garantissant ainsi à l¹État que celui-ci n¹assumera
aucun risque en lui accordant un statut conformément à la loi.
La participation à la société:
Par son travail bénévole avec des organismes tels que l¹AMEIPH et Comité des
droits sociaux du Sud-Ouest de Montréal, monsieur Belaouni a fait une
démonstration éclatante de sa capacité et de sa volonté d¹apporter une
contribution valable à sa communauté ‹ peut-être davantage que bien des
personnes qui ont la citoyenneté. Même après avoir pris asile, il s¹est
organisé pour pouvoir continuer à contribuer à la communauté, en animant par
exemple une émission de radio mensuelle sur les ondes de la station CKUT
90,3 FM, traitant de questions touchant son quartier, diffusée en direct de
l¹église où il est réfugié.
Un refus discriminatoire:
Le refus d¹octobre 2005 d¹accorder à monsieur Belaouni la résidence
permanente était basé principalement sur son absence d¹intégration au
travail. Cette décision, fondée sur la cécité de monsieur Belaouni,
constituait de la discrimination fondée sur le handicap. La Ligue des droits
et libertés conclut que « le fait d¹évaluer l¹intégration dans la société
canadienne de M. Abdelkader Belaouni sans tenir compte des obstacles
auxquels il est confronté en étant non-voyant et des efforts qu'il fait face
à ces obstacles constituerait de la discrimination et un non respect de la
Charte canadienne des droits et libertés. » (Analyse de la Ligue des droits
et libertés, mars 2006). Le refus omettait de tenir compte du fait que
l¹absence de statut de résident permanent lui fermait l¹accès à des
programmes de formation, pourtant considérés par le gouvernement canadien
comme une condition essentielle pour procurer aux personnes aveugles un
accès équitable au marché du travail.
L¹épreuve du déracinement:
Monsieur Belaouni a dû recommencer sa vie à deux reprises. En 1996, il fuit
la violence et l¹instabilité imposées par la guerre civile algérienne qui
faisait alors rage, au cours de laquelle des centaines de milliers de civils
furent tués et plusieurs milliers d¹autres déplacés. Au début 2003, il fuit
l¹atmosphère de tension raciale et les politiques de profilage racial,
telles le programme de « special registration », dans les États-Unis de
l¹après-11 septembre. Le déplacement est un défi pour tout le monde. Mais
pour une personne non voyante dans une société de voyants, le déplacement
impose un stress et des difficultés considérables, puisque l¹environnement
physique, les moyens de transport, les réseaux de services et les relations
de confiance et d¹entraide doivent être réappris et rétablis à chaque fois.
Le détachement et l¹éloignenent à l¹égard de l¹Algérie. Cela fait presque 11
ans que monsieur Belaouni n¹a pas vécu en Algérie.
La sûreté physique et la peur de retourner en Algérie:
L¹ensemble des motifs déjà évoqués sont plus que suffisants pour fonder la
demande de statut de résident permanent de monsieur Belaouni sur des
circonstances d¹ordre humanitaire. Il nous semble important quand même
d¹ajouter que la situation actuelle en Algérie est loin d¹être stable. Au
cours d¹un incident récent hautement médiatisé, des douzaines de personnes
ont été tuées et des centaines d¹autres blessées, lorsque des bombes ont
explosé à Alger le 11 avril 2007. Monsieur Belaouni se souvient trop bien de
la vulnérabilité particulière des personnes non voyantes, dans le contexte
de telles violences. Il serait impossible d¹assurer la sûreté physique de
monsieur Belaouni s¹il était retourné de force en Algérie.
La sécurité économique et l¹autonomie:
D¹après l¹expérience de monsieur Belaouni et selon des communications de
personnes vivant actuellement en Algérie, des programmes d¹équité
gouvernementaux au bénéfice de personnes non voyantes semblent, à toutes
fins pratiques, inexistants en Algérie. Il paraît évident que la même
sécurité économique et le même degré d¹autonomie que ceux qu¹il pourrait
avoir au Québec ne pourraient nullement être garantis à monsieur Belaouni
s¹il était déporté.
Monsieur Belaouni demande tout simplement de pouvoir vivre sans peur et dans
la dignité, ce qui n¹est que le droit fondamental de tout être humain. Par
la présente lettre nous appuyons fortement la demande de monsieur Belaouni,
fondée sur des circonstances d¹ordre humanitaire, pour le statut de résident
permanent.
En dépit de nombreuses lettres et de nombreux appels téléphoniques, dans un
flot incessant d¹appuis venant d¹organismes, d¹individus, de membres de la
classe politique, d¹organisations nationales et même de citoyens de pays
étrangers, le gouvernement semble n¹avoir encore pris aucune mesure pour
trouver une solution. On a ou bien refusé les demandes pour une rencontre en
vue de discuter les diverses options, ou bien l¹on a agi comme si de telles
demandes n¹avaient jamais été formulées.
Certains d¹entre nous connaissons monsieur Belaouni à travers son engagement
dans nos organismes et dans nos communautés. D¹autres parmi nous travaillons
quotidiennement avec les réfugiés et les immigrants. Nous connaissons les
problèmes que pose le système d¹immigration canadien. Pour nous, le fait que
monsieur Belaouni ait dû avoir recours à tant d¹approches différentes et que
malgré cela, il n¹ait toujours pas le statut de résident permanent au
Canada, est une parfaite illustration de ces problèmes. Nous sommes
convaincus que le cas de monsieur Belaouni en est un où la Ministre doit
intervenir. En intervenant, elle ferait preuve de sensibilité à l¹égard des
problèmes qui affligent nos communautés.
La vie de monsieur Belaouni est restée dans les limbes depuis plus que 500
jours. Cela met en péril son bien-être dans tous ses aspects.
Nous vous demandons donc de consentir à rencontrer une délégation de nos
organisations et des représentants de monsieur Belaouni avant la fin de mai,
afin de trouver une solution sans plus tarder.
Vous remerciant d¹avance pour l¹attention que vous accorderez à cette
lettre, confiants que vous donnerez suite aux demandes qu¹elle contient,
nous vous prions, madame la Ministre, d¹agréer l¹expression de nos
sentiments les meilleurs.
(voir les signataires à l¹adresse suivante: www.soutienkader.net)
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500 DAYS IN SANCTUARY!
-*-*-* TAKE ACTION IN SUPPORT OF KADER NOW *-*-*-
** CALL/FAX/EMAIL & MAKE CLEAR: 500 DAYS IS FAR, FAR TOO LONG! **
This past Tuesday, May 15th, Abdelkader Belaouni (Kader) marked his 500th
day of sanctuary in St-Gabriel's church, Montreal, where he took refuge on
new year's day 2006 to escape deportation.
On the same day, CBC's 'the Current', the most listened to radio show in
Canada, produced a feature report on Kader (listen at :
www.cbc.ca/thecurrent/2007/200705/20070515.html). This national report
marked an important development in Kader's struggle.
On Thursday May 17th, Kader held a press conference in St-Gabriel's church,
where Quebec civil society groups who support Kader's demand for permanent
resident status released an Open Letter to the Federal
Minister of Immigration, asking her for a meeting to find a solution to the
unacceptable situation (see text below or at www.soutienpourkader.net).
We ask you now to
EMAIL, FAX OR TELEPHONE DIANE FINLEY
In your message to her:
* mention that you have heard the Current report and read the open
letter of support from Quebec civil society;
* support Kader's demand for "Permanent Resident status on
humanitarian grounds"
* express your belief that the government's refusal of Kader is
discriminatory, unjust and a loss to Canada (see guidelines for letter
below, or raise points from the Current report or letter from Quebec
organizations)
* let her know that you are troubled that Kader has had to try so many
different options and STILL has not been accepted
* challenge her to MEET WITH KADER'S REPRESENTATIVES TO find a solution so
that Kader can remain in Canada
Diane Finley, Minister of Citizenship and Immigration
Email: ministre at cic.gc.ca and finled0 at parl.gc.ca and
Fax : (613) 996-9749
Tel: (613) 954-1064
*** Please confirm when you have done this.
*** Please pass on this message to your contacts.
In solidarity,
Comittee to Support Abdelkader Belaouni
www.soutienpourkader.net
tel. 514 859 9023
soutienkader at gmail.com
To join our newslist: soutienkader-subscribe at lists.resist.ca
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Guide for Support Letters for Abdelkader (Kader) Belaouni
The following is a guide to help you write a letter of support for
Abdelkader Belaouni. Rather than following a template, we are encouraging
you to personalize your letter, highlighting issues that are central to
Kader's case as they are detailed below.
Kader's campaign:
To be granted permanent residency in Canada on humanitarian & compassionate
grounds.
Here is a list of elements you might want to discuss in your letter:
- Disability, Immigration & Work: Kader's Humanitarian and Compassionate
Application (H&C) was refused in November 2005 largely based on the fact
that he has not worked for a salary in Canada. This raises the issue of the
under-valuation of the contributions - work - of people with disabilities
and ignores the very high discrimination and other barriers they face in
finding paid employment. Kader has also had problems getting paid work
precisely because of his temporary status in Canada. He has not been
eligible for programmes designed to redress the unequal opportunity for the
blind in the labour market; and he has faced the same discrimination which
all others with temporary status face when seeking a job (designated with a
"9" on the SIN card).
- Contribution to Canadian society: Kader has successfully integrated into
Canadian and Québec society and makes a meaningful contribution through his
volunteer work with such groups as Association multi-ethnique pour l'
intégration des personnes handicappées, Welfare Rights, and CKUT Radio 90.3
FM.
- Integration in Canada: Kader has close relationships with friends and
neighbours from Pointe-St-Charles as well as a network throughout the city
which has shown itself more than willing and able to assure he receives
support when he needs it. In fact, five people came forward to sponsor him
financially in his latest H&C application. He has put down roots here and
considers this his home. On the other hand, he has not lived in Algeria for
almost 11 years.
- Too many displacements. Kader has already had to flee and re-establish his
life twice already: once from Algeria during the civil war; and a second
time from the United States when attacks on Muslims and Arabs heightened
during the aftermath of September 11th. It would be cruel to uproot him a
third time. For someone who is blind, relocation is doubly difficult.
- Fear of returning to Algeria: Kader faces total uncertainty and insecurity
if deported. He is afraid to return to the country which he fled more than
ten years ago during the civil war and where, today, no one can assure his
security. If deported from Canada, Kader will first be sent to the U.S.,
where he faces a high probability of being detained until his deportation
order is enforced and he is sent back to Algeria. Except for the threat of
expulsion, Kader feels secure in Canada. It would be pointless and inhumane
to force him back into insecurity.
- Blindness: His disability would make it even more difficult for Kader to
adjust to life in Algeria after 10 years away. It also increases the level
of uncertainty and insecurity he faces in Algeria exponentially. And as the
level of support for blind people in Algeria does not compare to that
available in Canada, Kader's autonomy and dignity would suffer.
Some organisations that have already supported Kader's request for permanent
residency
- Amnesty International
- Office de la Pastorale sociale, Diocese of Montreal
- Association multi-ethnique pour l'intégration des personnes handicappées
- Comité d'aide aux réfugiés
- Canadian Arab Federation
- La ligue de droits et libertés
- TCRI
- Confédération des organismes de personnes handicapées du Québec (COPHAN)
- Services juridiques communautaires - Pointe-St-Charles et Petite-Bourgogne
- Clinique communautaire de Pointe-St-Charles
- Table de concertation Action gardien
- St. Columba House
- Khadija Mosque
- United Church of Canada
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Open Letter to Federal Immigration Minister:
Honourable Diane Finley
Minister of Citizenship and Immigration
House of Commons
Ottawa, Ontario K1A 0A7 Canada
17 May 2007
OPEN LETTER TO DIANE FINLEY, MINISTER OF IMMIGRATION, RE ABDELKADER
BELAOUNI, 502 DAYS IN CHURCH SANCTUARY
Dear Minister Finley,
We are community associations, NGOs and other organizations who are active
in Quebec. We are involved in a wide variety of work and operate within
broadly diverse sectors of Quebec society.
We are approaching you on behalf of Mr. Abdelkader Belaouni who, in January
2006, was forced into church sanctuary in Montreal to avoid deportation. For
over a year, we have attempted to draw the attention of Immigration Canada
and successive Immigration Ministers to the situation of Abdelkader
Belaouni.
In December 2005, the Committee to Aid Refugees Montreal (CAR-Montreal)
wrote to Immigration Canada, ³Mr. Belaouni is someone who would suffer
³unusual and excessive² hardship if obliged to leave Canada and, for this
reason, we call upon you to allow him to remain in Canada.² CAR Montreal is
a church-based charitable organization which advocates on behalf of refugee
claimants in Québec. It coordinates the refugee protection work of the Table
de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et
immigrantes (Consultation forum for refugee and immigrant service
organizations, TCRI) and is an active member of the Canadian Council for
Refugees (CCR).
Also in December 2005, Welfare Rights wrote in support of Mr. Belaouni, ³Mr.
Belaouni is well integrated into the life of our neighbourhood,
participating in numerous community activities and having made many friends
among the local population. Adbelkader is now Œone of us¹ and that is why so
many of us are so worried for his security² (translation). Welfare Rights
works in the Pointe Saint-Charles neighbourhood of Montreal, where
Abdelkader Belaouni lives. Mr. Belaouni was active in this group before
receiving a deportation order.
In January 2006, the Table de concertation Action Gardien wrote to then
federal Minister of Citizenship and Immigration Minister Solberg, ³We are as
astonished as we are angry to learn the Canada has tried to deport Mr.
Abdelkader Belaouni since January 5th. Mr. Belaouni is a man who has
overcome many obstacles, including visual deficiency, and who was able to
establish a life of dignity and stability here, after already being
displaced two times. Why is Canada trying to deport, to detention,
deportation and insecurity, an individual who has greatly contributed to our
community at the same time as living in dignity and autonomy in this
country?² (translation). Action Gardien is a coalition of almost 25
community associations in Pointe Saint-Charles.
Also in January 2006, the Confédération des organismes de personnes
handicapées du Québec (Confederation of organizations of handicapped people
in Quebec, COPHAN), wrote to Minister Solberg, ³Considering that Mr.
Belaouni has shown good will and capacity to integrate into Quebec society,
we ask you to stop the deportation warrant against him and grant him
residence² (translation). COPHAN is a network of about 45 associations and
networks working for the rights of people with disabilities throughout
Quebec.
In February 2006, Amnisite internationale section Canadienne francophone
wrote to Minister Solberg, Mr. Belaouni, ³has involved himself in community
organizations and the life of his neighbourhood, thus demonstrating his
capacity to adapt to Quebec and Canadian society. Moreover, he has already
been forced to move twice to seek out a life of security, with more dignity
and autonomy. In order to bring an end to this quest for a better life, and
in the name of human dignity, Amnesty International calls on you to
immediately grant permanent resident status to Mr. Belaouni on humanitarian
grounds² (translation).
In March 2006, the Ligue des droits et libertés (Québec Civil Liberties
Union) reviewed Mr. Belaouni¹s file and concluded, ³Among the reasons given
for refusing to grant Mr. Belaouni permanent resident status on 24 October
2005, the fact that he had not found paid work since arriving in Canada was
a major factor in the refusal of the application. We consider the analysis
of Mr. Belaouni¹s file in this respect to have entirely overlooked
fundamental elements which must be taken into consideration in the file of a
blind person. Among the elements which the decision failed to take into
account are two particularly significant ones: the structural barriers to
work that Mr. Belaouni encountered and the efforts to integrate that he made
within this context. It is necessary to take these elements into account.
This appears to us to be a question of justice and equality в
(translation).
In April 2006, the Alfie Roberts Institute wrote to Minister Solberg, ³His
significant contributions and the strong connections he has made are
invaluable and demonstrate the active participation esteemed in our
community. It is for these reasons we write to express support for
Abdelkader Belaouni¹s demand that the Minister of Citizenship and
Immigration Canada immediately regularize his status.² The Alfie Roberts
Institute is a Montreal-based independent education and research centre to
encourage study and research on the history and social development of
communities of African and Caribbean descent.
In December 2007, a spokesperson for the United Church of Canada wrote in
support of Mr. Belaouni to Minister Solberg, ³I suggest the emphasis in this
case has been wrong; we need to determine how we can help, not hinder, his
remaining permanently in Canada. His blindness should not stop us from
seeing that he has already contributed and wants to continue contributing to
his host community.²
In January 2007, the South Asian Women¹s Community Centre (SAWCC) wrote to
you, Minister Finley, shortly after you were appointed Minister of
Citizenship and Immigration, ³SAWCC finds it unacceptable that Mr. Belaouni
has lost an entire year of his life. We therefore request that you, in your
capacity as Minister of Citizenship and Immigration to immediately grant
Permanent Resident status to Mr. Belaouni в SAWCC is a Montreal-based
organization that has been in existence for more than 25 years, providing
services to immigrant and refugee women and their families.
In February 2007, l¹Association multi-ethnique pour l¹intégration des
personnes handicapées (Multi-ethnic association for the integration of
handicapped people, AMEIPH), wrote to you, ³It has been 13 months since Mr.
Belaouni has been imprisonned in the church. The community is offering him a
great deal of support, but it is still a prison, without being able to leave
and to do all the activities which a free citizen can do in this country
which aspires to be so democratic. We ask you, in your capacity as Minister
of Citizenship and Immigration, to act immediately on behalf of Mr. Belaouni
and grant him residence on humanitarian grounds.² For 26 years, AMEIPH has
worked for the equality of people with disabilities from all backgrounds.
Mr. Belaouni volunteered as a front desk receptionist for AMEIPH for a year
before he was given a deportation order.
This is a very small sampling of the many letters that have been sent to you
and previous Ministers of Immigration over the past 15 months, demonstrating
the breadth of support for Mr. Belaouni among organizations active in
Quebec. We are also aware that members of federal Parliament from all major
parties have intervened on behalf of Mr. Belaouni and that individuals in
Europe are beginning to communicate with Canadian Embassies in their
countries in support of Mr. Belaouni¹s application for permanent resident
status in Canada.
We believe that Mr. Belaouni should remain in Canada. To summarize some of
the reasons:
Integration in society. Mr. Belaouni has a very strong network of support in
his neighbourhood of Point St. Charles and throughout Montreal, attesting to
his integration in Canada. As his member of federal Parliament, Mr. Thierry
St. Cyr, stated in Parliament, ³he is well integrated into the Quebec
community. He has the support of the entire community of Point St. Charles.²
(translation, Hansard, 22 February 2007). Mr. Norman Doyle, the Conservative
Chair of the federal Parliamentary Standing Committee on Citizenship and
Immigration concurred, ³His application to stay in Canada appears to have
widespread legal, moral and financial support from the community at large²
(letter to Monte Solberg, June 2006).
Financial sponsorship. Five individuals Professor Guylaine Racine, Dr.
Pierre Dongier, Mr. Ian Ilavsky, Father James McDonald, and Mr. Marc
Champagne - have offered to financially sponsor Mr. Belaouni until he is
economically self-sufficient, thus ensuring that the state takes no risk in
granting him legal status.
Contributions to society. With his volunteer work at organizations such as
the AMEIPH and Welfare Rights, Mr. Belaouni has well demonstrated his
capacity and determination to contribute to the community in a meaningful
way perhaps much more than many who enjoy citizenship. Even after entering
sanctuary, he has found ways of giving back to the community, such as
hosting a monthly radio show airing issues of concern to the neighbourhood
on CKUT 90.3 FM, broadcast live from the church.
Refusal based on discrimination. Mr. Belaouni was refused permanent
residence in October 2005 largely on the grounds of lack of integration in
employment. In effect, this decision discriminated against Mr. Belaouni as a
blind person. The Ligue des droits et libertés found that, ³evaluating
integration into Quebec society without taking into account the barriers he
faced as a blind person and the efforts that he has made to overcome these
barriers constitutes discrimination and non-respect for the Canadian Charter
of Rights and Freedoms² (translation, Ligue des droits study, March 2006).
The refusal failed to take into account the fact that he was prevented from
accessing training programmes recognized by the Canadian government as
necessary to equalize opportunity for the blind in the job market - because
he did not have permanent resident status.
Hardship of displacement. Mr. Belaouni has already been forced to restart
his life twice. In 1996, he fled the political instability and violence of
Algeria¹s civil war, in which hundreds of thousands of civilians were killed
and many thousands displaced. In early 2003, he fled the atmosphere of
racial tension and policies of racial profiling, such as the ³special
registration² programme, in post September 11th USA. Dislocation is
difficult for everyone. For a blind person in a sighted society, it poses
particular stresses and difficulties, as physical surroundings, modes of
transport, service networks and relations of reliance and trust must all be
re-learned and re-established.
Alienation from Algeria. Mr. Belaouni has not lived in Algeria for nearly
eleven years.
Physical security and fear of returning to Algeria. Although we believe the
considerations above provide more than enough reason to support Mr.
Belaouni¹s application for permanent resident status on humanitarian
grounds, we also note that the situation in Algeria is far from stable. In a
recent, highly-mediatised incident, dozens were killed and hundreds wounded
when bombs exploded in Algiers on 11 April 2007. Mr. Belaouni recalls all
too vividly the special vulnerability of blind people in such violent
attacks. Mr. Belaouni's physical security could not be guaranteed should he
be forcibly sent to Algeria.
Economic security and autonomy. In Mr. Belaouni¹s experience and according
to communication with individuals within Algeria, government equality
programmes for the blind appear, for all practical purposes, to be
non-existent in Algeria. Thus Mr. Belaouni's economic security and the same
degree of autonomy that he could attain in Quebec could not be guaranteed
should he be deported.
Mr. Belaouni is simply seeking to live without fear and in dignity, which is
no more than the fundamental right of every human being. We strongly support
Mr. Belaouni's application for permanent resident status on humanitarian
grounds.
Despite numerous letters and telephone calls, in an outpouring of support at
every level, from community organizations, individuals, politicians,
national organizations, and even foreign nationals, the government does not
appear to have yet taken any steps to find a solution. Simple requests for a
meeting to discuss options have been ignored or refused.
Some of us know Mr. Belaouni through his involvement in our organizations
and in our communities. Some of us work with refugees and immigrants on a
daily basis. We are aware of the problems with Canada's immigration system.
The fact that Mr. Belaouni has had to try so many different avenues and has
still not been given status in Canada is, to us, a particularly striking
illustration of those problems. We are convinced that Mr. Belaouni¹s is a
case in which the Minister needs to intervene. By doing so, she will
indicate a willingness to address the problems which affect our communities.
Mr. Belaouni's life has remained in limbo for over 500 days. This is taking
its toll on every aspect of his well-being.
We therefore ask you to meet with a delegation of our organizations and
representatives of Mr. Belaouni before the end of May in order to find a
solution without further delay.
(see signatories at www.soutienpourkader.net)
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