[Bloquez l'empire!] Press Release: Police brutality mars Women’s Day Celebration in Montreal
nazila
nazila at resist.ca
Fri Mar 9 20:20:44 PST 2007
*(FRANÇAIS PLUS BAS)
PLEASE FORWARD FAR AND WIDE.
S'IL VOUS PLAIT DIFFUSER.
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*For Immediate Release*
Montreal 9 March 2007
*/_Police brutality mars Women’s Day Celebration in Montreal_/*
*/_Police Assault women at International Women’s Day March_/*
*/ /*
Yesterday, as Montrealers, along with many around the world celebrated
International Women’s Day – the event was marred by *police brutality*
in which *three young women were assaulted*, injured and traumatized.
Among the issues that were brought up during the speeches at Montreal’s
women’s day march was that in Iran women were prevented from celebrating
international women’s day*. *And women in Pakistan were also attacked
yesterday in a women’s day event. * Yesterday’s events ensure Montreal
shares this distinction!*
Marchers celebrating International Women’s Day had walked from Place
Emilie Gamelin (Berri Square) to Phillips Square, along Ste-Catherine
Street. After speeches they made their way back to Berri Square. The
police made an announcement asking people to walk on the sidewalk.
Jaggi Singh, who had been one of many male supporters among the 200
strong celebrating international women’s day moved onto the sidewalk.
The others continued marching in the street. Police officers began to
rush towards Singh, still walking on the sidewalk. They grabbed him and
threw him against a nearby police car.
Other marchers gathered around the car out of concern for the violent
way in which police were intervening. Police began hitting and pushing
people indiscriminately. Several people were knocked to the ground with
batons and night sticks. Emma Strople, a 17 year old marcher, was hit
in the chest with the end of a night stick and thrown to the ground, by
an officer later identified as Doyon. Her ribs were bruised, she was
winded, trembling from shock and her knee was cut open enough that the
blood seeped through her jeans. Two other women were also injured - one
woman's lips and mouth were swollen and bleeding, from being punched in
the face by a police officer; another left with cuts on her knee and
stomach. The police showed a total disregard for the injuries mounting
around them. They placed Jaggi Singh in the police car and began to
leave. The marchers that remained left by Berri Metro.
*The 8^th March Committee of Women of Diverse Origins*, one of the key
groups involved in the march strongly denounces last night’s police
brutality yesterday and the arrest of Jaggi Singh. Are we to go back to
the time when women in Canada were not considered ‘persons’? When women
were to be seen and not heard? In Quebec today on the eve of an
election we have seen how violence against women is still something that
is trivialized, including by those that seek to represent us in the
democratic system. Yesterday’s police attack on women and their allies
proves that even those who are supposed to be the guardians of the law
and ensure gender equality, see women as people to be controlled with
the threat and the use of violence. Women, as we struggle for equality
are facing a backlash. *How can we feel safe when the police themselves
exhibit the violence that is endemic to patriarchy?*
More than ever the police brutality of yesterday demonstrates that we
have a long way to go; that women’s struggles for equality that have
always linked to improving the lives of our families and communities,
ensuring democratic processes of equality and participation of ALL in
the political process are constantly BLOCKADED by the state and its
representatives. How can women seek assistance against the violence in
their lives when those entrusted with their safekeeping are perpetrators
of brutality and violence?
Last night’s police violence is shameful and fearful. We demand that the
City of Montreal and the government of Quebec immediately investigate
the assaults and arrest of yesterday and that women, our allies and
supporters feel safe and free to work in support of equality and justice.
Info: Dolores Chew 514-885-5976 dolchew at hotmail.com
<mailto:dolchew at hotmail.com>
-30-
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*Pour diffusion immediate *
Montréal, le 9 mars 2007
*
**/_Un incident de brutalité policière trouble la célébration de la
Journée internationale de la femme à Montréal ;_/**/
_La police agresse des femmes pendant une marche à l’occasion de la
Journée internationale de la femme_/*_.
_
Hier, alors que des personnes de Montréal et de partout dans le monde
célébraient la Journée internationale de la femme, un incident de
brutalité policière a gâché les célébrations : trois femmes ont été
agressées, blessées et traumatisées par des agents de police. Parmi les
enjeux soulevés lors des discours prononcés à l’occasion de la marche,
on a mentionné la situation des femmes en Iran, auxquelles l’État
interdit de participer à la Journée internationale de la femme. Au
Pakistan, des femmes ont aussi été attaquées au cours d’un événement
soulignant cette journée*. Les incidents survenus hier placent donc
Montréal dans le lot des endroits où des femmes ont été réprimées à
l’occasion du 8 mars!
*
La marche de célébration a débuté à la Place Émilie Gamelin (Carré
Berri) et s’est arrêtée un moment au Carré Phillips, rue Ste-Catherine.
À la suite des discours, les marcheuses et les marcheurs se sont
redirigé-e-s vers la Place Émilie Gamelin. À ce moment, les policiers
ont demandé aux gens de marcher sur le trottoir. Jaggi Singh, l’un des
nombreux supporteurs masculins présents parmi les centaines de personnes
prenant part à cette célébration de la Journée internationale de la
femme, s’est déplacé tel qu'indiqué. D’autres participant-e-s ont
continué à marcher dans la rue. Les agents de police se sont rapidement
déplacés vers M. Singh, qui marchait sur le trottoir. Ils se sont
emparés de lui et l’ont jeté contre une voiture de police.
D’autres marcheuses et marcheurs se sont rassemblé-e-s autour de la
voiture, étonné-e-s par la brutalité de l’intervention des agents de
police. Les policiers se sont mis à frapper et à pousser sans égard les
témoins qui s’approchaient. Plusieurs personnes ont été jetées au sol à
coups de bâtons et de matraques. Emma Strople, une marcheuse de 17 ans,
a été frappée à la poitrine du bout d’une matraque et jetée au sol par
un agent identifié par la suite comme étant l’agent Doyon. Madame
Strople a subi des blessures aux côtes et, suite à l’attaque, elle
tremblait, avait de la difficulté à respirer et était en état de choc.
Selon les témoins de l’agression, son genou, blessé lors de sa chute
forcée, saignait à travers son pantalon.
Deux autres femmes ont elles aussi été blessées. La bouche et les lèvres
de l’une d’elles étaient enflées et saignaient après qu’un agent de
police l’ai frappée de coups de poing au visage. Une autre femme a subi
des coupures aux genoux et à l’abdomen. Les policiers sont demeurés
complètement indifférents aux blessures infligées autour d’eux. Ils ont
placé Jaggi Singh dans la voiture et sont partis. Les marcheuses et les
marcheurs laissés derrière se sont dirigé-e-s vers la station de métro
Berri-Uqàm.
*Le Comité des femmes d’origines diverses pour le 8 mars*, l’un des
groupes principaux impliqués dans l’organisation de la marche, condamne
sévèrement la brutalité affichée par la police hier, de même que
l’arrestation de Jaggi Singh. Serions-nous en train de reculer vers
l’époque où, au Canada, les femmes devaient craindre de s’exprimer, où
elles n’étaient pas considérées comme des « personnes » et se faisaient
dire « sois belle et tais-toi » ?
Ici même, au Québec, qui plus est à la veille d’élections, nous sommes
obligées de constater la banalisation de la violence faite aux femmes et
véhiculée, notamment par les personnes qui cherchent à nous représenter
au sein du système démocratique. Ces attaques envers des femmes commises
hier par la police prouvent que les personnes dont le rôle est censé
d’être les gardiens de la loi et d’assurer l’égalité entre les sexes,
perçoivent les femmes comme des personnes qui doivent être contrôlées
par la menace et l’utilisation de la violence. En ce moment où nous
luttons pour l’égalité, les femmes font face à un mouvement de ressac.
*Comment pouvons-nous nous sentir en sécurité lorsque la police
elle-même perpétue la violence endémique au patriarcat ?*
Cette nouvelle démonstration de brutalité policière nous rappelle le
long chemin que nous avons encore à parcourir ; que les luttes des
femmes pour l’égalité, qui ont toujours été liées à l’amélioration des
conditions de vie de nos familles et nos communautés, aux processus
démocratiques empreints d’égalité et à la participation de TOUTES et
TOUS aux processus politiques, sont constamment BLOQUÉES par l’État et
ses représentants.
Comment les femmes qui subissent de la violence dans leur quotidien
peuvent-elles demander de l’aide et avoir confiance d’en recevoir
lorsque les personnes chargées de leur protection sont les auteurs
d’actes de brutalité et de violence ?
La violence manifestée hier par la police est honteuse et effrayante.
Nous exigeons de la Ville de Montréal et du gouvernement du Québec
qu’ils mènent sans délai une enquête sur les agressions et l’arrestation
qui se sont produites hier, afin que les femmes, leurs alliés et
supporteurs se sentent libres et en sécurité dans l’expression de leur
engagement envers la justice et l’égalité.
Info: Dolores Chew 514-885-5976 dolchew at hotmail.com
<mailto:dolchew at hotmail.com>
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