[Bloquez l'empire!] 24 employés de Bell Helicopter «victimes» d'exigences américainesaméricaines

aaron at resist.ca aaron at resist.ca
Mon Jan 22 07:26:04 PST 2007


http://www.hebdosquebecor.com/edn/01172007/edn_01172007_A14.shtml

Vingt-quatre employés de Bell Helicopter à Mirabel seront écartés de
certaines tâches dans l'usine pour l'unique raison qu'ils sont originaires
de pays considérés comme «ennemis» par les États-Unis.
Ils écopent d'une politique du gouvernement américain, l'International
Traffic in Arms Regulations (ITAR), qui vise entre autres à empêcher des
ressortissants de ces pays d'être en contact avec toute information
concernant ses technologies militaires.
Certains de ces travailleurs, qui proviennent de sept des 26 contrées
ciblées par ITAR, n'ont que quelques mois d'ancienneté chez Bell, mais
d'autres y travaillent depuis près de 20 ans.
La mise au jour de cette affaire a suscité une levée de boucliers dans
certains milieux, d'autant plus que la sélection d'employés en fonction de
leur origine ethnique contrevient à la Charte canadienne des droits et
libertés.
Rien de bien neuf
Il faut toutefois savoir que les entreprises canadiennes qui font affaire
avec les Etats-Unis doivent se conformer depuis plusieurs années à cette
exigence. C'est simplement le fait que Bell Helicopter ait demandé une
dérogation à ce sujet aux autorités américaines, afin de faciliter ses
opérations à Mirabel, qui a ramené le sujet dans l'actualité.
«Ils ont répondu non, alors il a bien fallu qu'on le dise à nos employés»,
explique le porte-parole de l'entreprise, Michel Legault. Celui-ci précise
toutefois que le refus américain ne représente pas un jugement sur les
personnes en question, mais consiste plutôt à maintenir un principe
commercial déjà en vigueur.
Pour l'instant, l'exigence ITAR n'aurait que peu d'impact sur les
travailleurs en question, puisqu'une faible part de la production de
l'usine est destinée à l'armée américaine. Mais l'intégration progressive
des activités découlant du contrat de 368 appareils accordé à Bell par la
Défense des Etats-Unis pourrait bien compliquer les choses.
«Il va falloir s'ajuster», admet Michel Legault, qui se garde d'ailleurs
de donner une garantie à long terme au sujet de ces 24 employés. «On va
les garder tant qu'on peut», dit-il.
Incontournable?
Si Bell Helicopter doit composer avec ITAR, c'est aussi le cas pour bien
d'autres entreprises d'aéronautique, comme L-3 Communications, également à
Mirabel, qui effectue une partie de l'entretien de chasseurs F-18 de la
Marine américaine.
Au Comité sectoriel de la main-d'œuvre en aérospatiale du Québec (CAMAQ),
le directeur, Serge Tremblay, estime que nos entreprises n'ont pas le
choix de se conformer à cette exigence pour obtenir des contrats aux
Etats-Unis.
«Nous, on est contre ce genre de mesures, mais il faut être réa-liste»,
croit M. Tremblay. Celui-ci ne voit pas comment le Canada pourrait faire
plier les États-Unis sur ce point relativement mineur, alors que
d'intenses pressions internationales n'arrivent pas à convaincre nos
Voisins du Sud de traiter équitablement de présumés terroristes
emprisonnés à Guantanamo...
Il reste que le premier ministre Stephen Harper a réagi au cas de Bell
Helicopter en promettant de poursuivre avec les États-Unis les discussions
déjà en cours sur l'impact de la politique ITAR.




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