[Bloquez l'empire!] Radio-Canada: Les employés à l'abri du Patriot Act
aaron at resist.ca
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Fri Feb 9 06:27:30 PST 2007
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/regional/modele.asp?page=/regions/Montreal/2007/02/08/003-Expro-Tec-Patriot-Act.shtml
Les employés à l'abri du Patriot Act
Les employés d'Expro Tec, de Salaberry-de-Valleyfield, en sont venus à une
entente pour éviter d'être assujettis à l'application de la loi américaine
du Patriot Act. Cette législation suspend le droit à la protection des
renseignements personnels et permet aux autorités américaines d'exiger les
dossiers des travailleurs d'une entreprise.
Une clause de la convention collective prévoit que les dossiers des
employés canadiens demeureront au pays pour éviter d'être soumis au
Patriot Act. Transférés au siège social américain, les dossiers auraient
été assujettis aux lois américaines, Patriot Act inclus.
La controverse est née lors de la vente en janvier dernier de SNC
Technologies, filiale de SNC Lavalin, à l'américain General Dynamics pour
la somme de 315 millions de dollars. Expro Tec, l'une des composantes de
SNC Technologies, est passée aux mains de la société américaine basée à
Falls Church en Virginie.
Expro Tec fabrique des poudres propulsives extrudées à usage militaire et
sportif. La poudre est également utilisée dans la fabrication de coussins
gonflables de l'industrie automobile. La Défense nationale, la Défense
américaine, les forces armées d'autres pays de l'OTAN et des corps
policiers canadiens sont au nombre de ses clients.
L'ITAR et Bell Helicopter
Contrairement à Expro Tec, la société canadienne Bell Helicopter a échoué
dans sa tentative d'échapper à la législation américaine. Cette dernière
est forcée d'appliquer l'International Traffic in Arms Regulation (ITAR)
afin de conserver ses contrats avec la Défense américaine.
L'ITAR oblige les entreprises qui font affaire avec les États-Unis à
s'assurer qu'aucun employé possédant la nationalité d'un des 25 pays jugés
suspects par le gouvernement américain ne soit impliqué dans la conception
de matériel militaire stratégique. Une plainte pour discrimination a
d'ailleurs été déposé par un stagiaire canadiensd'origine vénézuélienne
renvoyé par Bell Helicopter.
Plusieurs ingénieurs, mais aussi du personnel administratif, des
stagiaires et des concierges, qui totalisent de nombreuses années de
service au sein de l'entreprise, ont ainsi été mis de côté par Bell
Helicopter.
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