[Bloquez l'empire!] "Chiapas Jour au Jour" n. 549: La Violence Politique au Mexique]

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Tue Dec 11 15:48:46 PST 2007


Douze mois de violence politique:
La guerre d´usure au Mexique (I/II)
Antoine Libert Amico - 03-Nov-2007 - num.549
CIEPAC, San Cristóbal de Las Casas, Chiapas

Récemment, un partenaire du CIEPAC nous a sollicité une présentation de
la situation des droits humains au Mexique durant les douze derniers
mois en une page. Ce travail n´a rien de facile, tant résumer ce qu´il
s´est passé en une seule page est un défi. De plus, limiter de telle
manière une analyse de la réalité brute à laquelle se sont confrontées
tant de familles, d´organisations et de communautés, ne fait pas justice
à ces personnes. Pour cela, nous diffusons ici une version longue de ce
bilan. Nous n´avons pas la prétention d´être exhaustif, ni d´entrer dans
les détails de chacun des cas. Simplement, notre objectif est de garder
à l´esprit et dans nos coeurs ces faits. Ce bulletin se veut une
contribution à la mémoire historique, pour que les personnes
assassinées, détenues, disparues, exilées, torturées et outragées soient
les piliers de la construction d´un monde meilleur, pour tous et toutes.
En même temps, nous reconnaissons qu´énumérer de manière résumée ces
faits serait un manque de reconnaissance pour les nombreuses initiatives
qui ont surgi depuis la société civile en réponse à cette situation, ces
actes de résistances qui sont le produit de l´amour pour les peuples et
la rage contre les injustices qui subsistent. Dans un bulletin
postérieur, nous proposons de détailler les réponses populaires de
résistance aux violations constantes des droits individuels et collectifs.

La violence politique

La constante dans la situation des droits humains au Mexique, au cours
des douze derniers mois, est la violence politique. Violence qui se
convertit en une manière de gouverner. Violence à laquelle ont recours
les structures du pouvoir afin de se maintenir en place. Le fameux
contrat social, duquel parlaient avec tant d´éloquence des philosophes
comme Rousseau, Hobbes ou Locke, s´est rompu. Ce pacte social, qui fait
référence à l´acceptation hypothétique de l´être humain de renoncer à
ses droits pour les remettre à des "professionnels" qui se chargeront de
la mission de gouverner en son nom, n´est plus pertinent pour une part
significative de la population. La crise de légitimité a pénétré toutes
les sphères de la société. Son apogée récente, plus que son origine, a
été la fraude électorale de 2006. Il n´y en a pas encore assez des
promesses de toujours; la confiance de gens dans le système économique,
les institutions du gouvernement et dans les fonctionnaires est à
questionner.

Voici qu´intervient la violence politique, rien de nouveau pour les
peuples d´Amérique Latine, mais accentuée l´année passée au Mexique.
Cette violence politique, au contraire de ce qu´on pense fréquemment,
n´émane pas seulement de l´Etat mexicain ou de ses corps répressifs,
comme la police ou l´armée. La violence politique trouve plutôt ses
origines dans les plans même du système néolibéral. Comme le disait si
bien Gandhi, la pire violence est la faim et la misère. La violence
politique ne se trouve pas seulement dans les plans du modèle
économique, mais aussi bien dans la manière de réaliser ces plans. Un
exemple indubitable de cela est le fait d´imposer les mégaprojets
d´infrastructure, violant directement les droits collectifs, reconnus
internationalement dans des déclarations comme la Convention 169 du
Bureau International du Travail (BIT).

Finalement, la violence politique réside aussi dans le fait d´empêcher
la résistance à ces plans, autrement dit dans la répression. Voici la
face la plus visible de la violence politique, mais non pour autant la
seule(1).

Le droit le plus fondamental: le droit à la vie

Au Mexique, les douze derniers mois ont été marqués par une augmentation
extrêmement préoccupante de la violation des droits humains. Le contexte
des élections fédérales fortement contestées en juillet 2006, la
dénonciation de la fraude électorale la mobilisation sociale qui s´en
sont suivies, ainsi que la prise de fonction d´un président vu comme
illégitime, bien que "légal", ont contribué à créer un climat
d´instabilité politique qui s´est assorti d´une crise économique du pays.

La violation des droits économiques, comme la droit à une vie digne et
sans pauvreté, continue de marquer la réalité de la majeure partie de la
population mexicaine. L´inflexion de la croissance économique du pays (à
la dernière position en comparaison des résultats des pays d´Amérique
Latine [3,2% contre 5% en 2007(2)]), est le résultat des profits
concentrés entre les mains d´une minorité, sans que se fasse la
redistribution correspondant de ces bénéfices au sein de la population.
Le fait que l´homme le plus riche du monde soit mexicain et qu´en même
temps 50% de la population vit dans la pauvreté(3) illustre cette
absurde réalité. Ainsi, le mexicain Carlos Slim, grâce à ses monopoles,
est passé du rang de troisième homme le plus riche du monde (avec une
fortune de 30 milliards de dollar en mars 2006) à la première place avec
59 milliards de dollar en août 2007(4). Selon les données de l´Institut
National de Statistiques, Géographie et Informatique (INEGI), un
cinquième de la population mexicaine concentre 52,7% des revenus totaux
générés par la société.

Le pouvoir d´achat des salaires mexicains persiste dans sa tendance à la
baisse depuis l´entrée du Mexique dans le système économique néolibéral,
avec le président Miguel de la Madrid. De 1980 à 2007, l´inflation a été
quatre fois supérieure à l´augmentation du salaire minimum(5). Cette
perte significative de pouvoir d´achat s´est accentuée cette année ;
pendant que le salaire minimum n´augmentait que de 4% pour 2007, durant
les neuf premiers mois du nouveau gouvernement du PAN (Partido de Acción
Nacional, parti du président, ndt), le prix moyen du panier de biens de
base ("la canasta básica") s´est élevé de 34,17%, selon une mesure du
Procureur Fédéral pour le Consommateur et le Ministère de l´Economie.
Ainsi, le prix de la tortilla a connu une augmentation de plus de 60% en
janvier 2007(6). Cette augmentation exponentielle était à prévoir étant
donné l´abandon de la chaîne de transformation depuis le maïs à la
tortilla aux libres forces du marché, à travers l´ouverture commerciale,
le retrait des subventions à l´agriculture et la privatisation des
fonctions de la Conasupo désormais aux mains des entreprises
multinationales comme Maseca, Cargill, ADM et Minsa(7). Ces dernières
ont profité du prétexte de l´augmentation de la demande en maïs pour la
production de biocombustible pour augmenter les prix de la tortilla,
diminuer le prix d´achat aux producteurs et argumenter en faveur de la
nécessité de légaliser les productions transgéniques, pour ainsi pouvoir
être compétitif sur le marché international(8).

L´accentuation de la crise économique des familles mexicaines est
clairement illustrée par l´augmentation constante de l´immigration, de
mexicains et mexicaines qui se déplacent de leurs communautés pour
subvenir à leurs besoins et à ceux des leurs. Les chiffres officiels du
total des émigrants, à cause de leur nature "clandestine", sont variés.
La Banque du Mexique estime à 583 mille le nombre d´émigrants en
2006(9); alors que le Conseil National de Population (Conapo) établit
que pour 2005, on a déjà dépassé les 600 mille(10), et ajoute
qu´"actuellement, la perte de population causée par la migration est
plus importante que celle due à la mortalité"(11). Fin 2006, la Conapo a
affirmé que le chiffre de la migration mexicaine augmenterait de 40% en
2007(12).

Confirmant cette réalité brute, le Fond de Population des Nations Unies
(UNFPA pour le sigle en anglais) a récemment reconnu le Mexique comme la
nation qui connaît le plus fort indice migratoire du monde. Autrement
dit, le Mexique, avec une population totale de 105 millions, dépasse
l´Inde (1,100 millions) et la Chine (1,300 millions) pour le nombre net,
et non proportionnel, de personnes qui se voient forcer à migrer pour
survivre.

Avec le mur de la frontière que les Etats-Unis continuent de construire,
alors que les débats sur une supposée "réforme migratoire" se
prolongent, les migrant(e)s doivent traverser des zones extrêmement
dangereuses, et les chiffres de morts à la frontière continuent de
croître. Depuis le début de 2007, pour le moins 224 migrants mexicains
sont morts sur les rives du fleuve Rio Bravo et dans le désert de
l´Arizona, régions rattachées aux consulats mexicains de Brownsville,
Texas et Tucson, Arizona, selon leurs consuls respectifs. La majorité de
ces morts sont des chiapanèques(13).

Pendant ce temps, le gouvernement de Calderon se propose de continuer
l´expropriation de terres et de territoires autochtones et paysans avec
les mégaprojets du Plan Puebla-Panama (PPP). La relance de ce plan
d´infrastructure en avril 2007 s´est fait dans un contexte de fortes
violations des droits de l´homme, donnant ainsi le ton des temps à venir
sous le gouvernement de droite de Calderon. Cette répression qui vise à
protéger les mégaprojets dans le contexte de relance du PPP a inclus,
par exemple, la détention illégale de Rodolfo Chávez Galindo, conseiller
du Conseil des Ejidos et Communautés Opposés au barrage de la Parota
(CECOP); la répression et la détention sélective de jeunes anarcho-punks
pendant la marche contre la Mine San Xavier, dans l´Etat du San Luis
Potosi; et l´établissement d´un détachement de la Police Fédérale
Préventive (PFP) à Juchitan, Oaxaca, pour préserver les intérêts du
couloir éolien de l´Isthme de Tehuantepec.

La normalisation de la violence

"Quand je passe avec mes sœurs et que les soldats sont en train de se
baigner, ils nous crient de les regarder, et nous invitent à venir nous
baigner avec eux (-), nous partons en courant" - Leticia, 12 ans. (14)

Cette recrudescence des violations des droits humains s´est caractérisée
par une violence politique qui a pénétré toutes les sphères de la vie
politique et sociale du pays, nous menant sur le chemin de la
normalisation de la violence.

Cherchant à se légitimer comme président du Mexique, Felipe Calderon
dirige l´armée mexicaine vers une guerre ouverte contre le narcotrafic.
Produit de cette croisade, nous pouvons voir le déploiement de troupes
militaires sur tout le territoire national. Comme on le sait bien au
Chiapas, la présence de forces militaires dans les communautés est la
cause de graves violations des droits humains. Cette opération militaire
n´est pas une exception. En plus d´être un échec total, puisque la
violence due à la vente de drogue au détail s´est envolée comme jamais
et que les flux de drogue vers les Etats-Unis augmente de façon
continue, ce déploiement militaire confirme une fois de plus les sévères
violations des droits humains commises par l´armée(15).

Ces violations incluent l´assassinat de civiles, comme celui qui a eu
lieu le 1er juin de cette année, quand des éléments de l´armée ont
ouvert le feu sur un véhicule qui supposément résistait à un contrôle à
un poste militaire au Sinaloa, tuant ainsi deux femmes et trois
enfants(16). Nous avons été témoins aussi de tortures physiques et
d´abus sexuels dont ont souffert des personnes détenues arbitrairement,
comme dans le cas de quatre mineures, détenues en mai, dans l´état du
Michoacán, et qui ont été violées par des militaires. Produit de cette
militarisation, la violence contre les femmes s´est accentuée. Pour ce
dernier type de violation des droits humains, nous nous limitons à citer
l´exemple de cette indigène nahua de 73 ans, Ernestina Ascención
Rosario, qui a été violée sauvagement, torturée et assassinée par des
militaires dans la Sierra de Zongolica, état de Veracruz. Récemment,
l´ombudsman de la Commission Nationale des Droits Humains (CNDH), José
Luís Soberanes, a émis une recommandation qui clôt le dossier, et dans
laquelle il réitère la version - créée par diverses institutions du
gouvernement au niveau fédéral, de l´Etat et municipal - comme quoi "il
n´y aurait pas eu de violation sexuelle et que son décès ne serait pas
dû à un homicide". Selon la CNDH, la mort de cette autochtone, qui a eu
lieu le 26 février dernier, a été causée par une "anémie aiguë"(17).
Comme le mentionne Eugenia Gutiérrez, "Dans un pays où la Commission
Nationale des Droits Humains falsifie ses propres enquêtes et remplace
le terme "homicide" par celui de "gastrite", et où le diagnostic du
médecin légiste est émis depuis Los Pinos (palais présidentiel, ndt), il
serait dangereusement naïf d´espérer que les instances de procuration la
justice fasse correctement son travail"(18). En plus du travail que fait
la CNDH pour arranger la réalité afin que le gouvernement puisse se
montrer sous son meilleur jour devant la communauté internationale, les
soldats coupables de ces violations sont jugés au sein de la juridiction
militaire, perpétuant ainsi l´impunité de ces aberrations.

Cette campagne militaire de Calderon met en péril l´intégrité de l´armée
comme institution. On a justifié le recours à l´armée dans cette
opération avec l´argument que la majorité des institutions policières au
Mexique est liée au narcotrafic. Néanmoins, charger les forces armées de
missions policières n´est pas seulement une violation directe de la
Constitution Mexicaine(19), mais cela expose l´armée à la
"contamination" par le narcotrafic (à supposer qu´elle ne l´est pas
déjà). Comme le signale à juste titre l´anthropologue Gilberto Lopez y
Rivas, "à travers de la supposée lutte contre le narcotrafic et le
terrorisme, Calderon approfondie le processus de militarisation
croissant et de modernisation des forces armées, dans le but de les
rendre plus appliquées dans la répression et la contre
insurrection"(20). Dans ce sens, nous assistons à la création de groupes
d´élite de forces armées, comme le Corps de Forces d´Appui Fédéral,
regroupement spécial d´intervention qui est sous les ordres directs de
l´Exécutif et qui a comme mission d´appuyer la "restauration de l´ordre
et de la sécurité publique"(21).

De la même manière, le gouvernement de Calderon cherche à consolider
l´appareil répressif de l´Etat avec de nouveaux organismes comme le
"Groupe Central de Surveillance de la Subversion", auquel participent le
Ministère de la Défense Nationale (Sedena), le Procureur Général de la
République (PGR), le Ministère de la Sécurité Publique (SSP) et le
Centre de Recherche et de Sécurité Nationale (Cisen)(22). Selon le
premier Rapport d´activité du Secrétaire de Gouvernement, Francisco
Ramirez Acuña, ces groupes de coordination travaillent depuis décembre
2006 dans la dénommée "Agence Nationale des Risques" pour entreprendre
"des actions dissuasives et correctives face [-] à l´activité de groupes
subversifs au Mexique, comme de leurs organisations de façade". De même,
le rapport fait ressortir que "on a fait le registre et le suivi de
manifestations liées au terrorisme international, au trafic de personnes
et à la corruption: surveillance des flux migratoires et permanence du
système d´alerte face aux menaces terroristes avec intention d´intrusion
sur le territoire national"(23).

La ASPAN et la sécurité imposée

Cette situation de pratiques anti-constitutionnelles dans l´armée, qui
mène à des violations des droits humains, menace de s´accentuer avec
l´annonce récente de nouvelles formes de collaboration entre Washington
et le gouvernement mexicain, sous prétexte de lutte contre le
narcotrafic et le "terrorisme". Cette année, les négociations autour du
Partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité (PSP, connu
comme l´ASPAN au Mexique) se sont renforcées suite à plusieurs réunions
des exécutifs du Mexique et du Canada avec George W. Bush. Au cours de
ces réunions s´est révélée la véritable nature de cette "alliance", dont
les accords sont confidentiels. L´ASPAN se présente maintenant comme un
traité de libre commerce approfondi, puisqu´il ajoute aux accords
commerciaux néolibéraux l´aspect sécuritaire pour les grandes
corporations multinationales. Cette "sécurité" des intérêts économiques
inclue la consolidation des forces répressives, mais aussi l´accès
sécurisé aux ressources énergétiques et naturelles du Mexique et du Canada.

C´est dans ce contexte que s´est faite l´annonce du plan de coopération
bilatérale Etats-Unis - Mexique, baptisé "Initiative Mérida" (que
certains analystes appellent déjà "Plan Mexico"). Ce nouveau plan
reprend le modèle du "Plan Colombie", à savoir une politique contre
insurrectionnelle dessinée par Washington et qui a impliqué, entre
autre, l´envoi de 4,3 milliards de dollar au gouvernement colombien
depuis son lancement en 2000, dont 76% ont été destinés à l´armée(24).
De la même manière que le présageait le Plan Colombie, les
fonctionnaires insistent aujourd´hui sur le fait qu´il n´y aura pas
d´ingérence sur le territoire de la part des soldats américains. Ils
assurent que le quasi milliard et demi de dollar prévu pour les trois
premières années du plan se limitera à la livraison de matériel
militaire (aéronefs pour transporter les groupes d´élite), à la
technologie d´espionnage et de vigilance et à d´autres types
d´entraînement(25). Néanmoins, la présence de personnel militaire
américain et de "contractuels militaires" (lire ´mercenaires´) sur le
territoire colombien est bien connue, et nous pouvons nous attendre à la
même chose pour le Mexique. Ainsi, il est important de reconnaître que
les forces policières et militaires des Etats-Unis opèrent déjà au
Mexique, non seulement de manière clandestine, comme elles l´ont
toujours fait, mais bien ouvertement avec des programmes de "formation"
à destination des forces mexicaines. Par exemple, en faisant le suivi de
l´entraînement offert aux effectifs du Ministère de la Sécurité Publique
(SSP) et de l´Agence Etatique d´Investigations (AEI) du Chiapas par le
FBI, en février 2007(26), en août il y a eu une visite du FBI et de la
DEA pour former les niveaux supérieurs et intermédiaires de commandement
de la police municipale et de l´état du Chiapas(27).

De plus, recevoir de nouveaux équipements et technologies militaires
implique aussi de recevoir une formation pour son utilisation de la part
des entreprises du complexe militaro-industriel qui les fabrique, ainsi
que de "contractuels privés" comme Halliburton, Lockheed Martin, SNC
Lavallin ou Blackwater. Comme le signale à juste titre l´analyste Miguel
Tinker Salas, travailler avec ces armées privées spécialisées en
tactique de contre insurrection a la même fonction au bout du compte:
soumettre le Mexique aux plans de sécurité du Pentagone.

Dans cette première partie, nous avons analysé la violence politique
contenue dans les plans du modèle néolibéral et dans la manière de
mettre en place ces plans. Dans la seconde partie de ce bulletin, nous
analyserons la face la plus visible de cette violence politique: la
répression. L´ensemble de ces éléments nous amène à parler d´une guerre
intégrale d´usure qui s´exerce depuis le pouvoir comme instrument pour
maintenir ce pouvoir. Nous nous pencherons sur ce sujet dans la seconde
partie.

Notes

1. Atelier-cours "Interventions psychosociales dans un contexte de
violence politique", organisé par le Collectif Ik´, CIDECI-UniTierra
Chiapas, Nature pour Tous, Médecins du Monde-Espagne. Edition
Juin-Juillet-Août 2007.
2. El Financiero, 26 juillet 2007.
3. Le calcul de nombre de personnes vivant dans des conditions de
pauvreté au Mexique est différent selon les sources consultées,
néanmoins nous avons trouvé une moyenne de 50 % sur la base des sources
suivantes: la Présidence dans son Plan Nacional de Desarollo 2007/2012,
le Bureau International du Travail et la Commission des Droits de
l´Homme du District Fédéral.
4. Forbes Magazine.
5. Carlos Fernandez-Vega, "Mexico SA", La Jornada, 22 décembre 2006.
6. Lire La Jornada, des 10, 11 et 12 janvier 2007.
7. Université Ouvrière du Mexique, "El alza del precio de la tortilla:
especulación y ganancia a río revuelto", Hoja Obrera, nº86, février-mars
2007.
8. Silvia Ribeiro, "El maíz y la técnica de la infamia", La Jornada, 17
mai 2007.
9. Juan Antonio Zuñiga, "BdeM: aumento anual de 22 % en el ingreso de
remesas en 7 meses", La Jornada, 5 septembre 2006.
10. Ana Maria Aragonés, "Migracion: otro saldo negativo del foxismo", La
Jornada, 28 septembre 2006.
11. César Garcés Fierros, secrétaire général de la Conapo, cité dans
Fabiola Martinez, "El nivel de migración, mayor que la mortalidad:
Conapo", La Jornada, 4 mai 2007.
12. Angeles Cruz Martinez, "Prevé Conapo 40 % mas migración durante
2007", La Jornada, 31 décembre 2006.
13. Elio Henriquez, "224 migrantes mexicanos muertos en este año en
EEUU", La Foja Coleta, 29 août 2007.
14. Citado de "Niños y la guerra en Chiapas", La Jornada del Campo, 9
octobre 2007.
15. Centre des Droits de l´Homme Miguel Austin Pro, Boletin "Focus",
Nº28, avril 2007.
16. Cet assassinat de la part de militaires a causé la mort à Griselda
Gallaviz Barraza, 25; Alicia Esparza Parra, 17 ans; et aux enfants
Joniel, Griselda et Juana Esparza Galaviz de sept, quatre et deux ans.
17. Victor Ballinas, "Ernestina Ascención no fue violada, murió por
´anemia aguda´ concluye la CNDH", La Jornada, 3 septembre 2007.
18. Eugenia Gutierrez, "Atenco y la libertad debida", La Jornada, 29
octobre 2007.
19. Contrevenant ainsi aux fonctions établies dans l´article
constitutionnel 89, fraction VI, et à l´article 29, qui établit que "en
temps de paix aucune autorité militaire ne peut exercer davantage de
fonctions que celles qui ont un rapport direct avec la discipline
militaire".
20. Nancy Flores, "Contrainsurgencia, objectivo militar", Contralinea,
nº72, 5è année, février 2007.
21. Diario Oficial de la Federación, 9 mai 2007.
22. F. Martinez, E. Mendez, R. Garduño, "Grupo contra la subversión", La
Jornada, 26 septembre 2007.
23. Fabiola Martinez, "La Ley de Seguridad Nacional no incluye
organismos de ese tipo", La Jornada, 27 septembre 2007.
24. Laura Carlsen, "Guerra contra el Narcotrafico o la militarizacion de
México ?", Programa de las Américas, International Relations Center, 11
juillet 2007. Disponible sur: http://www.ircamericas.org/esp/4377
25. Carlos Fazio, "El Plan México: militarización, daños colaterales y
soberanía", La Jornada, 21 août 2007.
26. Ramon Garcia, "Capacitará FBI a chiapanecos", Cuarto Poder, 8
février 2007.
27. Avasain Alegría, "Viene gente de FBI y CIA a Chiapas, dicen", Cuarto
Poder, 17 août 2007.

TRADUCTION: Thibault Defrance

http://www.ciepac.org/boletines/chiapas_fr.php?id=549

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