[Bloquez l'empire!] GREVE DE LA FAIM au Guantanamo nord : besoin d'appui
mary foster
mfoster at web.net
Mon Jun 26 04:48:17 PDT 2006
---------- Forwarded message ----------
Date: Mon, 26 Jun 2006 00:51:45 -0400
From: Hunger Strike Support Committee <abolissons at gmail.com>
FERMEZ « GUANTANAMO NORD » !
Journée d'action pan-canadienne - Journée internationale contre la torture
Lundi le 26 juin 2006
Trois détenus du certificat de sécurité sont en GRÈVE DE LA FAIM au «
Guantanamo Nord » depuis plus d'un mois. Leur condition se détériore sans
cesse:
==> TÉLÉPHONEZ, FAXEZ et ENVOYEZ DES COURRIELS au Ministre de la Sécurité
publique Stockwell Day. Le LUNDI 26 JUIN et le MARDI 27 JUIN, appuyez les
grévistes de la faim ainsi que leurs revendications très simples en faveur
de meilleures conditions de vie dans leur nouvelle prison.
*Une mise en contexte et des détails sur quoi faire pour aider se trouvent
ci-dessous.
==> Des individus à Montréal, Vancouver, Kingston et Toronto organiseront
des actions publiques en cette journée internationale contre la torture,
pour appuyer les grévistes de la faim et pour exiger la fermeture de la
prison Guantanamo Nord.
*À Montréal, une ligne de piquetage et d'information sera organisée devant
le 1010 rue Saint-Antoine qui heberge l'Immigration Canada, le SCRS et de
l'Agence des services frontaliers du Canada (entrée sur la rue Peel), de
midi à 13 heures le lundi 26 juin. Tous et toutes sont la bienvenue pour
nous aider à distribuer des tracts au public ainsi qu'aux employé(e)s du
SCRS, d'Immigration Canada et de l'Agence des services frontaliers du
Canada.
HISTORIQUE
*« Guantanamo Nord »*
Le 23 avril 2006, l'Agence des services frontaliers du Canada a ouvert leur
propre prison à Ontario. Cette prison de six cellules a été construite
spécialement pour les non-citoyens qui sont détenus en vertu d'informations
secrètes, sans accusations ni procès. La construction de l'établissement a
coûté 3.2 millions de dollars. Ce "Guantanamo du Nord" témoigne de
l'intention du gouvernement de garder ses politiques sur les « certificats
de securité ».
Trois individus sont actuellement imprisonnés au Guantanamo du Nord :
Mohammad Mahjoub, détenu sans accusation depuis juin 2000 ; Mahmoud
Jaballah, détenu sans accusation depuis août 2001; et Hassan Almrei, détenu
sans accusation depuis octobre 2001. Tous ont été transferé d'une prison
provinciale à Toronto vers la nouvelle prison en avril.
Le long trajet depuis Toronto fait en sorte que les détenus sont presque
totalement coupés de leur famille. Déjà durement éprouvées, les familles
font maintenant face à un fardeau supplémentaire en terme de temps et
d'argent.
Ces hommes sont détenus sans accusation quelconque et sans procès, sur la
base de preuves secrètes auxquelles ni eux ni leurs avocats ont accès, selon
les provision du certificat de « sécurité ». À Montréal, Sogi Bachan Singh
est détenu dans des conditions semblables.
Deux autres détenus du certificat de sécurité sont en quasi-assignation à
résidence : Adil Charkaoui à Montréal et Mohamed Harkat à Ottawa, qui a été
libéré mercredi. Leurs conditions de libération - imposées sans accusation
ou procès, sur la base de preuves auxquelles ils n'ont pas accès - sont
telles qu'il leur est très difficile, voire impossible de mener une vie
familiale normale, de travailler, d'avoir des loisirs ou de pratiquer leur
religion.
Il est vrai que ces hommes peuvent quitter le Canada - s'ils acceptent de
laisser leurs maisons, leurs familles et d'être torturer ou tuer.
La captivité indéfinie, l'assignation à résidence ou la déportation vers la
torture? Il y a une autre option: accusez ces hommes dans une cour ouverte -
ou libérez-les immédiatement!
*Mise-à-jour: grève de la faim (en date du 22 juin 2006)*
Mahmoud Jaballah et Mohamed Mahjoub sont en grève de la faim depuis le 23
mai dernier. Hassan Almrei est en grève depuis dix jours de plus. Tous
sentent les effets de cette grève de la faim, surtout étant donné la chaleur
qui règne dans la prison. Le 20 juin dernier, M. Jaballah a été évacué de sa
cellule à 2 heures du matin, puisqu'il souffrait de détresse respiratoire.
Il a du attendre 6 heures avant de voir un infirmier. Le 22 juin, des
sympathisantEs de Toronto ont déclaré que les trois hommes « étaient très
faibles et souffraient de troubles respiratoires et de douleurs à la
poitrine ».
Deux revendications simples demeurent au coeur de la grève de la faim:
1. Accès adéquat à un téléphone. À la prison de Metro West de Toronto (où
ils étaient détenus auparavant), les hommes pouvaient composer le numéro et
parler à n'importe qui de tôt le matin jusqu'en début de soirée.
Présentement, ils ont le droit d'effectuer trois appels de 20 minutes par
jour. Toutefois, ils doivent déposer une demande écrite une heure avant de
téléphoner. Si, par exemple, ils appellent leur avocat et qu'on leur dit que
l'avocat(e) ne sera pas de retour avant 10 minutes, il ne peuvent pas
rappeler 10 minutes plus tard. Ils doivent déposer une autre demande,
attendre une heure, et espérer que leur avocat sera là. L'accès restreint au
téléphone limite aussi leur capacité à communiquer avec leur famille.
2. Accès à une cantine ou à une cafétéria. Au centre de détention de Metro
West, les hommes avaient accès à une cantine où ils pouvaient se procurer
des collations. Le gouvernement ne veut pas mettre un tel service en place
sous prétexte de préoccupations quant à qui gérerait l'argent des détenus.
Les trois hommes ont proposé plusieurs solutions tout à fait réalistes, mais
le gouvernement fédéral refuse de céder. Parce que leurs repas quotidiens ne
contiennent pas assez de nourriture, ils ont besoin d'une cantine.
Des représentant(e)s de l'Agence des services frontaliers du Canada, qui
gère Guantanamo Nord, prétendent que la santé des détenus est une priorité
numéro un. De permettre à des êtres humains de rester pendant plus d'un mois
sans nourriture permet de douter fortement de cette affirmation (sans
mentionner le fait de les garder en détention arbitraire et indéfinie tout
en essayant de les déporter vers la torture). Les revendications des trois
hommes sont très simples et peuvent être comblées immédiatement. C'est la
moindre des choses pour rendre un peu plus vivable l'existence de personnes
qui sont détenues sans accusation depuis des années et qui font actuellement
face à la menace d'une expulsion vers la torture.
De plus, le gouvernement fédéral a interdit TOTALEMENT l'accès aux médias
pour les détenus, et ce pour une durée indéfinie.
POUR AGIR
*** Veuillez contacter les journalistes de votre région. Expliquez la
situation par rapport à l'interdiction des médias et demandez-leur de tenter
de réaliser des entrevues avec les détenus, suivant le principe de la
liberté de presse et d'expression. Les journalistes peuvent contacter des
membres de la famille et de la campagne d'appui (à Toronto) au 416 651 5800.
***De façon urgente, des lettres et des téléphones aux personnes suivantes,
si possible le lundi (26 juin) et le mardi (27 juin). Vous pouvez modifier
la lettre-type pour la personnaliser, mais veuillez rester dans le respect
et la politesse.
Écrivez et appelez Stockwell Day, Ministre responsable de l'Agence des
services frontaliers du Canada
Stockwell Day, député
Chambre des communes, Ottawa, Ontario K1A 0A6
Téléphone: (613) 995-1702 ou (613) 991-0657
Fax: (613) 995-1154
Courriel: day.s at parl.gc.ca
communications at psepc.gc.ca
Claudette Deschênes
Vice-Présidente, Exécution de la loi, ASFC
claudette.deschenes at cbsa-asfc.gc.ca
Téléphone: (613) 952-2531
Fax.: (613) 952-2622
Lettre-type
Stockwell Day, député
Ministre responsable de l'Agence des services frontaliers du Canada
Cher M. Day,
J'écris pour vous demander d'intervenir immédiatement afin de répondre
favorablement aux demandes raisonnables exprimées par les détenus des
certificats de sécurité, qui sont en grève de la faim depuis plus d'un mois
au Centre de surveillance de l'immigration de Kingston. Comme vous le savez
sans doute, le gouvernement précédent a forcé deux des détenus, Mohammad
Mahjoub et Hassan Almrei, a faire une grève de la faim pendant des périodes
dangereusement longues (79 et 73 jours respectivement) avant que des mesures
soient mises en place pour répondre aux revendications qui étaient - tout
comme elles le sont maintenant - tout à fait raisonnables. Déjà, les détenus
souffrent et font face à des problèmes de santé.
Les êtres humains ne se passent pas de nourriture à moins d'avoir de bonnes
raisons de le faire. Ces hommes ont de toute évidence des motivations
profondes qui les poussent à aller à ces extrêmes dans le but que vous
négociez de bonne foi avec eux.
De plus, pour ajouter à la chose, ces hommes n'ont pas le droit de contacter
les médias afin qu'ils partagent leurs légitimes doléances.
L'ASFC prétend que ce nouveau centre présentera de meilleures conditions de
détention pour les détenus. Ceci est tout simplement faux. Je vous somme
encore une fois d'intervenir immédiatement et prendre les mesures
nécessaires pour prévenir une détérioration de la santé des détenus et, par
le fait même, des membres de leur famille, pour qui le stress en ces temps
demeure très présent.
Autant les détenus que leur famille ont déjà traversé des années de douleur
et de détresse. La moindre des choses seraient d'accomoder ces demandes
éminemment raisonnables.
J'attends avec impatience votre action immédiate pour mettre fin à cette
crise.
Nom
Adresse
---------------------------------------------------------
À Montréal:
Comité de soutien aux grévistes de la faim
abolissons at gmail.com
tel.: 514 859 9023
À Toronto:
Campagne pour mettre fin aux procès secrets
Tél. 416 651 5800
tasc at web.ca
À Vancouver:
Personne n'est illégal Vancouver
noii-van at resist.ca
à Kingston:
Personne n'est illégal Kingston
tél. 613 888-3945
à Ottawa:
Comité Justice pour Mohamed Harkat
tél. 613 290 9144
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