[Bloquez l'empire!] mise-a-jour Re: dernieres nouvelles: deux membres de Solidarite sans frontieres sontarretes
mfoster at web.ca
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Sat Jan 21 16:23:23 PST 2006
(18h30, samedi le 21 janvier 2006) Les deux membres du réseau Solidarité
sans frontières de Montréal qui étaient arrêtes cet après-midi à Toronto
ont été relaché. Apparament ils ont été accusé d entrer sans permission
(trespass).
Plus dune centaine ont remassé devant le bureau de Joseph Volpe juste
avant les elections fédérale. Ils ont livré le message que DANS LES
BOÎTES DE SCRUTIN, IL N'Y A PAS ASSEZ DE PLACE POUR LA JUSTICE ET LA
DIGNITÉ. (Voir en dessous pour plus des details ...)
Photos d'aujourd'hui : www.solidarityacrossborders.org/fr/node.
***
(14 heures, samedi le 21 janvier 2006) -- Deux membres du réseau
Solidarité sans frontières de Montréal ont été arrêtés suite à leur
participation à un rassemblement populaire devant les bureaux électoraux
du Ministre de l'Immigration Joe Volpe à Toronto.
Le rassemblement a été organisé afin d'attirer l'attention sur le fait que
Joe Volpe n'a jamais répondu aux centaines de personnes sans-statut et
leurs sympathisant(e)s qui ont marché de Montréal à Ottawa en juin 2005,
afin d'exiger la mise en place d'un programme de régularisation compler
pour toute les personnes sans-statut, la fin des détentions et des
déportations et l'abolition des certificats de sécurité (pour plus de
détails, voir c-dessous).
On ne sait toujours pas quelles accusations seront portées pour réduire au
silence ces deux défenseurs de la justice et de la dignité, ni quand ils
seront relâchés. Les deux personnes sont apparamment détenues à la
division 32 de la police de Toronto.
*******
[Le texte ci-dessous provient d'un tract qui a été distribué lors d'un
rassemblement endossé par Solidarité sans frontières de Montréal, à
l'extérieur des bureaux électoraux de Joe Volpe ce samedi le 21 janvier
2006. Plus de 50 membres de Solidarité sans frontières, dont la plupart
ont participé à la marche Personne n'est illégal sur Ottawa (du 18 au 25
juin) feront le voyage de Montréal à Toronto.]
--PARCE QUE DANS LES BOÎTES DE SCRUTIN, IL N'Y A PAS ASSEZ DE PLACE POUR
LA JUSTICE ET LA DIGNITÉ
--POURQUOI NOUS SOMMES ICI
Nous sommes le réseau Solidarité sans frontières, un réseau montréalais
formé de groupes autogérés de réfugié(e)s, d'immigrant(e)s et de leurs
ami(e)s et allié(e)s. Cet été, du 18 au 25 juin 2005, nous avons marché,
pas à pas, les quelque 200 kilomètres qui séparent Montréal d'Ottawa.
Des quartiers immigrants de Montréal jusqu'à la Colline parlementaire à
Ottawa, nous avons marché parce que nous refusons d'êtres invisibles et
nous refusons d'ête réduit(e)s au silence.
Nous avons traversé les terres des peuples Mohawk et Algonquin et avons
publiquement appuyé leurs aspirations de souveraineté et
d'auto-détermination.
Nous avons marché en appui à nos principales revendications, qui sont
les suivantes:
1) la régularisation de toutes les personnes sans statut au Canada;
2) la fin des détentions et des déportations de migrant(e)s; et
3) l'abolition des certificats de sécurité racistes.
Nous avons marché parce que des centaines de milliers de personnes
vivent au Canada sans statut. Ces personnes - ce sont nos ami(e)s, nos
collègues de travail, nos camarades de classe et nos voisin(e)s -
forment le tissus social, économique et culturel des villes comme
Montréal, Ottawa, Toronto et Vancouver. Sans statut, étiquetés comme
étant «illégaux» ou «illégales», des milliers d'(im)migrant(e)s sont
contraints de vivre dans la pauvreté, sans accès suffisant aux soins de
santé ou à l'éducation, dans la crainte perpétuelle de la détention ou
de la déportation, tout cela en vivant l'exploitation la plus sévère sur
le marché du travail.
Nous avons marché à l'occasion du dixième anniversaire de la marche «Du
pain et des roses» contre la pauvreté, organisée par des groupes de
femmes du Québec. Nous avons marché à l'occasion du 70ème anniversaire
du «On-to-Ottawa Trek», organisée par des travailleurs et travailleuses
au chômage, à l'époque de la Grande Dépression. Nous avons suivi dans
les pas de ces efforts courageux du passé pour la justice économique et
sociale.
Nous avons marché parce qu'un être humain «illégal» n'existe pas,
seulement des lois injustes et des gouvernements illégitimes.
Notre Marche est directement inspirée de Shamim Akhtar, une demandeuse
du statut de réfugié d'origine pakistanaise et membre active de
Solidarité sans frontières. Shamim a initialement proposé l'idée d'une
Marche de réfugié(e)s sur Ottawa lors de l'été 2003. Malheureusement,
Shamim et sa famille (y compris ses 4 enfants) ont été déportés à l'été
2004 et n'ont pu participé à la marche.
Presque un an plus tard, nous avons marché en pensant à Shamim ainsi
qu'à tous nos autres ami(e)s et allié(e)s qui ont été déporté(e)s,
détenu(e)s, forcé(e)s à vivre clandestinement ou forcé(e)s à trouver
refuge dans des sanctuaires : Wendy Maxwell, Sergio Loreto, la famille
Cordoza, la famille Daschevi, Zahoor Hussein, Fahim Kayani, Tilo
Johnson, Daniel et Irina Isakov, Mohamed Cherfi, Ahmed Nafaa, Ahmed
Abdel Majeed, Faraz Abu Zimal, la famille Ibad, la famille Butt, la
famille Syed, la famille Arellano-Diaz, Dawood Khan, Eduardo Perez,
Gorka Salazar, Mourad et Nadia, la famille Vega, la famille Borja, la
famille Ayoub, la famille Ayele, Sanya Pecelj, Samsu Mia, Amir Kazemian,
Kobra et Hassan, Adrian Dragan, Mohammad Mahjoub, Mahmoud Jaballah,
Hassan Almrei, Mohamed Harkat, Adil Charkaoui et beaucoup, beaucoup trop
d'autres.
Avant de prendre la décision de marcher jusqu'à Ottawa, nous avons écrit
des centaines de lettres, récolté des milliers de signatures et organisé
plus d'une douzaine de rassemblements et de manifestations. Nous avons
combattu avec succès des déportations et des détentions, mais vons aussi
vu des membres de nos familles et des ami(e)s arrachés de nos vies pour
toujours.
Malgré nos efforts, Joe Volpe, Ministre de l'Immigration, a complétement
ignoré cette marche historique. Par son inaction, Joe Volpe a démontré
tout son mépris à l'égard des droits des immigrant(e)s et des réfugié(e)s.
Aujourd'hui à Toronto, plus de six mois après notre départ du
centre-ville de Montréal pour un voyage collectif chez les décideurs
politiques de la capitale, notre marche continue. Nous nous joignons à
nos alliés de Toronto, des groupes dévoués tels que Personne d'est
illégal, Justicia pour les travailleurs et les travailleuses
immigrant(e)s, la Campagne pour mettre fin aux procès secrets, Toronto
Action for Social Change, SIKLAB, OCAP-Immigration ainsi que plusieurs
autres.
Il y aura sans doute plusieurs autres défis suivant cette élection, peu
importe la personne qui prétendera exercer un pouvoir sur nos vies.
Toutefois, aujourd'hui, deux jours avant les élections, nous tenons Joe
Volpe responsable de son ignorance de la réalité des personnes
sans-statut au Canada. Nos actions ne sont jamais accomplies en vain:
elles sont le résultat de notre réalité vécue en tant qu'immigrant(e)s
et réfugié(e) et on doit faire en sorte que Joe Volpe le comprenne.
Pour toutes les détentions arbitraires, pour toutes les déportations
sommaires, pour chaque minute passée en prison sans accusation et sans
procès, pour chaque journée angoissante et déshumanisante passée à
attendre le statut - pour tous les jours, tous les mois toutes les
années que le gouvernement nous a volés - nous continuerons à marcher et
à lutter pour la dignité et la justice. Ensemble, nous reprendrons le
temps qui nous a été volé.
-- SOLIDARITÉ SANS FRONTIÈRES MONTRÉAL --
514-859-9023 -- sansfrontieres at resist.ca
www.solidaritesansfrontieres.org
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