[Bloquez l'empire!] Guantanamo Nord/North :: Hunger strike by security certificate detainees :: Greve de la faim par les detenus des proces secrets
sans frontieres!
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Tue Dec 19 20:36:49 PST 2006
[Engilsh below ...]
APPEL DE LA CAMPAGNE POUR LA FIN DES PROCÈS SECRETS AU CANADA et de la
COALITION JUSTICE POUR ADIL CHARKAOUI
18 decembre 2006
Les détenus des procès secrets en grève de la faim à Guantanamo Nord
(Kingston, Ontario) : L'accès à un traitement médical et la sécurité
personnelle en jeu.
Pour la deuxième fois cette année, trois hommes détenus au Centre de
surveillance de l'immigration de Kingston (CSIK) - une installation de 3,2
millions de dollars à l'intérieur du pénitencier de Millhaven construite
spécialement pour les détenus des certificats de sécurité - font une grève
de la faim afin de protester contre leurs conditions de détention. Au moment
d'écrire ces lignes, Mohammad Mahjoub en est à 23 jours sans nourriture
alors que Hassam Almrei et Mahmoud Jaballah en sont à 12 jours.
La plus urgente des demandes est que M. Mahjoub puisse immédiatement
recevoir un traitement médical pour soigner son hépatite C et sa haute
pression, ce qui lui est refusé depuis septembre. Les hommes demandent
également qu'un superviseur (pas un gardien) les escorte entre «l'unité de
séjour» et l'immeuble administratif (où ils reçoivent leurs visiteurs et
font leur l'exercice). Ils sont préoccupés par le potentiel de mauvais
traitement entre les mains de certains (pas tous) gardiens, ainsi que par le
fait que de fausses allégations ont été faites contre eux par certains (mais
pas tous) gardiens. La présence d'un superviseur est la seule façon de
garantir leur sécurité et il n'y a aucune raison pour qu'il n'y en ait pas
de disponible pendant le jour (la prison, dans laquelle sont détenus trois
hommes, possède largement le personnel nécessaire : 2 directeurs, 2
secrétaires, 7 superviseurs et 12 gardiens).
Les détenus ont aussi le sentiment que le remplacement des gardiens du
Service correctionnel du Canada par des employés de l'Agence des services
frontaliers pourrait aider à mettre fin à la façon négative dont ils sont
souvent traités.
AUTRES DEMANDES
1.Que les hommes aient accès aux médias, comme c'était le cas lorsqu'ils
étaient détenus à Toronto. Actuellement, tous les médias doivent avoir une
approbation et les entrevues ne peuvent pas être faites en privée. Ils
demandent aussi à ce que plus de temps soit alloué aux entrevues avec les
médias. Actuellement, des blocs d'une heure sont alloués, mais les délais
pour passer la sécurité et pour installer les caméras font qu'au bout du
compte, il ne reste que très peu de temps.
2.Qu'une instance indépendante ou un médiateur neutre soit nommé pour
s'occuper des problèmes qui ont cours au CSIK. Un traducteur devrait aussi
être présent à chaque rencontre où les plaintes sont discutées et pour aider
à remplir la documentation écrite concernant les plaintes.
3.Que les comptages (head counts) quotidiens soient éliminés. Comme il y a
seulement trois hommes dans cette petite unité et qu'ils sont constamment
surveillés, ceux-ci considèrent que cette procédure est humiliante et
inutile.
4.Que les hommes puissent utiliser des cartes d'appel pour appeler leur
famille à l'étranger. Actuellement, les hommes doivent se servir des
services d'appels les plus dispendieux pour appeler leur famille canadienne
(qui sont toutes sur l'aide sociale).
5.Que les hommes puissent bénéficier des mêmes droits que les autres détenus
fédéraux : accès à une bibliothèque, à des programmes d'éducation et à des
visites en roulottes avec leur famille où ils peuvent rester ensemble trois
jours par mois.
6.Que les hommes puissent quitter leur cellule avant l'aube pour se laver et
prier comme l'exige leur pratique religieuse.
7.Les hommes n'ont pas le droit de choisir ce qui est offert dans leur
cantine et les prix sont le triple de ce qu'ils sont à l'extérieur de la
prison. Dans la prison fédérale à côté du CSIK, les détenus peuvent choisir
ce qui est offert à leur cantine et les prix sont plus bas.
VOTRE APPUI
1. Veuillez envoyer des lettres pressant l'Agence des services frontaliers
du Canada d'entamer de bonne foi des négociations sérieuses, en présence
d'un traducteur d'une d'une tierce partie indépendante, afin de satisfaire
ces demandes (voir l'exemple de lettre plus bas).
Stockwell Day, Ministre de la Securité publique*
Chambre des Communes
Ottawa, Ontario, K1A 0A6
Tél.: (613) 995-1702
Fax : (613) 995-1154
*Day est ministre responsable de l'Agence des services frontaliers du Canada
(qui dirige le CSIK).
Claudette Deschênes
Vice-présidente, exécution de la loi, ASFC
claudette.deschenes at cbsa-asfc.gc.ca
Tél.: (613) 952-2531
Fax : (613) 952-2622
2.Envoyez une carte d'appui aux détenus (si vous en envoyez une, faites-nous
le savoir à tasc at web.ca pour que nous puissions vérifier que le courrier se
rend bien) : Mohammad Mahjoub, Mahmoud Jaballah et Hassan Almrei :
Centre de surveillance de l'immigration de Kingston
a/s CSC RHQ Ontario Region
440 King Street West
PO Box 1174
Kingston, Ontario, K7L 4Y8
EXEMPLES DE LETTRES AUX SERVICES FRONTALIERS
Stockwell Day
Cher M. Day,
Je vous écrit afin de vous demander d'intervenir immédiatement afin de
satisfaire les demandes raisonnables des détenus des certificats de sécurité
qui sont une fois de plus en grève de la faim au Centre de surveillance de
l'immigration de Kingston. Comme vous vous en souvenez peut-être, le
précédent gouvernement avait forcé deux des détenus, Mohammad Mahjoub et
Hassan Almrei, à faire une grève de la faim dangereusement longue en 2005
(respectivement 79 et 73 jours) avant qu'une quelconque mesure soit prise
afin de satisfaire ce qui étaient, et qui le sont aujourd'hui, des demandes
raisonnables. L'été dernier, d'autres grèves de la faim ont eu lieu, signe
que les conditions continuent de se détériorer.
Les gens ne se privent pas de nourriture sans qu'il y ait de bonnes raisons.
Il est évident que ces hommes n'ont d'autres choix que d'utiliser ce moyen
extrême pour arriver à vous convaincre de négocier avec eux en toute bonne
foi. Nier à M. Mahoub l'accès à un traitement médical est scandaleux. Il a
besoin de recevoir immédiatement sa médication pour traiter l'hépatite C et
la haute pression, que ce soit à l'intérieur de l'unité de séjour ou, s'il
doit se rendre dans un autre édifice, qu'il soit accompagné d'un
superviseur. Avec 23 employés pour les trois détenus, il n'y a aucune raison
que cela ne puisse être possible.
L'agence dont vous êtes responsable prétendait que dans ses nouvelles
installations, les hommes bénéficieraient de meilleures conditions, ce qui
n'est tout simplement pas le cas. Je vous réitère donc ma demande
d'intervenir immédiatement et de prendre les mesures nécessaires afin
d'empêcher que la santé des détenus ne se détériore davantage.
Il est clair également qu'une tierce partie indépendante doit être nommée
afin de s'occuper des problèmes quotidiens qui ont court au CSIK. De plus,
un traducteur doit être présent lors des rencontres avec les employés du
CSIK et les détenus.
Dans l'attente d'une intervention immédiate de votre part afin de résoudre
cette crise.
Nom, adresse
****************
Claudette Deschênes
Vice-présidente, exécution de la loi
Agence des services frontaliers du Canada
Chère Mme Deschênes,
Je vous écris afin de vous faire part de mon appui aux demandes des détenus
présentement en grève de la faim au Centre de surveillance de l'immigration
de Kingston. Comme vous devez le savoir, les hommes ont reçu la promesse que
leurs conditions seraient meilleures que celles qu'ils avaient au Centre de
détention Metro West, mais ces promesses ne se sont pas concrétisées.
Comme vous vous en souvenez peut-être, le précédent gouvernement avait forcé
deux des détenus, Mohammad Mahjoub et Hassan Almrei, à faire une grève de la
faim dangereusement longue en 2005 (respectivement 79 et 73 jours) avant
qu'une quelconque mesure soit prise afin de satisfaire ce qui étaient, et
qui le sont aujourd'hui, des demandes raisonnables. L'été dernier, d'autres
grèves de la faim ont eu lieu, signe que les conditions continuent de se
détériorer.
Je vous demande de prendre les mesures nécessaires afin de satisfaire les
demandes très raisonnables de ces hommes de façon mettre un terme à la grève
de la faim qu'ils ont entreprise, menaçante pour leur santé.
Les demandes de MM. Jaballah, Mahjoub et Almrei sont des plus raisonnables.
Le refus d'offrir un traitement médical est illégal et immoral, et ce peut
importe les raisons. L'accès à des soins médicaux ne peut être réduit à une
question de conformité aux règlements insignifiants de la prison. M. Mahjoub
a besoin de recevoir immédiatement sa médication pour traiter l'hépatite C
et la haute pression qui l'affligent, que ce soit à l'intérieur de l'unité
de séjour ou, s'il doit se rendre dans un autre édifice, qu'il soit
accompagné d'un superviseur. Avec 23 employés pour les trois détenus, il n'y
a aucune raison que cela ne puisse être possible.
Il est clair également qu'une tierce partie indépendante doit être nommée
afin de s'occuper des problèmes quotidiens qui ont cours au CSIK. De plus,
un traducteur doit être présent lors des rencontres avec les employés du
CSIK et les détenus.
Dans l'attente d'une résolution immédiate de ce problème.
Nom, adresse
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APPEAL FROM CAMPAIGN TO STOP SECRET TRIALS IN CANADA and JUSTICE FOR ADIL
15 December 2006
Canada's Secret Trial Detainees on HUNGER STRIKE at Guantanamo Bay North,
Kingston, Ontario: Denial of Medical Treatment, Lack of Personal Safety
Among Key Issues
For the second time this year, three men held
at the Kingston Immigration Holding Centre (KIHC) -- a $3.2 million
facility within Millhaven Penitentiary for security certificate detainees
-- have gone on hunger strike to protest their conditions of detention. As
of today, December 15, Mohammad Mahjoub has been without food for 20 days,
and Hassan Almrei and Mahmoud Jaballah for nine days.
Most pressing among many demands is immediate medical treatment for Mr.
Mahjoub, who has been denied access to medical care for hepatitis C and
high blood pressure since September. The men are also demanding that a
supervisor (not a guard) escort them between the "living unit" and the
administration building (where they receive visitors and exercise). The men
are concerned about the potential for mistreatment at the hands of some
(not all) guards at the facility, as well as about the fact that false
allegations have been made against the men by some (but not all) guards at
the facility. The presence of a supervisor is the only way they have to
guarantee their safety, and there is no reason why one cannot be available
during daylight hours (the facility, which imprisons three men, is
top-heavy with staff: two directors, two secretaries, seven supervisors, 12
guards).
The detainees also feel that one way of ending the negative way in which
they are often treated is to replace Corrections Service Canada guards with
individuals from the Canadian Border Services Agency.
KIHC officials claim Mr. Mahjoub can get his medication if he goes to the
administration building, but he refuses to go without a supervisory escort.
Medical personnel often come to the "living unit," but they are not
bringing his medication there. Because Mr. Mahjoub fears for his safety and
refuses to go to the administration building without an escort, he is being
punished, and his health is subsequently impaired. Such bureaucratic
pettiness at KIHC is something out of a Soviet Gulag, not a 21st century
democracy.
OTHER DEMANDS
1. That the men have access to media, as they did when detained in Toronto.
Currently, all media need to have prior approval, and interviews cannot be
conducted in private. The men are justifiably uncomfortable having guards
sit-in on interviews. They are also demanding that more time be granted to
media interviews. Currently, one-hour blocs are available, but by the time
media go through security and set up cameras, there is very little time to
conduct proper interviews.
2. That an independent body or neutral mediator be appointed to deal with
the many problems that continue to plague the KIHC. A translator must also
be provided for any meeting where complaints are discussed and to assist
with the documentation of written complaints. Currently, the men must
submit lengthy written complaints (and all have limited written and spoken
English) that are almost always dismissed by staff at KIHC, with no route
of appeal. The men currently have no one to appeal to who would play the
role of independent ombudsperson.
3. Eliminate daily head counts. Given that there are only three men in the
tiny unit, and they are constantly monitored, the men find that being told
to stop throughout the day to stand and be counted is humiliating and
unnecessary.
4. That the men be allowed to use phone cards to call family overseas. The
KIHC is proposing that the men call through the most expensive plan
available, which would be billed to their Canadian family (all of whom are
on social assistance). Since calls are monitored, it makes no sense why a
far less expensive calling card cannot be used.
5. That the men be granted the same rights as other federal inmates: access
to a library, educational programs, and trailer visits with loved ones
where they can stay together for three days every month.
6. That the men be permitted to leave their cells before dawn to bathe and
pray, as required by their faith.
7. The men are not given a choice about what to have in their canteen, and
the prices are triple what they are outside the facility. In the federal
jail next door to KIHC, inmates choose what is in their canteen, and prices
are lower.
ACTIONS TO TAKE
1. Please send letters urging that Canadian Border Services Agency (CBSA)
officials enter into serious, good faith negotiations, with a translator
and neutral third party present, to meet these demands (sample letters
below).
Stockwell Day, Minister of Public Safety*
House of Commons, Ottawa, ON K1A 0A6
Phone: (613) 995-1702
Fax: (613) 995.1154
Email: day.s at parl.gc.ca
communications at psepc.gc.ca
*Day is responsible for CBSA, which manages the Kingston Immigration Holding
Centre.
Claudette Deschenes
VP, Enforcement, CBSA
claudette.deschenes at cbsa-asfc.gc.ca
Phone (613) 952-2531
Fax (613) 952-2622
2. Write a support card to the detainees (let us know at tasc at web.ca if you
have so we can monitor if mail is getting through): Mohammad Mahjoub,
Mahmoud Jaballah, and Hassan Almrei can be reached:
Kingston Immigration Holding Centre
c/o CSC RHQ Ontario Region
440 King Street West
PO Box 1174
Kingston, Ontario K7L 4Y8
SAMPLE LETTERS TO CBSA
Stockwell Day
Ministre de la securité publique
Dear Mr. Day,
I am writing to demand that you intervene immediately to meet the
reasonable demands of Canada's secret trial detainees who are once again on
hunger strike at the Kingston Immigration Holding Centre. As you may
recall, the previous government forced two of the detainees, Mohammad
Mahjoub and Hassan Almrei, to hunger strike dangerously long periods in
2005 (79 and 73 days, respectively) before any action was taken to meet
what were, then as now, reasonable requests. This past summer, a number of
hunger strikes occurred as well, a sign that conditions continue to
deteriorate.
People do not forgo food unless there are good reasons to do so, and these
men obviously have cause to go to these extreme lengths to get you to
negotiate with them in good faith. The denial of medical treatment to Mr.
Mahjoub is outrageous; he needs immediate access to his Hepatitis C and
blood pressure medication either in the living unit or, if he is forced to
go to another building to receive it, with the accompaniment of a
supervisor. With 23 staff for the three detainees, there is no reason why
this cannot occur.
Your agency has claimed the new facility will present better conditions for
the detainees, yet this is simply not the case. I again urge you to
intervene immediately and take steps necessary to prevent a further
deterioration in the health of the detainees and, by extension, that of
their loved ones, whose stress during this time remains extremely high.
It is clear as well that an independent third party needs to be appointed
to deal with the daily problems that arise at the KIHC. In addition, a
translator needs to be present during meetings between KIHC staff and the
detainees.
I look forward to your immediate action to resolve this crisis.
Name, address
***********
Claudette Deschenes
VP, Enforcement,
Canadian Border Services Agency
Dear Ms. Deschenes,
I am writing to support the demands of the detainees currently on hunger
strike at the Kingston Immigration Holding Centre . As you must know, the
men were promised superior conditions to those they faced at the Metro West
Detention Centre, but those promises have yet to become a reality.
As you may recall, the previous government forced two of the detainees,
Mohammad Mahjoub and Hassan Almrei, to hunger strike dangerously long
periods in 2005 (79 and 73 days, respectively) before any action was taken
to meet what were, then as now, reasonable requests. This past summer, a
number of hunger strikes occurred as well, a sign that conditions continue
to deteriorate.
I'm asking that you take the steps necessary to meet the very reasonable
demands of these gentlemen so that the health-threatening hunger strike
which they have undertaken may be brought to an end.
The requests of Mssrs. Jaballah, Mahjoub, and Almrei are eminently
reasonable. Denial of medical treatment for whatever reason is illegal and
immoral. To reduce access to medical care to an issue of compliance with
petty prison rules is a scary reminder of the Soviet-era gulag. Mr. Mahjoub
needs immediate access to his Hepatitis C and blood pressure medication
either in the living unit or, if he is forced to go to another building to
receive it, with the accompaniment of a supervisor. With 23 staff for the
three detainees, there is no reason why this cannot occur.
It is clear as well that an independent third party needs to be appointed
to deal with the daily problems that arise at the KIHC. In addition, a
translator needs to be present during meetings between KIHC staff and the
detainees.
I look forward to the immediate resolution of this problem.
Name, address
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