[Bloquez l'empire!] Mohammad Mahjoub suspend sa greve de la faim

Hunger strikers support Montreal mfoster at web.ca
Sun Sep 25 05:51:13 PDT 2005


Mohammad Mahjoub suspend sa grève de la faim, gagne l'accès
à des soins médicaux

24 septembre 2005, Toronto - Le réfugié Mohammad Mahjoub, détenu en vertu
d'un certificat de sécurité, a accepté de suspendre
sa grève de la faim de 79 jours après que le Gouvernement de l'Ontario ait
signé une entente s'engageant à lui donner
accès à des soins médicaux qu'il réclame depuis des mois.

C'est à partir de son lit à l'infirmerie du Toronto West Detention Centre
que Mahjoub, épuisé et affaibli, a donné son accord à l'entente hier soir
par téléphone à son avocate Barbara
Jackman, et son épouse Mona Elfouli. M. Mahjoub, un réfugié égyptien détenu
depuis juin 2000 sans accusation et sur
la foi de preuves secrètes, a fait cette très longue grève de la faim pour
revendiquer de meilleures conditions de
détention.

Citant l'apppui extraordinaire qu'il a reçu de partout au
Canada et même sur le plan international au cours des
dernières semaines, M. Mahjoub a dit « Je remercie tous les
individus qui m'ont appuyé, en commençant par Mona, mes
enfants, mes avocats, mon comité d'appui à Toronto, et tous
les autres individus pour leur appui et leur sympathie. Je
demande à Allah de les récompenser et de les rendre doux
dans leurs cours les uns envers les autres. »

Dans une lettre reçue par Jackman hier après-midi, le
gouvernement ontarien a promis de permettre à des
spécialistes médicaux d'entrer au centre de détention afin
d'évaluer l'état de santé de M. Mahjoub, notamment en
rapport avec son hépatite C et sa blessure au genou. Les
autorités gouvernementales ont également pris l'engagement
de donner suite aux recommendations des spécialistes,
incluant l'hospitalisation s'il y a lieu.

M. Mahjoub demeure dans un état critique et risque de subir
des séquelles permanentes résultant de sa grève de la faim
de 79 jours menée, comme le rappelle le Centre for
Constitutional Rights (Centre pour les droits
constitutionnels) de New York, pour obtenir des «
conditions de détention minimalement décentes ». Plus tôt
cette semaine, Mahjoub avait enfin reçu une paire de
lunettes qu'il demande depuis huit mois. Mahjoub a aussi
reçu des assurances écrites de la part des autorités
carcérales qu'elles cesseront d'entraver arbitraitement
les visites familiales comme elles le font depuis cinq ans,
au point où ce droit a été souvent bafoué. Cependant, les
autorités refusent toujours d'autoriser des visites
contacts mensuels avec les enfants de Mahjoub, âgés de 6 et
8 ans. Vu le refus absolu du gouvernement de négocier sur
ce point, M. Mahjoub prévoit s'adresser aux tribunaux pour
faire reconnaître ce droit.  De nombreuse organisations
canadiennes et internationales, dont le Centre pour les
droits constitutionnels, ont « condamné les conditions
inhumaines auxquelles Mohammad Mahjoub est soumis ».

« Nous devons maintenant mettre autant d'énergie dans la
bataille pour mettre fin aux détentions en vertu de preuves
secrètes, afin que mon mari et les autres hommes détenus
puisse revenir à leurs familles » a dit Mona Elfouli hier
soir d'une voix remplie d'émotion. Matthew Behrens du comité d'appui, a
ajouté « Nous nous
réjouissons de cette entente, mais nous trouvons cela
honteux qu'un homme soit obligé de mettre sa vie et sa
santé en péril pour obtenir des soins de
santé auxquels il a droit, d'abord à titre simplement
humanitaire, et aussi en vertu des normes internationales. »

Mahjoub est un des cinq
hommes musulmans menacés de déportation vers la torture en
vertu d'un certificat de sécurité. Quatre sont encore
détenus, dont le réfugié syrien Hassan Almrei qui a mis un
terme à sa grève de la faim de 73 jours au début du mois.
Tout comme Mahjoub, Hassan Almrei, en détention solitaire
depuis quatre ans, revendiquait de meilleures conditions de
détention, notamment le droit à une heure par jour en
dehors de sa cellule. Le cinquième, Adil Charkaoui, a été
libéré mais sujet à des conditions extrêmement
restrictives.

Des manifestations contre les certificats de sécurité ont
eu lieu partout au Canada cette semaine, se terminant par
une vigile de 24 heures à Vancouver pour appuyer Mahjoub.
Mercredi, l'ancien Solliciteur Général Warren Allmand, le
Comité pour la Justice pour Mohamed Harkat, la Campagne
pour Arrêter les Procès Secrets au Canada, Amnistie
Internationale et le Conseil Canadien des Réfugiés,
comparaissaient devant le sous-comité parlementaire chargé
de révisé les lois fédérales en matières de sécurité, ont
unanimement revendiqué l'abolition des certificats de
sécurité.

Campaign to Stop Secret Trials in Canada - (416) 651-5800,
tasc at web.ca, www.homesnotbombs.ca





More information about the Blem-nouvelles mailing list